Le rêve par l’image

GRAVURE SUR ALUMINIUM

PROJET

Explorer la spiritualité et le monde du rêve dans la culture innue et réaliser une gravure.

PAKUSHENITAMUN (Espoir). Gravure sur feuille d’aluminium, 12 x 4,5 pouces

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MATÉRIEL

1. Papier à masquer (collant)

2. Feuille d’aluminium, env. 9 x 12 po (1 pour 3 élèves)

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3. Papier journal ou carton (coussin sous la gravure) (1 par élève)

4. Crayons à embosser (outils de gravure) (1 petit et 1 large par élève)

5. Petit pinceau et contenant (transparent) (1 par élève)

6. Encre de Chine et pinceau (large)

7. Gant (1 par élève)

8. Chiffon ou bout de papier brun (1 par élève)

9. Vernis et pinceau à vernis (large)

10. Grandes assiettes (eau, encre de Chine et vernis) (3 par classe)

11. Tablier (1 par élève)

12. Poussières (paillettes) d’argent (ou d’or)

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VOCABULAIRE

Gestes : graver, tracer en creux, tracer à main levée

Matériaux : encre de Chine, crayon-feutre

Outils : gouge (crayon à embosser)

Techniques : dessin, gravure

Langage plastique (éléments)

– Forme : figurative, abstraite  

– Ligne : dessinée, incisée

– Motifs : texture

Organisation de l’espace  : répétition, alternance

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ÉTAPES DU COURS

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1. Présentation du projet. Qu’est-ce que le rêve ? C’est une suite de phénomènes psychiques (d’images, en particulier) se produisant pendant le sommeil. Qu’est-ce que la culture ? C’est l’ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.

2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu Cosmogonie innue — Production Manitu Mani-utenam Durée : 24 min 05 s.

Cosmogonie innue – Durée : 22 min 26 s.

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3. À l’aide d’exemples simples tirés de la vie quotidienne, trouver les valeurs véhiculées par les Anciens — Comment accéder au monde rêve ? La seule façon d’y accéder est par le respect de tout. Un respect ériger en système de valeurs. Indiquer le rôle du rêve dans la culture innue — Il a la particularité de nous faire voyager à travers les mondes. C’est par le rêve que le joueur de tambour innu atteint le monde des animaux. C’est par le rêve que les Innus, qui étaient loin l’un de l’autre, communiquaient entre eux comme s’ils étaient l’un en face de l’autre. Le monde du rêve contactera celui qui est respectueux de tout.

4. Qu’est-ce que l’influence ? C’est une action exercée sur quelqu’un ou quelque chose. Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus — Écrire les réponses des questions suivantes au tableauQuelle influence a le tambour sur les Innus ? Communiquer avec les maîtres des animaux. C’est le tambour qui choisit le joueur. Qui peut en jouer ? Celui qui en a rêvé trois fois. Quel rôle joue-t-il (sa place dans la communauté) ? Il est très important, il est le messager entre les hommes et les animaux.  

5. Trouver et écrire des mots-clés au tableau (p. ex. : nukum/grand-mère, tambour, aigle Metshu, hiver). Choisir et écrire trois ou quatre mots dans le cahier de croquis. Écrire leur signification à côté des mots choisis en un mot dans son cahier de traces d’après ses propres déductions (p. ex. : nukum/alliée, tambour/message, aigle Metshu/sagesse, hiver/neige).

6. Qu’est-ce qu’un symbole ? C’est un concept, une représentation pensée chez un individu en particulier ou un groupe en général (ex. : le « M » de McDonald). Que signifie « tracer à main levée » ? C’est une technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas. Dessiner un symbole pour chaque mot au tableau. Choisir et dessiner trois ou quatre symboles dans son cahier de traces.

