La peinture rupestre par les symboles

POCHOIR SUR CARTON

PROJET


Explorer les différentes étapes vécues par les Innus. Réaliser un collectif inspiré des peintures rupestres du site archéologique de Nisula ou Pepeshapissinakan.

NITAU-ASHATSHEU (Partage). Collectif. Pochoirs sur carton, 24 x 16 pouces

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NITAU-ASHATSHEU (Partage). Pochoir sur carton, 4 x 4 pouces

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MATÉRIEL

1. Trois grands cartons blancs de 24 x 16 po (1 par 7 élèves)

2. Carton blanc (mince), 8,5 x 11 po, coupé en 4, format env. 4 x 5,5 po (fabrication du pochoir) (1 par élève)

3. Encre de Chine

4. Assiette (1 par table)

5. Pinceau à pochoir (1 pour 2 élèves)

6. Objets divers : éponge, peigne, ustensile, brosse à dents, etc.

7. Papier brun (essais)

8. Ciseaux (exacto) (1 par élève)

À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours.

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VOCABULAIRE

Gestes : ajourer, assembler, découper, dessiner, tracer à main levée

Matériaux : crayon feutre, encre de Chine

Outils : ciseaux, pinceau (à pochoir)

Techniques : assemblage, dessin

Langage plastique (éléments)

– Forme : figurative, abstraite

– Ligne : dessinée, incisée

– Motifs : texture

Organisation de l’espace : juxtaposition et superposition, répétition et alternance, symétrie, asymétrie

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ÉTAPES DU COURS

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1. Présentation du projet. Qu’est-ce que la culture ? C’est l’ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.

2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam

Chronique de Minganie – Durée : 48 min 06 s.

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3. Retracer les différentes étapes vécues par les Innus avant leur établissement définitif à la communauté — Par exemple : venus du sud, les Innus s’installent un peu partout sur ce qui s’appelle aujourd’hui, la Côte-Nord du Québec. Aujourd’hui, la plupart des Innus se sont sédentarisés.

4. Quels mots ou quelles émotions viennent à l’esprit après avoir visionné la vidéo ? Écrire une liste de mots au tableau (p. ex. : amitié, amour, culture, détermination, etc.). Que signifie « tracer à main levée » ? C’est une technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas. Qu’est-ce qu’un symbole ? C’est un concept, une représentation pensée chez un individu en particulier ou un groupe en général (ex. : le « M » de McDonald). Trouver ensemble et dessiner au tableau, un symbole pour chaque mot énoncé (ex. : le cœur pour l’amour). 

5. Qu’est-ce que le blanc et le noir en arts visuels ? Le blanc est la réunion de toutes les couleurs et le noir est l’absence de couleur. Dessiner plusieurs motifs au crayon à mine dans son cahier de traces.

6. Qu’est-ce que le site Nisula ? C’est le seul site d’art rupestre de tout l’est du Québec.

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7. Apprécier des œuvres d’art et des objets culturels de patrimoine artistique, des images personnelles et médiatiques Appréciation d’une œuvre représentant de Laura Ortman. Repérer des éléments expressifs ou symboliques et utiliser le vocabulaire disciplinaire pour communiquer son appréciation.

Dessin au pochoir


Laura Ortman (White Mountain Apache, née à Whiteriver, Arizona, États-Unis ; vit à Brooklyn, New York, États-Unis) croise musique, performance et art visuel pour évoquer la multiplicité des identités et des émotions qui l’habitent. Elle comble le fossé entre la musique et les beaux-arts, comme en témoigne son inclusion dans des expositions de beaux-arts telles que la Biennale de Whitney. Violoniste de formation, Ortman s’inspire des traditions musicales autochtones pour composer des « sculptures sonores » où l’instrument – ses cordes, le bois, etc. – occupe une place aussi importante que le son qu’il produit. Souvent collaboratifs, ses projets mêlent physicalité et abstraction, urbanité et nature, tradition et contemporanéité.

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 TECHNIQUE DE POCHOIR

Le pochoir permet de créer une image ou un motif sur une surface en appliquant un pigment à travers un objet intermédiaire perforé. Ces perforations permettent au pigment d’atteindre seulement certaines parties de la surface, créant ainsi le motif.

