Les plantes médicinales par la forme et la couleur

IMPRESSION SUR SURFACE LISSE

PROJET

Explorer la médecine traditionnelle innue et réaliser trois monotypes sur le thème des plantes.

ATIKUMINANAKASHI (Comandre du nord). Impression sur verre synthétique, médium mixte, 14 x 11 pouces

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MATÉRIEL

1. Surface lisse (plexisglas), 4 x 6 po (2 par élève) et 8,5 x 11 pouces (1 par élève)

2. Acétate ou film transparent, format environ 12 x 15 pouces (1 par élève)

3. Carton noir (fond noir), 11 x 14 pouces et 4 x 6 pouces (1 par élève)

4. Gouache : jaune, bleu (cyan), rouge (magenta), noir, blanc et dorée ; petite assiette (1 par élève) ; grande assiette (1 par équipe de 4 ou 5 élèves)

5. Pinceaux (un petit et un moyen par élève) et contenant pour l’eau (1 par élève)

6. Petit couteau de plastique ou de bois (1 par élève)

À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours. Le format suggéré du cahier de traces est 9 x 12 pouces.

Les photographies prises pendant les cours ont permis de consigner les étapes de réalisation en images.

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VOCABULAIRE

Gestes : appliquer un pigment coloré (en aplat, à la tache, au trait), assembler, peindre, photographier

Matériaux : gouache

Outils : pinceau

Techniques : assemblage, cadrage, impression, photographie

Langage plastique (éléments)

–  Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, cyan, magenta), couleurs secondaires (orangé, vert et violet),  couleurs claires, couleurs foncées

– Forme : figurative  

– Ligne : peinte

– Texture : textures représentées

– Valeur : dans les tons, dans les couleurs, dans les teintes

– Volume : volume suggéré

Langage multimédia : cadrage 

Organisation de l’espace : énumération, juxtaposition, superposition

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ÉTAPES DU COURS

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1. Présentation du projet. Qu’est-ce qu’une impression ? C’est un procédé de reproduction par pression d’une surface sur une autre qui en garde l’empreinte. Qu’est-ce qu’une estampe ? C’est une pièce servant à produire une empreinte.

2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam

Santé – Des pistes pour faciliter les soins auprès de la clientèle innue – Durée : 18 min 35 s.

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3. Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne — 
Consulter le document sur les plantes médicinales et la Côte-Nord. Ouvrir une discussion sur les plantes médicinales utilisées par les Innus. Informer l’élève sur l’utilisation des différentes plantes en usage chez les Anciens — Comment guérit-on une plaie infectée ? Après avoir vidé la plaie, sans recoudre, on applique des cataplasmes de gomme  de sapin. On place ensuite une peau de rat musqué sur la plaie, elle aspire le mauvais. Comment protège t-on la plaie ? D’une peau de lièvre.

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4. Apprécier des images Repérer des éléments expressifs et symboliques et établir un rapport avec leur impact sur la production de sens ; mettre en relation les éléments retenus en les comparant avec d’autres réalisations ou d’autres contextes de production.

Impression sur écran de soie Bear de Josh Kakegamic.


Josh Kakegamic (1952–1993), né dans la réserve de Sandy Lake, dans le nord de l’Ontario, au Canada, était un artiste talentueux profondément lié à l’art et à la culture autochtones. Fortement influencé par son beau-frère, Norval Morrisseau, et par l’artiste cri Carl Ray, il développa très tôt sa passion pour l’art. Dans sa jeunesse, il accompagna ses mentors lors d’ateliers scolaires dans la province, expériences qui façonnèrent sa vision artistique. En 1969, il participa à sa première exposition collective à North Bay, marquant le début de sa carrière publique dans le nord-ouest de l’Ontario.

Sa carrière prit un tournant lorsqu’il suivit un atelier de sérigraphie au Fanshawe College à London, en Ontario, puis perfectionna ses compétences à Open Studio, à Toronto. En 1973, avec ses frères Goyce et Henry et leur père David, il cofonda la Triple K Cooperative à Red Lake, une initiative pionnière dans l’art autochtone inspirée par Indian Prints of Canada Ltd., reproduisant notamment des œuvres de Norval Morrisseau. Tout au long des années 1970 et 1980, Josh exposa à travers le Canada et à l’international, notamment à Londres et à Lahr, en Allemagne. Tragiquement, sa vie s’acheva alors qu’il tentait de sauver une personne de la noyade. Son héritage artistique et son engagement envers la promotion des voix autochtones continuent d’être célébrés dans la communauté artistique.