7. Ouvrir une discussion sur les rêves particulièrement marquants de chacun.

8. Choisir un rêve et réfléchir sur la façon de l’illustrer.

9. Apprécier des œuvres d’art et des objets culturels de patrimoine artistique, des images personnelles et médiatiques

Gravure sur écorce de bouleau de Thelesh


Thérèse Thelesh Bégin (1933 – 2025) est née à Mashteuiatsh, mais a grandi dans le parc de Chibougamau, le territoire de chasse de son père. Elle est née au sein d’une famille catholique et porte le nom innu «Thelesh», qui se rapproche de son nom de baptême, Thérèse. Le nom «Thelesh» fait référence à sa curiosité, et la femme affirme que cela l’a influencé tout au long de sa vie. Depuis le début des années 2000, Thelesh a présenté ses œuvres à Mashteuiasth, à Montréal, à Ottawa et à Washington. L’artiste transmet son savoir à ses propres enfants et petits-enfants, afin qu’il se perpétue dans les générations à venir.

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 TECHNIQUE DE GRAVURE SUR ÉCORCE DE BOULEAU

La mordillage de l’écorce

La morsure de l’écorce de bouleau (mazinibaganjigan) est un art traditionnel amérindien, principalement féminin, pratiqué pratiquée à peu près partout où poussent des bouleaux par les peuples algonquiens (Ojibwés, Cris, Innus, Atikamekw). Il consiste à plier et mordiller de fines écorces pour créer des motifs symétriques complexes, utilisés comme pochoirs, décorations ou parchemins pictographiques

L’artiste choisit soigneusement un petit morceau d’écorce de bouleau, enlève une seule couche, une fine lamelle d’écorce de bouleau récoltée au printemps. Ensuite, elle le plie, généralement en triangles (radialement), comme si vous deviez découper une flocon de neige en papier), ou moins souvent, en deux. L’artiste met ensuite l’écorce dans sa bouche et mord un motif avec ses incisives, elle utilise ses dents pour mordre et créer des motifs délicats. Les motifs créés sont souvent géométriques, floraux ou figuratifs, rappelant la nature.

À l’origine, moins considérée comme une «forme d’art», le processus était plus souvent utilisé pour raconter des histoires, comme passe-temps, ou pour transformer les motifs en motifs de travail à la plume. Cet art servait à décorer des contenants, des paniers, des tipis ou des canots, mais aussi à concevoir des modèles pour le perlage et la broderie avec des piquants de porc-épic et à utiliser diverses techniques d’appliqué pour créer des motifs sur des peaux de cuir. Ce n’est que plus récemment que les morsures sont exposées comme une forme d’art à part entière.

Cette pratique ancestrale, qui demande une grande concentration, se transmet de génération en génération, souvent de mère en fille, notamment chez les Innus. Malgré une diminution, cette forme d’art connaît aujourd’hui un renouveau, célébrant le savoir-faire des femmes autochtones.

Le raclage de l’écorce

Le côté cambium de l’écorce récoltée en automne ou en hiver est d’un rouge orangé foncé. Avec la technique du raclage, aussi appelée sgraffito, la couche extérieure sombre de l’écorce est grattée à l’aide d’un outil afin de révéler les couches sous-jacentes plus claires et de créer des motifs. On peut également faire l’inverse et gratter l’écorce printanière plus pâle afin d’exposer les couches plus foncées en dessous.

Dans les deux cas, il en résulte des dessins géométriques clairs et foncés contrastants, auxquels on ajoute souvent des motifs floraux ou animaliers. Cette technique peut être employée pour embellir toutes sortes d’objets en écorce de bouleau. Les bols et les récipients sont souvent fabriqués dans un seul morceau d’écorce, dont les éléments sont découpés et cousus avec de la racine d’épinette, puis décorés sur la surface extérieure.

Gravures autochtones sur écorce « Musée McCord Stewart Montréal »

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10. L’élève repère des éléments personnels et il utilise le vocabulaire disciplinaire pour communiquer son appréciation.

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11. Écrire son rêve en quelques lignes dans son cahier de traces. Choisir et entourer deux mots-clés dans le texte (p. ex. : Je me retrouvait jeune fille et je priais ma grand-mère de me venir en aide.).

12. À partir d’exemples de sa vie quotidienne, indiquer des besoins intellectuels à satisfaire pour s’épanouir — Trouver et écrire une signification pour chaque mot-clé (p. ex. : jeune fille/espoir, grand-mère/alliée), écrire sous son texte sur le rêve.