Pour les petits projets, nous privilégions l’utilisation d’un pinceau à pochoir. Ce type de pinceau possède une extrémité plate et est conçu pour être utilisé à un angle de 90 degrés par rapport au pochoir, ce qui garantit un minimum de bavures de peinture et une finition nette.

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8. Choisir et écrire un mot (lettres majuscules), parmi tous ceux vus et entendus en classe (p. ex. : PARTAGE). Écrire le mot choisi en français et en innu-aimun dans son cahier de traces ainsi que la signification précise de ce mot (p. ex. : NITAU-ASHATSHEU – Connaître les convenances de partage de la nourriture). Voir :

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9. Exploiter des idées en vue d’une création plastique — Dessiner plusieurs symboles pour illustrer ce mot dans son cahier de croquis.

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10. Préciser son intention de création — Choisir un symbole (ou en créer un nouveau) et le reproduire au crayon à mine dans son cahier de croquis. Tracer un carré autour du symbole. Photographier son symbole.

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EXERCICES DE BASE

PRÉPARATION

Couper du carton blanc (mince), 8,5 x 11 po, coupé en 4, format env. 5,5 x 4 po (fabrication du pochoir) (1 par élève)

Distribuer à chaque élève :

– un carton blanc

– un exacto

– un crayon-feutre noir.

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11. Qu’est-ce que le pointillisme ? C’est une technique de peinture (ou de dessin) consistant à peindre par points de tons purs juxtaposés ; action de pointiller. Utiliser la technique du pointillisme sur les lignes de contour du symbole au crayon- feutre noir. Effacer les traits de crayon.

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12. Dessiner plusieurs motifs dans son cahier de traces.

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13. Choisir et dessiner deux motifs au crayon à mine sur la ligne de contour du carré. Noircir l’intérieur du symbole au crayon- feutre noir, en utilisant la technique du pointillisme. À noter : les zones pointillées seront incisées. Effacer les traits de crayon à mine.

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RÉALISATION

PRÉPARATION


Couper du carton blanc (mince), 8,5 x 11 po, coupé en 4, format env. 4 x 5,5 po (fabrication du pochoir) (1 par élève)

– du carton noir, 10 x 12 po, coupé en 4, format env. 5 x 6 po (placer sous le pochoir).

Déposer les éléments suivants sur une table :

encre de Chine : bien secouer le contenant avant d’ouvrir, verser une petite quantité dans une assiette (1 par équipe)

eau : verser une petite quantité dans une assiette (1 par équipe)

papier brun (essais)

objets divers : éponge, peigne, ustensile, brosse à dents, etc.

Distribuer à chaque élève :

– un grand carton blanc (1 par équipe)

– un pinceau à pochoir

– un bout de papier brun

– un crayon-feutre noir (pointe fine)

– un carton 5.5 x 4 po (fabrication du pochoir)

– du carton noir

– des ciseaux (ou exacto)

– un gant.

14. Démonstration Réaliser un pochoir : tracer son symbole sur un morceau de carton au crayon à mine d’abord et retracer au crayon-feutre noir. À l’aide de ciseaux (exacto), découper l’intérieur du symbole sur les lignes de contour. Placer le pochoir sur un carton noir pour visualiser les zones qui seront imprimés. Photographier sa réalisation.

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15. Décrire une situation de respect envers son groupe — Discuter de l’importance d’écouter les autres. Voter pour choisir ensemble trois symboles parmi tous ceux créés par le groupe. Celui qui a reçu le plus de votes dessine son symbole au centre d’un grand carton blanc. Les deux autres choisis dessinent leur symbole sur deux autres cartons blancs.

16. Placer les trois cartons à plat de façon à faciliter l’accès au groupe. Diviser la classe en trois équipes d’environ 7 élèves. Dessiner le symbole principal au crayon à mine au centre du carton. Pointiller les lignes de contour au crayon-feutre noir. Effacer les traits de crayon à mine lorsque toutes les lignes ont été pointillées.