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 TECHNIQUE DE L’IMPRESSION SUR SOIE

Avant d’imprimer les couleurs sur la soie, plusieurs opérations préliminaires conditionnent une impression de qualité :

La disposition, c’est-à-dire la mise en formule chimique des couleurs qui vont être utilisées et qui ne doivent pas trahir l’esquisse originale.

La fabrication des couleurs, de natures différentes selon la fibre utilisée, est une opération critique qui se déroule dans une partie dédiée de l’atelier, la cuisine des couleurs.

La mise en place du tissu sur la longue table d’impression demande le plus grand soin. On règle ici le rapport du dessin, c’est-à-dire la répétition du motif, pour régler avec exactitude l’enchaînement des motifs et la superposition des couleurs.

L’impression de la soie peut alors commencer avec tout d’abord le serti du dessin puis les couleurs successives et enfin le fond. L’artisan utilise une racle avec laquelle il tire la couleur accumulée d’un bord à l’autre du cadre. Celle-ci traverse les mailles de gaze non protégées par un vernis spécial pour venir teinter la soie.
On laisse alors sécher le tissu au-dessus de la table d’impression, c’est la mise en l’air ou levage de la pièce. Une fois sec, le tissu est vaporisé c’est-à-dire soumis à l’action d’une vapeur plus ou moins sèche qui fixe les colorants sur la fibre.

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PRÉPARATION

Imprimer et couper le tableau des plantes médicinales innues, format env. 5 x 4 pouces (1 par élève)

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Imprimer les fiches descriptives des plantes (1 par élève)

5. Coller le tableau des plantes dans son cahier de traces et écrire Les plantes médicinales innues en haut du tableau.

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6. À tour de rôle piger une fiche descriptive d’une plante. Écrire le nom de sa plante en innu-aimun dans son cahier de traces. Découper l’image couleur et coller sous le nom de sa plante. Insérer la fiche dans son cahier de traces.

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7. Cueillir des végétaux dans la nature (p. ex. : des feuilles, des fleurs, des tiges, des brindilles, des épines, etc.). Choisir toutes sortes de formes ainsi que des éléments de formes semblables à la plante apparaissant sur sa fiche descriptive. Faire sécher entre deux cartons rigides. Placer dans son cahier de traces.

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EXERCICES DE BASE

PRÉPARATION

Couper du film transparent, format env. 4 x 5,5 po (1 par élève)

– du carton noir (fond noir), format env. 4 x 6 po (1 par élève)

– 2 surfaces lisses (p. ex. : du plexiglas), format 4 x 6 po (1 par élève) 

Déposer les éléments suivants sur une grande table : les trois couleurs primaires, le noir, le blanc et le doré ; bien agiter les contenants avant d’ouvrir ; verser une petite quantité de chaque couleur dans une assiette (1 par équipe de 4 ou 5 élèves), laisser autant d’espace que possible entre les couleurs.

Distribuer à chaque élève :

– un film transparent

– un carton noir

– deux surfaces lisses

– deux pinceaux (un gros et un petit)

– un morceau de papier brun

– une grande assiette contenant les trois couleurs primaires, du blanc, du noir et doré (1 par équipe)

– une petite assiette

– un contenant (eau)

– un couteau de plastique (ou de bois).

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8. Démonstration — Choisir des végétaux séchés parmi ceux récoltés et composer un motif sur fond blanc : placer, déplacer et superposer les éléments pour obtenir un motif floral satisfaisant. À noter : les couleurs des éléments choisis n’ont aucune importance. Photographier la composition.

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9. Placer un film transparent sur le carton noir (fond noir), et y superposer une surface lisse.

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10. Qu’est-ce qu’un pigment ? C’est une substance colorante insoluble qui ne pénètre pas dans les matières sur lesquelles on l’applique (au contraire des teintures). Choisir une couleur primaire. ATTENTION : le bleu a une forte concentration en pigment foncé, sur fond noir la lumière sera moins prononcée. À noter : on obtient la couleur dorée par un mélange de jaune, de rouge et de blanc pour simuler le reflet métallique. Mélanger le doré et la couleur choisie pour obtenir un reflet métallique.

11. Démonstration — Décomposer et recomposer l’assemblage un élément à la fois : appliquer la couleur à l’endos d’un élément (p. ex. : une brindille) et déposer sur la surface lisse. Laisser sécher tous les éléments quelques secondes et retirer à l’aide d’un petit couteau. Si le résultat est insatisfaisant, passer la surface sous l’eau tiède, frotter pour enlever tout résidu, laisser sécher et recommencer.

