L’identité par le bâton de parole

ASSEMBLAGE SUR BOIS DE GRÈVE

Premier cycle du secondaire

PROJET

Explorer les symboles et leurs significations selon la culture des Premières Nations. Réaliser un bâton de parole.


APIKUNAKANU (Liberté). Médium mixte sur bois de grève, 22 x 1,5 po de diamètre

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MATÉRIEL

1. Crayons-feutres de couleurs variées (1 paquet par 4 à 5 élèves)

2. Gouache, encre et pinceaux

3. Branche d’arbre ou bois de grève (peut varier entre 10 et 20 po) et bout de bois de 5 à 7 po de longueur (1 de chaque par élève)

Branches de bois de grève (entre 10 et 20 po)

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Bout de bois de grève (entre 5 et 7 po)

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4. Objets trouvés dans la nature : écorce, plumes, coquillages, petites pierres, etc.

5. Objets variées : perles, papier à masquer, cuir, fourrure, tissu, etc.

6. Fil à tisser (de coton), fil d’aluminium et/ou tendon (sinew ou babiche)

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7. Bâton de colle chaude et pistolet (3 à 5 par classe)

8. Papier sablé fin 9 x 12 po, format 3 x 3 po (1 par élève)

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9. Rubans de couleurs et/ou lanières de cuir de (+ ou -) 0,5 m de longueur

10. OPTIONNEL : pyrograveur (1 pour 2 élèves)

À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, deux crayons-feutres noirs (à pointe fine et régulière), une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours. La grandeur du cahier de traces recommandée est 9 x 12 po.

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VOCABULAIRE

Gestes : assembler, équilibrer, pincer, photographier, tracer à main levée

Matériaux : crayon-feutre, ficelle, branche d’aulne

Technique : assemblage, tissage

Langage plastique (éléments)

– Forme : figurative  

– Ligne : courbe, dessinée, tangible

– Texture : réel

– Volume : réel

Organisation de l’espace : juxtaposition et superposition, répétition et alternance, symétrie, asymétrie

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ÉTAPES DU COURS

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1. Présentation du projet. Qu’est-ce qu’un bâton de parole (ou orateur) ? Issu des traditions autochtones, le bâton de parole est un outil de communication et de médiation puissant. Utilisé dans un cercle de partage, il garantit le respect : seule la personne qui le tient a le droit de s’exprimer, tandis que les autres l’écoutent attentivement sans l’interrompre.

Chaque élément qui le compose possède une signification bien précise :

Les rubans ou laines : leurs couleurs sont souvent associées à des vertus spécifiques. 

Le bois : symbole d’ancrage, de force et de connexion au territoire. Le choix de l’essence (ex: bouleau pour la vérité, pin pour la paix) confère un sens particulier.

Les plumes : représentent l’élévation, le courage, la sagesse et la connexion spirituelle (souvent plume d’aigle).

La fourrure : évoque la douceur, la chaleur et l’accueil des éléments positifs.

Les pierres ou perles : symbolisent l’enracinement et le lien avec le Grand Esprit.

Chaque bâton de parole est différent et représente celui qui le fabrique. Il lui est propre par le choix des éléments qui le constituent. Le choix du bois et des ornementations du bâton de parole lui confère un sens particulier selon les symboles qui s’y rattachent.

Chez certaines Premières Nations, par exemple, le pin blanc symbolise l’arbre de paix, le bouleau, la vérité, le cèdre, la purification, l’érable, la gentillesse et la douceur, l’orme, la sagesse, le chêne, la force, le sorbier, la protection, les arbres fruitiers, l’abondance.

2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam

L’importance du cercle Durée : 12 min 09 s.

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3. À l’aide d’exemples simples tirés de la vie quotidienne, trouver les valeurs véhiculées par les Anciens — Comment les Anciens se plaçaient-ils lors des réunions ? Ils se plaçaient en cercle. Pourquoi ? Pour que tous les membres soient égaux, au même niveau, d’égal à égal.

4. Qu’est-ce que la culture ? C’est l’ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquises par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.

5. Stimuler l’adolescent à exprimer ses sentiments envers la nature qui l’entoure Prospecter la forêt ou la plage (bois de grève) à la recherche d’un bout de bois (une branche par terre ou déjà cassée), qui nous plaît par sa forme, sa texture, etc. Avec un peu de chance, on peut trouver des branches et des bouts de bois marqués par différentes traces laissées par un animal lors de ses activités (p. ex., traces de dents du castor, le frottis des bois du chevreuil). Bien nettoyer la branche et la sécher. Bien examiner la branche (la longueur varie entre 10 à 20 po), le tenir dans la main, désigner la partie qui épouse le mieux la paume de la main (il faut avoir une bonne prise en main). Choisir aussi un bout de bois de 5 à 7 po de longueur (il servira aux exercices de base). Écrire son nom sur deux bouts de papier à masquer pour les identifier.