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17. Démonstration Réaliser une impression au pochoir : appliquer un pigment (encre de Chine) ; utiliser une éponge (ou un pinceau large) et enduire d’encre de Chine. Réaliser des pochoirs sur du papier brun ou du carton recyclé, jusqu’à la maîtrise de la technique.

18. Réaliser des impressions au pochoir à l’intérieur des lignes de contour du symbole principal (milieu). Utiliser la technique apprise en respectant son groupe. Éviter de traverser les lignes de contour. Réaliser des motifs dans les zones plus petites (là où le pochoir est trop grand). Par exemple : sur les pointes.

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18. Ajouter des pochoirs de façon à rehausser l’image et mettre en valeur le symbole principal. Imprimer le symbole principal en haut, au centre du carton. ATTENTION : s’assurer que l’encre de Chine est bien sèche avant de continuer.

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 19. Dessiner des motifs au crayon-feutre noir (bordure) afin d’encadrer le symbole principal.

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20. Imprimer les photographies, soit : le symbole, sa réalisation finale et le collectif. Coller dans son cahier de traces.

CONCLUSION   

Réflexions et évaluation pour envisager des stratégies menant à l’harmonie et aux mesures à prendre pour vivre ensemble.

21. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e, le groupe et l’année de réalisation sur une carte ; fixer en haut, au centre. Fixer les réalisations (collectifs) au mur. Écrire le titre (en italique), la technique, le support et la grandeur en pouce, fixer sous la réalisation (p. ex. : NITAU-ASHATSHEU. Pochoir sur carton, 24 x 16 pouces (sans point final).

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22. Imprimer les réalisations (pochoirs) de chaque participant et fixer sous le collectif. Écrire la signification de chaque symbole (en français et en innu-aimun) sur une bande de carton blanc au crayon à mine d’abord et retracer au crayon-feutre noir ; fixer sous chaque photographie.

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23. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…

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25. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE

Art rupestre : désigne l’ensemble des œuvres d’art au sens large (sans appréciation esthétique) réalisées par l’homme sur des rochers, le plus souvent en plein air.

Culture : ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.

Pochoir : technique d’impression qui permet de reproduire plusieurs fois des caractères sur plusieurs supports.

Pointillisme : technique de peinture consistant à peindre par points de tons purs juxtaposés.

Sédentarisation : établissement fixe d’un regroupement humain sur un territoire.

Symbole : concept, représentation pensée chez un individu en particulier ou un groupe en général ; l’association faite par la pensée est déclenchée à partir des sens humains percevant quelque chose.

Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.

Sources :

– Nisula-Pepeshapissinikan, Des images dans la pierre

– Daniel Arsenault, archéologue, est responsable du Projet Nisula et chargé de cours en art précolombien au département d’histoire de l’Université Laval. CAP-AUX-DIAMANTS, Numéro 37 Printemps 1994 (p.63-64)

– Jean-François Rodrigue 2005, © Ministère de la Culture et des Communications

– Ministère de la Culture et des Communications. Répertoire du patrimoine culturel du Québec

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CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégie : recourir à la centration pour alimenter son imaginaire et faire naître des images intérieures

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs : tracer à main levée, appliquer  un  pigment  à la tache, découper 

Matériaux : crayon feutre, encre, papier et carton

Outils : ciseaux, objets divers (éponge, peigne, ustensile, brosse à dents, etc.)

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Forme : figurative

Ligne : dessinée, incisée

Texture : réelle

Motif  : motifs variés

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : juxtaposition et superposition, répétition et alternance, symétrie, asymétrie

À la fin du 1er cycle, l’élève doit pouvoir :

Tracer à main levée (crayon-feutre).

Entailler, ajourer (papier, carton).

COMPÉTENCE 1 Créer des images personnelles

Sens de la compétence : à mesure qu’il enrichit ses connaissances et ses savoir-faire, il parvient à structurer dans l’espace, de façon de plus en plus authentique, originale et expressive, les éléments matériels et langagiers, en tenant compte de ses besoins et de son intention de création. Il est aussi capable de prendre du recul pour s’assurer de l’adéquation entre ce qu’il veut exprimer et l’image en voie de matérialisation.