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12. Lorsque la gouache est sèche, appliquer du noir à l’aide d’un gros pinceau de façon à recouvrir toute la surface imprimée. Laisser sécher. Replacer à l’endroit et photographier la réalisation. À noter : l’image initiale est inversée.

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13. Réaliser un deuxième essai, mais cette fois-ci, choisir d’autres éléments et utiliser une autre couleur primaire. Photographier la réalisation. Insérer le carton noir dans son cahier de traces.

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RÉALISATION

PRÉPARATION

Couper du carton noir (fond noir), format env. 11 x 14 pouces (1 par élève)

Déposer les éléments suivants sur une grande table : les trois couleurs primaires, le blanc, le noir et le doré ; bien agiter les contenants avant d’ouvrir ; verser une petite quantité des trois couleurs primaires et le blanc dans une assiette (1 par équipe de 4 ou 5 élèves), laisser autant d’espace que possible entre les couleurs. Ajouter deux assiettes pour y verser le noir dans la première et le doré dans l’autre (1 de chaque par équipe de 4 ou 5 élèves).

À noter : on ajoute toujours une petite assiette par élève pour qu’il puisse gérer ses propres couleurs.

Distribuer à chaque élève :

– un film transparent (exercice de base)

– un carton noir

– une surface lisse, format 11 x 14 pouces

– une grande assiette contenant les trois couleurs primaires et du blanc (1 par équipe)

– deux assiettes contenant le noir et le doré (1 de chaque par équipe)

– une petite assiette

– un contenant pour de l’eau

– un couteau de plastique (ou de bois)

– un crayon-feutre noir.

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14. Qu’est-ce qu’une valeur en arts visuels ? La valeur d’un ton est sa luminosité ou clarté, c’est-à-dire sa position dans l’échelle entre les tons sombres, ou ombres, et les tons clairs, ou lumières. Utiliser du blanc pour obtenir une couleur claire ou du noir pour obtenir une couleur foncée.

15. Démonstration — À l’aide de l’image de sa plante, choisir les éléments séchés ayant les mêmes formes et les placer de façon à recomposer l’image : placer et déplacer les éléments autant de fois que nécessaire. Rappel : les couleurs des éléments choisis n’ont aucune importance. Photographier son assemblage.

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16. Placer un film transparent sur le carton noir (fond noir), et y superposer une surface lisse. Voir les étapes 10 et 11. Se référer au cercle chromatique pour mélanger les pigments afin d’obtenir les tons désirés pour chaque élément. Ajouter du doré à chaque couleur de façon à obtenir de la luminosité dans sa réalisation.

LE CERCLE CHROMATIQUE

Le cercle chromatique est généralement structuré avec 12 couleurs, mais peut en comprendre plus dans certaines variations plus détaillées. Ces 12 couleurs sont généralement divisées en trois catégories :

Les couleurs primaires sont au nombre de trois : le rouge, le bleu et le jaune. Ce sont des couleurs qui ne peuvent pas être créées en mélangeant d’autres couleurs. Elles sont disposées de manière équidistante sur le cercle chromatique.

Les couleurs secondaires sont créées en mélangeant deux couleurs primaires. Par exemple, le mélange du rouge et du jaune donne du orange ; le jaune et le bleu donnent du vert ; le bleu et le rouge donnent du violet. Les couleurs secondaires sont disposées entre les couleurs primaires.

Les couleurs tertiaires sont créées en mélangeant une couleur primaire et une couleur secondaire. Par exemple, le rouge-orange est un mélange de rouge (couleur primaire) et d’orange (couleur secondaire). Les couleurs tertiaires sont disposées entre les couleurs primaires et secondaires.

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17. Appliquer les couleurs choisies à l’endos d’un élément séché, un à la fois, et imprimer sur une surface lisse. ATTENTION : appliquer la couleur après avoir fait un essai sur un papier. Garder les éléments à proximité pour pouvoir les réutiliser : si le résultat est insatisfaisant, réimprimer en ajoutant plus de pigments. Laisser sécher quelques minutes avant de retirer les éléments à l’aide d’un petit couteau.

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18. Lorsque la couleur est sèche, appliquer de la gouache noire sur la surface imprimée à l’aide d’un gros pinceau. Laisser sécher. Replacer la composition à l’endroit. Insérer le carton noir dans son cahier de traces.