6. Apprécier des œuvres d’art et objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques — Appréciation d’un bâton de parole de l’artiste métis Mélodie Coutou. Repérer des éléments symboliques et expressifs. Relever aussi les points suivants : le support, les objets et les matériaux utilisés.

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Mélodie Coutou est une artiste métisse du Québec. Elle puise son métissage autochtone de sa mère, originaire de la nation Mi’kmaq. Son père est originaire de France. Ses racines autochtones imprègnent ses valeurs environnementales et sa pratique artistique.

Elle vit et élève sa famille en Outaouais.

En tant qu’artiste écologique passionnée par le patrimoine et l’action sociale, Mélodie Coutou (La Ressourcière) se spécialise dans la réalisation de concepts rassembleurs et participatifs.

Dans ses installations, ses sculptures et ses interventions, elle utilise des objets désuets qui s’accumulent inutilement dans l’environnement. En mettant en lumière la relation de cause à effet de l’exploitation des ressources naturelles, elle attire l’attention sur l’impact de l’humain sur la biodiversité et les écosystèmes. Elle pose un regard troublant sur la perte du patrimoine, des cultures ancestrales et des liens sacrés, où se côtoient science et conscience.

Assemblage Les lampes folles de Mélodie Coutou, 2016, Recycl’Art, Gatineau

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Les représentations symboliques varient selon les peuples des Premières nations, des Métis et des Inuits.

Bâtons de parole d’artistes de différentes Nations

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Les ornements, symboles et motifs des Premières Nations sont des liens sacrés entre le monde physique et spirituel. Utilisant à l’origine des piquants de porc-épic, des poils et des motifs géométriques, l’art autochtone s’est enrichi après 1800 de perles de verre et de motifs floraux introduits par les Européens.

Pour bien comprendre son utilisation, il faut savoir qu’il se transmet généralement de gauche à droite, du côté du cœur.

De nombreux groupes parmi plusieurs peuples des Premières Nations se servaient du bâton de parole, ou du bâton orateur lors de réunions, de cérémonies, de rassemblements, de tenues d’audience et autres événements de la vie.

Le bâton de parole variait d’une Première Nation à l’autre. Selon la communauté, le bâton de parole prend une forme différente – selon les matériaux utilisés et les méthodes de fixation — bout de bois orné, bout de bois sculpté, branche, plume, coquillage, etc. L’objet qui servira de bâton orateur est choisi en fonction d’un symbole et du sens que l’on veut lui donner.

La personne qui fabrique un bâton de parole doit choisir ce qui l’aidera et aidera aussi ceux avec qui il se réunira.

Le pouvoir du bâton de parole

Le bâton de parole ou bâton orateur symbolise l’ordre et le respect. Celui qui tient le bâton a le droit de parler sans être interrompu. Les autres doivent l’écouter dans le plus grand respect et le plus grand silence. Lorsque le détenteur du bâton de parole estime n’avoir plus rien à dire, il le fait circuler. Si une personne n’a rien a dire, elle peut simplement passer le bâton au prochain. Le bâton circule parmi les participants en cercle. Celui qui détient le bâton de parole, détient le pouvoir sacré des mots et parle avec un cœur et un esprit ouvert. On ne dit que la vérité lorsque nous utilisons un bâton de parole.

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PRÉPARATION

Imprimer le document (recto verso) sur la signification des symboles (1 par 2 élèves).

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Couper des feuilles de papier sablé fin en carrés égaux, format 3 x 3 po (1 par élève).

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Distribuer à chaque élève :

– un document sur la signification des symboles (1 par 2 élèves)

– un carré de papier sablé fin.

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7. Poncer (sabler) le bâton, la surface doit être lisse.

8. Planification de la démarche et préparation du travail — Dessiner la forme de son bâton au centre de son cahier de traces. À noter : prendre 3/4 de la page.

9. Choisir un mot qui a une signification symbolique. Écrire ce mot en français et en innu-aimun dans le cahier de traces (p. ex. : liberté – apikunakanu). Voir :

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10. Bâtir la fiche de planification des étapes du bâton à créer, croquis, explications, liste de besoins (comme l’exemple de l’artiste) — Qui suis-je ? Recherche de symboles qui représentent qui je suis — À l’aide du document sur la signification des symboles, choisir et dessiner au crayon à mine sur le bâton, des symboles attribués aux arbres, aux animaux, aux couleurs, aux pierres et aux plumes.