Composante de la compétence – Exploiter des idées en vue d’une création plastique : s’ouvrir à une proposition ; être attentif aux idées, aux images, aux émotions, aux sensations et aux impressions qu’elle suscite ; garder des traces de ses idées

Critères d’évaluation

– Cohérence entre la proposition de création, le développement des idées, le processus d’élaboration et le résultat de sa création

– Justesse de l’exploitation des propriétés des matériaux

Attentes de fin de cycle : il exploite la dynamique de création de façon consciente et, la plupart du temps, autonome. Ses réalisations témoignent d’un souci d’authenticité et d’une recherche d’originalité et d’expressivité. Au cours du travail de création, l’élève cherche des idées avec ses pairs et l’enseignant, consulte des sources documentaires, fait des esquisses et des croquis et précise une intention de création.

COMPÉTENCE 3 Apprécier des œuvres d’art et des objets culturels de patrimoine artistique, des images personnelles et médiatiques

Sens de la compétence : au moment où il aborde une œuvre, une image ou un objet du patrimoine artistique pour en faire l’analyse, l’élève est invité à s’en imprégner et à porter attention à ses réactions émotives et esthétiques. Il relève certains éléments expressifs ou symboliques qui lui paraissent signifiants et il les met en relation avec l’effet que l’œuvre a produit sur lui. Il doit aussi tenir compte de critères déterminés au préalable et à la lumière desquels il pourra justifier son point de vue. 

Composante de la compétence – Analyser une œuvre ou une réalisation : s’imprégner de l’œuvre ou de la réalisation et y repérer des éléments matériels et langagiers ; dégager des éléments signifiants à partir de critères variés

Critères d’évaluation

– Pertinence des aspects historiques repérés dans la réalisation

– Présence d’éléments personnels dans son interprétation

– Efficacité de l’utilisation du vocabulaire disciplinaire pour communiquer son appréciation

Attentes de fin de cycle : il prend en considération des aspects relatifs aux qualités expressives et symboliques de l’œuvre ainsi que le contexte dans lequel elle a été réalisée. Il utilise un vocabulaire approprié pour décrire et commenter son expérience d’appréciation et faire ressortir les apprentissages qu’il a effectués ainsi que les stratégies et les moyens qu’il a utilisés. 

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel

Chronique de Minganie  Production Manitu Mani-utenam Durée : 24 min 05 s.

COMPÉTENCE TRANSVERSALE 7 –  Actualiser son potentiel

Sens de la compétence : la connaissance qu’ils ont d’eux-mêmes et de leur potentiel est fortement marquée par leurappartenance sociale, culturelle et spirituelle et par les valeurs qui y sont véhiculées. Particulièrement sensibles à la pression de leurs pairs, ils doivent apprendre à reconnaître l’influence des autres sur leurs valeurs, leurs comportements, leurs attitudes et leurs choix, ainsi que l’influence qu’ils peuvent eux-mêmes exercer sur leur entourage.

Composante de la compétence – Prendre sa place parmi les autres : percevoir l’influence des autres sur ses valeurs et ses choix 

Évolution de la compétence : il est appelé à prendre davantage conscience de ses caractéristique personnelles, de ses divers liens d’appartenance et de l’influence qu’ils exercent sur ses comportements, ses attitudes et ses valeurs.

Critère d’évaluation

– Expression de ses sentiments, de ses valeurs et de ses opinions dans des situations d’interaction

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Vivre ensemble et citoyenneté

Intention éducative
Amener l’élève à participer à la vie démocratique de l’école et à développer une attitude d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité.

Axe de développement – Contribution à la culture de la paix : conséquences négatives des stéréotypes et autres formes de discrimination ou d’exclusion ; sensibilité aux situations de coopération et d’agressionet d’actualisation

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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

1. Connaître et respecter son groupe ethnique

OBJECTIFS TERMINAUX

1.6  Retracer les origines de son groupe

1.6.1  Retracer les différentes étapes vécues par les Innus avant leur établissement définitif à la communauté.

1.8  Trouver des moyens de respecter son groupe

1.8.1  Décrire une situation de respect envers son groupe.

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