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19. Signer sa réalisation : écrire son prénom sur un papier et retracer au crayon-feutre noir de façon à ce que les lettres soient bien visibles à l’endos du papier. Écrire son nom à l’envers plusieurs fois pour maîtriser la signature.

20. À l’aide du petit couteau, gratter la surface peinte de façon à former chaque lettre de son nom en bas de l’image à l’envers, à gauche (lorsque la réalisation sera à l’endroit, la signature sera à droite). Photographier sa réalisation.

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21. Imprimer les photographies, soit : les deux exercices de base, l’assemblage de la réalisation finale et sa réalisation finale. Coller dans son cahier de traces.

CONCLUSION   

Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour entretenir un rapport dynamique avec son milieu, tout en gardant une distance critique à l’égard de la consommation et de l’exploitation de l’environnement.

22. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…

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23. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

24. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e, le groupe et l’année de réalisation sur une carte, fixer en haut ; encadrer la réalisation finale (format 11 x 14 pouces) et fixer au mur. Écrire une étiquette d’identification et fixer sous sa réalisation. Coller la fiche descriptive sur un carton noir, couper le surplus et fixer sous l’étiquette. À noter : la description d’une œuvre s’écrit comme suit : le nom de l’artiste, le titre (en italique), l’année de réalisation, la technique, le support, le médium et la dimension en centimètre (sans point final).

Encadrer les deux exercices de base (format 4 x 6 pouces) et ajouter en dessous, sans étiquette.

GLOSSAIRE

Culture : accumulation personnelle d’éléments qui guident (ou déterminent) le comportement d’un humain dans un environnement donné.

Embosser : technique qui a pour objectif de créer des formes en relief dans du papier ou un autre matériau réformable.

Influence : fluide provenant des astres et agissant sur la destinée humaine. Action exercée sur quelqu’un ou quelque chose.

Spiritualité : indépendant de la matière. Croyances et pratiques qui concernent la vie de l’âme, la vie spirituelle.

Symbole : concept, représentation pensée chez un individu en particulier ou un groupe en général ; l’association faite par la pensée est déclenchée à partir des sens humains percevant quelque chose.

Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.

Sources :

– Native Art of Canada

– Rochier soieries

Plant Medicine for the Innu. A Report for the Innu Nation by Tracy Inkpen, Department and Human Ressource for Innu Language Development

– Le goût de la Côte-Nord, Le garde-manger sauvage

– Adobe, Le cercle chromatique

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CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégie : recourir à des solutions ingénieuses pour résoudre une difficulté technique ou un incident de parcours

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs : appliquer un pigment coloré : en aplat, à la tache et au trait ; coller des formes en aplat ou en relief sur un support ou un volume ; imprimer 

Matériaux : gouache

Outil : pinceau

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Forme : figurative

Ligne : peinte

Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, magenta, cyan), couleurs secondaires (orangé, vert, violet), couleurs claires, couleurs foncées

Valeur : dans les tons, dans les couleurs, dans les teintes

Texture : réelle

Volume : suggéré

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : énumération, juxtaposition, superposition

Langage multimédia (spatiotemporel)

Cadrage

À la fin du 2e cycle, l’élève doit pouvoir :

Appliquer un pigment coloré en aplat, à la tache et au trait (gouache). 

Coller des formes en aplat ou en relief (sur un support ou un volume). 

Imprimer.

COMPÉTENCE 1 Créer des images médiatiques

Sens de la compétence : il consolide et enrichit ses savoir-faire et ses connaissances artistiques et médiatiques. Il exploite de façon plus consciente les phases et les mouvements de la dynamique de création en orientant ses actions créatrices vers la fonction de communication de l’image, qui implique la matérialisation d’un message précis exprimant une intention bien cernée.

Composante de la compétence – Exploiter des gestes transformateurs et des éléments du langage médiatique : expérimenter des façons de matérialiser ses idées ; choisir les gestes et les éléments les plus signifiants au regard de son intention de création

Critères d’évaluation

– Efficacité de l’exploitation des gestes transformateurs et des propriétés des matériaux

– Cohérence de l’organisation des composantes du message visuels matériaux

Attentes de fin de cycle : à partir de matériaux issus de la tradition des arts plastiques, l’élève contrôle des gestes transformateurs, tire parti des propriétés des matériaux ainsi que des outils et utilise le langage médiatique de façon signifiante et efficace. Ses réalisations tiennent compte des caractéristiques culturelles des destinataires ciblés et des exigences du message à communiquer.