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PRÉPARATION

Distribuer à chaque élève un crayon-feutre noir.

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13. Tracer deux rectangles de 12 x 4,5 pouces dans son cahier de traces au crayon à mine. Choisir deux mots-clés pour illustrer son rêve. Dessiner deux croquis à main levée, un pour chaque mot-clé (p. ex. : une jeune fille prie et la grand-mère écoute). Retracer au crayon-feutre noir. Effacer les traits de crayon. Écrire son nom en bas, à droite. Ajouter l’année de réalisation (en abrégé) à côté de son nom (p. ex. : 25 pour l’année 2025)

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14. Choisir un croquis. Trouver et écrire le titre en innu-aimun dans son cahier de traces (p. ex. : Espoir – Pakushenitamun). Voir :

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EXERCICES DE BASE

PRÉPARATION

Couper les feuilles d’aluminium, format env. 9 x 12 pouces et utiliser les bandes, format env. 1 x 4 pouces (1 par élève)

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Distribuer à chaque élève :

– une bande d’aluminium, 1 x 4 pouces

– un morceau de carton (coussinet)

– un crayon à embosser (pointe fine)

– un crayon-feutre noir.

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15. Dessiner un rectangle de 1 x 4 pouces dans son dans son cahier de traces. Écrire les lettres de son nom, ou son surnom, en lettres bulles.

16. Graver son nom sur une bande d’aluminium. Retracer les lettres au crayon-feutre noir. Voir les étapes 17 et 18.

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RÉALISATION

PRÉPARATION

Déposer les éléments suivants sur une table :

encre de Chine et pinceau large : bien secouer le contenant avant d’ouvrir, verser une petite quantité dans une assiette

eau : verser une petite quantité dans une assiette

vernis (ne pas secouer) : verser une petite quantité dans une assiette

pinceau à vernis

Distribuer à chaque élève :

– une feuille d’aluminium 8 x 4 pouces

– un morceau de carton (coussinet)

– deux crayons à embosser (pointe fine et pointe large)

– deux petits bouts de papier collant

– un petit pinceau

– petit contenant d’encre de Chine

– un bout de papier brun

– un gant.

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17. Démonstration — Technique de gravure (métal repoussé) sur feuille d’aluminium : placer un morceau de carton (ou plusieurs couches de papier journal) sous la feuille d’aluminium, ouvrir son cahier de traces et placer le dessin (sujet) sur la feuille d’aluminium. À l’aide de deux petits bouts de papier collant, coller le tout de façon à ce que les éléments restent en place. Retracer au crayon à mine en pressant assez fort, soulever une partie du cahier afin de s’assurer que le dessin est visible sur l’aluminium. ATTENTION : La gravure se fait à l’envers du dessin. Laisser les bouts de papier collant (de cette façon, le côté à embosser est plus évident).

Exemples de la technique utilisée dans les vidéos suivantes.

18. Qu’est-ce que l’embossage ? C’est une technique qui a pour objectif de créer des formes en relief dans du papier ou un autre matériau réformable. Démonstration — Retourner la feuille. Utiliser un outil de gravure (à pointe fine) et retracer le dessin à l’intérieur des lignes. À l’aide d’un outil plus large, faire le geste de colorier l’intérieur des éléments : commencer à repousser très légèrement de façon à ce que l’embossage soit égale partout. Choisir des endroits plus creux (ce qui est à l’avant). Lorsque tous les éléments sont embossés, retourner la feuille (aluminium) à l’endroit pour l’enfumage.

Démonstration — Embossage – Durée : 2 min 48 s.

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19. Venir à la grande table pour réaliser cette étape. Démonstration — Enfumage : enduire l’image d’encre de Chine à l’aide d’un gros pinceau. Utiliser un vieux chiffon et tapoter, ne pas tapoter sur les bords et trop près de la gravure. Ensuite, tremper légèrement un morceau de papier brun dans de l’eau et frotter les endroits embossés.