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11. Toujours à l’aide du document du document sur la signification des symboles, écrire la signification des symboles et les identifier à l’aide de flèches. À noter : un symbole peut avoir plusieurs significations (p. ex. : les perles blanches représentent le nord, la neige, le magnétisme – l’esprit, c’est aussi une des quatre couleurs de la race humaine).

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EXERCICES DE BASE

PRÉPARATION

Placer sur une table des pyrograveurs et des petits bouts de bois de différentes essences d’arbres (bois de grève).  À noter : on peut utiliser le crayon-feutre noir, la pyrogravure n’est qu’une option.

Distribuer à chaque élève un petit de bout de bois.

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12. Faire des essais sur le bois. Tracer des lignes verticales et horizontales de différentes largeur. Commencer par un trait léger. Repasser une 2e fois si nécessaire pour obtenir un trait plus foncé. Pyrograver de haut en bas, en tirant LENTEMENT la pointe vers soi pour obtenir un trait fin et régulier. ATTENTION C’EST CHAUD !

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13. Pyrograver deux ou trois symboles et motifs choisis (qui figurent dans le cahier de traces). À noter : il est préférable de tracer les éléments au crayon à mine avant de procéder. Expérimenter pour trouver le meilleur geste : comment tenir la pointe avec efficacité. Découvrir aussi le juste temps de brûlage pour obtenir des textures différentes. Photographier le bout de bois (essais).

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RÉALISATION

PRÉPARATION

Couper des lanières de cuir sur l’envers de la peau à l’aide d’une règle et d’un stylo ; tracer une lanière de 1 cm ou plus de largeur et du nombre de centimètres de longueur calculé par le nombre de tours souhaités. Découper la lanière à l’aide de couteau de précision (exacto) de façon à ne pas cranter la peau. ATTENTION : procéder lentement et délicatement pour obtenir une belle ligne droite, format de 0,5 m de longueur, environ 20 pouces (1 par élève).

Placer des objets suivants sur une table : des bouts de fourrure, des bouts d’écorce, des plumes, des coquillages, des petites pierres, du nacre, du rubans de couleurs variées, du fil d’aluminium, une bobine de sinew (tendon ou babiche), des bouts de fourrure, des perles, cuir, tissu, etc.

Connecter des pistolets à colle chaude sur des prises électriques de manière sécuritaire. Placer des bâtons de colle à proximité.

Distribuer à chaque élève :

– un bâton (identifié à son nom)

– une lanière de cuir.

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14. Démonstration — Pyrograver son bâton : tenir le pyrograveur comme un stylo, l’outil doit glisser sur la surface. À noter : on peut utiliser le crayon-feutre noir, la pyrogravure n’est qu’une option ; il est préférable de dessiner avant de graver, le crayon à mine sur le bois s’efface très facilement.

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15. Fixer la lanière de cuir : enrouler la lanière autour du bâton : pour avoir une bonne prise en main, enrouler une lanière de cuir en bas du bâton. Commencer à enrouler la lanière à partir de l’extrémité du bâton (partie la plus confortable pour la paume de la main). Maintenir une certaine tension dans la façon d’enrouler en chevauchant une partie de la lanière sur la précédente (voir poignée de raquette de tennis ou de badminton). Enrouler la lanière un peu en biais. Fixer la lanière, avec peu de colle.

16. Technique de nouage avec rubans et lanières : choisir de nouer des lanières en cuir ou des rubans de couleurs préalablement coupées (+ ou – 0,5 m de longueur). Nouer les rubans de tissus ou les lanières de cuir en se servant du nœud tête d’alouette, facile à faire et très facile à défaire. On les noue à l’endroit ou à l’envers. Réaliser des petits essais : nouage, assemblage de parties ensemble, tressage, etc.

Nœud tête d’alouette (ou nœud innu)

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17. Démonstration — Ajouter la fourrure : la bordure de la fourrure ajoutée pourra être habillée avec le rebord de la lanière de cuir enroulée autour du bâton ou par un lacet de cuir. Choisir un petit bout de fourrure (lapin ou comme ici, renard) que vous enroulez à l’extrémité de votre bâton de parole ou à une place sur le bâton de parole. Fixer avec un peu de colle. Si la fourrure est ajoutée une fois votre lanière enroulée, la maintenir avec de la colle. Cacher la bordure de la fourrure avec une petite lanière sur les deux épaisseurs (lanières et fourrure). À noter : pour couper la fourrure, il faut un couteau de précision (exacto). On coupe sur l’envers de la fourrure, donc sur le côté peau. La lame ne coupe que la peau en surface, il ne faut pas transpercer jusqu’aux poils. On peut remplacer la fourrure par des plumes qu’on enroule autour du bâton.