Développement de la compétence : les tâches qui font appel à l’observation, à la mémoire visuelle ou à l’invention donnent à l’élève l’occasion de créer dans un espace bidimensionnel à partir de matériaux traditionnels. Au cours d’expérimentations dirigées, il est appelé à manipuler des matériaux et à faire des recherches gestuelles. l’élève doit s’arrêter régulièrement afin de faire le point, trouver des solutions aux problèmes qui surviennent et apporter les rectifications requises. 

COMPÉTENCE 3 Apprécier des images

Sens de la compétence : il exploite la démarche d’appréciation de façon plus consciente. Lorsqu’il aborde la lecture d’une image, il prend le temps de s’en imprégner, d’entrer en dialogue avec elle et de porter attention à ses réactions sensibles et esthétiques. Il repère les éléments constitutifs de l’image et en dégage la structure en tenant compte du contexte historique, y compris les aspects socioculturels.

Composante de la compétence – Construire son interprétation de l’image : repérer des éléments expressifs et symboliques, et établir un rapport avec leur impact sur la production de sens ; mettre en relation les éléments retenus en les comparant avec d’autres réalisations ou d’autres contextes de production

Critères d’évaluation

– Présence d’éléments personnels dans son interprétation

– Efficacité de l’utilisation du vocabulaire disciplinaire pour communiquer son appréciation

Attentes de fin de cycle : il discerne les éléments constitutifs d’une production artistique ainsi que les éléments symboliques et expressifs qui le touchent. Il prend en considération des aspects relatifs aux qualités expressives et symboliques de l’œuvre ainsi que le contexte dans lequel elle a été réalisée.

Développement de la compétence : les tâches, qui se complexifient à chacune des années du cycle, reflètent les champs d’intérêt et la culture des élèves et se réfèrent à des éléments du répertoire visuel ainsi qu’à des repères culturels signifiants. Elles incitent l’élève à faire un inventaire de plusieurs possibilités d’interprétation, à gérer le temps accordé pour le travail d’appréciation et à assumer la responsabilité du matériel qu’il utilise. Elles l’amènent aussi à reconnaître les éléments signifiants de sa démarche, à consigner des informations sur ses expériences, à personnaliser l’outil de consignation, à évaluer sa démarche et à se donner des défis pour une prochaine appréciation. Il lui faut en outre intégrer les éléments demandés dans son portfolio.

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel

Santé – Des pistes pour faciliter les soins auprès de la clientèle innue — Production Manitu Mani-utenam Durée : 18 min 35 s.

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COMPÉTENCE TRANSVERSALE 5 – Se donner des méthodes de travail efficaces

Sens de la compétence : l’exercice de cette compétence implique donc de savoir reconnaître, parmi de multiples voies possibles, les façons de faire ou les démarches méthodologiques qui conviennent le mieux à chacun dans une situation particulière ou un contexte déterminé.

Composante de la compétence – Visualiser la tâche dans son ensemble : s’approprier l’objectif visé et en évaluer la complexité ; identifier les ressources disponibles ; imaginer différentes façons de faire 

Évolution de la compétence : ils sont en mesure d’analyser leurs comportements et les facteurs qui les influencent et de réguler leurs stratégies de travail pour les rendre plus efficaces. Ainsi, ils sont amenés à établir des relations entre des éléments de sources multiples pour les combiner sous une forme nouvelle ; à dégager des idées essentielles pour les intégrer en un tout cohérents.

Critères d’évaluation

– Pertinence des méthodes choisies

– Capacité d’adaptation et d’ajustement des méthodes retenuesfaire

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Santé et bien-être

Intention éducative
Amener l’élève à se responsabiliser dans l’adoption de saines habitudes de vie sur le plan de la santé, de la sécurité et de la sexualité.

Axe de développement – Connaissance des conséquences de ses choix personnels sur sa santé et son bien-être: : connaissance des principes élémentaires d’hygiène et de santé.

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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

2. Explorer l’environnement naturel des Innus

3Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens

4. Découvrir les différents aspects de la vie innue d’autrefois en forêt et dans la communauté. Connaître et respecter son groupe ethnique

OBJECTIFS TERMINAUX

2.5  Nommer les éléments naturels au campement en forêt

2.5.4  Identifier les plantes qui poussent dans la forêt.

2.5.5  Informer l’élève sur l’utilisation des différentes plantes en usage chez les Anciens.

3.1  Trouver les valeurs transmises par les Anciens

3.1.2  Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne.

4.11  Identifier les plantes utilisées par les anciens et leur usage respectif

4.11.1  Trouver dans la nature, les plantes qui servent à guérir.

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