Démonstration — Enfumage – Durée : 2 min 32 s.

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20. Repasser dans les creux et autour du sujet à l’aide d’un petit pinceau trempé dans l’encre de Chine pour faire ressortir l’image.

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21. Venir à la grande table pour réaliser cette étape. Démonstration — Vernissage : enduire la gravure de vernis à l’aide d’un pinceau mousse, presser légèrement sur la gravure en ne passant qu’une seule fois au même endroit. Optionnel : saupoudrer de poussière d’or ou d’argent avant que le vernis ne sèche (environ 10 secondes).

Démonstration — Vernissage – Durée : 49 s.

CONCLUSION   

Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour faire des choix en fonction de ses forces et des valeurs auxquelles on adhère.

22. Autoévaluation à partir d’une fiche.

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23. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

24. Réaliser une exposition : fixer les réalisations sur un carton (noir de préférence), format env. 9 x 5, soit 1 x 1 pouce de plus que la gravure (0,5 pouce de chaque côté) : faire quatre incisions au quatre coins du carton en biais (comme les anciens albums photos) et y insérer la gravure. Fixer les réalisations au mur. Fixer son nom (exercice de base) sous sa réalisation. Écrire le titre sur une carte (choisir le mot associé à la gravure) et fixer sous son nom. Écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e, le niveau scolaire et l’année de réalisation sur une carte ; fixer en haut des réalisations.

GLOSSAIRE

Culture : accumulation personnelle d’éléments qui guident (ou déterminent) le comportement d’un humain dans un environnement donné.

Embosser : technique qui a pour objectif de créer des formes en relief dans du papier ou un autre matériau réformable.

Influence : fluide provenant des astres et agissant sur la destinée humaine. Action exercée sur quelqu’un ou quelque chose.

Spiritualité : indépendant de la matière. Croyances et pratiques qui concernent la vie de l’âme, la vie spirituelle..

Symbole : concept, une représentation pensée chez un individu en particulier ou un groupe en général ; l’association faite par la pensée est déclenchée à partir des sens humains percevant quelque chose.

Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.

Sources :

– Musée McCord Stewart « Montréal », Écorce de bouleau, un art qui a du mordant

– Université Laval, Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel – IREPI

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CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégie : recourir à des points de référence objectifs et subjectifs pour personnaliser son interprétation d’une réalisation plastique

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs: tracer à main levée, tracer en creux, 

Matériaux : crayon-feutre, matériaux souples 

Outils : pinceau, gouge, objets divers (éponge, peigne, ustensile, brosse à dents, etc.)

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Forme : figurative, abstraite

Ligne : dessinée, incisée

Texture : réelle

Volume : réel, suggéré

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : répétition, alternance

À la fin du 1er cycle, l’élève doit pouvoir :

Tracer à main levée (crayon-feutre).

Tracer en creux (sur aluminium).

COMPÉTENCE 1 Réaliser des images personnelles

Sens de la compétence : il peut choisir de travailler au moyen de l’observation directe, de recourir à sa mémoire des êtres et des choses ou de faire appel à l’invention pour créer un univers inédit. À mesure qu’il enrichit ses connaissances et ses savoir-faire, il parvient à structurer dans l’espace, de façon de plus en plus authentique, originale et expressive, les éléments matériels et langagiers, en tenant compte de ses besoins et de son intention de création. Il est aussi capable de prendre du recul pour s’assurer de l’adéquation entre ce qu’il veut exprimer et l’image en voie de matérialisation.

Composante de la compétence – Structurer sa réalisation plastique : réinvestir le fruit de ses expérimentations ; mettre en forme les éléments matériels et langagiers et les organiser dans l’espace ; raffiner, au besoin, certains éléments

Critères d’évaluation

– Cohérence entre la proposition de création, le développement des idées, le processus d’élaboration et le résultat de sa création

– Justesse de l’exploitation des propriétés des matériaux

Attentes de fin de cycle : il exploite la dynamique de création de façon consciente et, la plupart du temps, autonome. Ses réalisations témoignent d’un souci d’authenticité et d’une recherche d’originalité et d’expressivité. Au cours du travail de création, l’élève cherche des idées avec ses pairs et l’enseignant, consulte des sources documentaires, fait des esquisses et des croquis et précise une intention de création. 

COMPÉTENCE 3 Apprécier des œuvres d’art et des objets culturels de patrimoine artistique, des images personnelles et médiatiques

Sens de la compétence : c’est poser sur elle un regard sensible, critique et esthétique, et en explorer les diverses significations afin d’être en mesure de former et d’exprimer à son sujet un jugement personnel. Cet exercice permet d’approfondir la connaissance que l’on a de soi-même, de structurer son identité et de s’ouvrir à d’autres cultures.

Composante de la compétence – Interpréter le sens de l’œuvre ou de la réalisation : repérer des éléments expressifs et symboliques et établir un rapport avec l’effet ressenti ; mettre en relation les éléments retenus

Critères d’évaluation

– Présence d’éléments personnels dans son interprétation

– Efficacité de l’utilisation du vocabulaire disciplinaire pour communiquer son appréciation

Attentes de fin de cycle : il discerne les éléments constitutifs d’une production artistique ainsi que les éléments symboliques et expressifs qui le touchent. Il prend en considération des aspects relatifs aux qualités expressives et symboliques de l’œuvre ainsi que le contexte dans lequel elle a été réalisée.

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel

Cosmogonie innue Production Manitu Mani-utenam Durée : 24 min 05 s.

Mastiqueuse d’écorce (Thelesh) — Production Manitu Mani-utenam Durée : 31 min 54 s.

Thérèse Thelesh Bégin, Mamu aitun – Durée : 31 min 54 s.

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COMPÉTENCE TRANSVERSALE 4 – Mettre en œuvre sa pensée créatrice

Sens de la compétence : la créativité réside moins dans l’ajout de nouvelles ressources ou de nouveaux savoirs que dans le traitement que l’on en fait. Elle évoque, à certains égards, la capacité de faire avec ce que l’on a, autrement dit de recourir à des objets, à des idées, à des concepts ou à des manières de communiquer pour un traitement autre que celui pour lequel ils ont été conçus ou dans un contexte autre que celui dans lequel on a l’habitude d’y recourir. Elle repose notamment sur la prise en compte imaginative de contraintes en apparence limitatives. Elle suppose également l’harmonisation de l’intuition et de la logique et la gestion d’émotions parfois contradictoires.

Composante de la compétence – Adopter un fonctionnement souple : mettre à l’essai différentes façons de faire ; exploiter de nouvelles idées ; explorer de nouvelles stratégies et techniques  ; exprimer ses idées sous de nouvelles formes

Évolution de la compétence : il est amené à prendre davantage conscience de ses ressources personnelles et il découvre le plaisir de les exploiter dans l’exécution de diverses tâches.

Critères d’évaluation

– Exploration de nouvelles idées

– Exploration de différentes façons de faire

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Santé et bien-être

Intention éducative
Amener l’élève à se responsabiliser dans l’adoption de saines habitudes de vie sur le plan de la santé, de la sécurité et de la sexualité.

Axe de développement – Conscience de soi et de ses besoins fondamentaux : besoin d’affirmation de soi ; respect de son intégrité physique et psychique ; besoin d’acceptation et d’épanouissement ; besoin de valorisation et d’actualisation

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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

1. Connaître et respecter son groupe ethnique

3Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens

5. Reconnaître les différents aspects de la vie innue d’aujourd’hui

OBJECTIFS TERMINAUX

1.2  Découvrir des moyens à prendre pour que la vie en société lui permette de satisfaire ses propres besoins.

1.2.2  À partir d’exemples de sa vie quotidienne, indiquer des besoins intellectuels à satisfaire pour s’épanouir.

3.1  Trouver les valeurs transmises par les Anciens

3.1.2   Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne.

3.1.3  Indiquer le rôle du rêve dans la culture innue.

5.1  Établir la différence entre le mode vie actuel sur la communauté et le mode vie d’autrefois

5.1.7 Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus.

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