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Les perles : os, verre, coquillage, métal. Elles servaient à représenter le nombre de parentés, les réalisations, les buts et les difficultés surmontées. Elles servaient aussi d’éléments décoratifs en lien avec l’identité culturelle des différentes nations autochtones. Autrefois, les Innus utilisaient du tendon naturel. Aujourd’hui, il existe du tendon synthétique ou du fil de lin recouvert de cire.

À travers l’histoire de certains peuples des Premières Nations, les peuples utilisaient la turquoise, non seulement pour sa valeur esthétique, mais aussi pour sa valeur spirituelle. Cette pierre revêt différents symboles selon les peuples qui l’utilisaient (p. ex., protection, pierre de vie, connexion entre le ciel et la terre).

18. Démonstration — Enfilage de perles sur du tendon ou des lacets de cuir : aplatir le fil afin d’obtenir plusieurs brins. Tresser 3 brins ensemble pour obtenir une tresse. Faire un nœud assez gros au bout de la tresse et enfiler les perles (p. ex. : bois, os, résine, verre) une à une (ou fixer à l’aide d’un bout de fil d’aluminium). ATTENTION : avoir une bonne longueur de sinew (tendon ou babiche) afin de pouvoir fixer l’ornementation autour du bâton. L’enfilage de perles dans les lanières de cuir se fait plus facilement si l’on a biseauté le bout des lanières. À noter : choisir des perles à grande ouverture. Sécuriser les perles ou les pierres sur la tresse à l’aide de nœuds assez gros. Quelques nœuds suffisent à bien fixer l’ornementation.

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19. Fixer l’ornementation sur une lanière de cuir à l’aide d’un bout de sinew (tendon) qu’on enroule autour du bâton. Fixer avec un peu de colle.


FINITION

PRÉPARATION

Placer des objets suivants sur une table : des crayons-feutres, de la gouache et de l’encre de couleurs variées, des pinceaux et des plumes.

La plume a une fonction symbolique dans le bâton de parole, elle représente souvent la force créatrice, la puissance et la liberté. Chaque oiseau représente différentes valeurs et celles-ci varient entre les diverses Premières Nations.

20. Démonstration — Ornementation d’un bouquet de plumes : prendre le nombre de plumes désiré. Éplucher sur 3 cm à partir du bout (tige). Rassembler les bouts de plumes épluchés. Fixer avec un peu de colle à la base. Ligaturer avec du tendon d’une bonne longueur. Faire plusieurs tours afin de bien solidifier. Faire chevaucher la lanière de cuir sur les bouts de  plumes afin de les cacher. À noter : les plumes individuelles sont aussi fixées au bâton à l’aide du tendon (ou de fil) tout comme les perles et les pierres.

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21. Retracer certains éléments au crayon-feutre noir. Utiliser les crayons-feutres, de la gouache ou de l’encre pour ajouter des couleurs.

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22. Photographier sa réalisation. Imprimer les essais sur bout de bois ainsi que sa réalisation. Coller dans son cahier de traces.

CONCLUSION

Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour entretenir un rapport respectueux envers les autres cultures.

23. Réaliser une exposition : fixer les bâtons de parole au mur. Écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e ainsi que le niveau du groupe sur une petite carte et fixer en haut. Écrire une étiquette d’identification : le mot choisi en innu-aimun en italique, la technique, le support et la grandeur en pouce (sans point final). Par exemple : APIKUNAKANU. Assemblage, médium mixte sur bois de grève, 22 x 1,5 pouces de diamètre (sans point final). On peut aussi placer les bâtons de parole dans un coin de façon à former un bouquet.

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24. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…

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25. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE

Culture : ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquises par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.

Biseau : bord taillé obliquement, et non à angle droit.

Biseauter : tailler en biseau.

Cran : entaille faite dans un corps dur pour accrocher un autre ou servir d’arrêt ; trou servant d’arrêt dans une ceinture.

Cranter : pratiquer des crans sur quelque chose.

Ligaturer : action d’entourer d’un lien, mode d’attache de cordes, de cordages ou de fils de fer.

Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.

Sources :

– Mélodie Coutou, portfolio, les lampes folles, 2017

– AFEAO. Art en direct. © 2014 – Association francophone pour l’éducation artistique en Ontario, dans le cadre du projet : Métiers d’art révisé et actualisé en 2017

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CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégies : recourir à des techniques d’observation pour développer et enrichir sa perception des êtres et des choses

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs : tracer à main levée, pincer, fixer (équilibrer des volumes), photographier

Matériaux : crayon-feutre, matériaux malléables, objets divers

Outil : caméra numérique

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Ligne : courbe, dessinée, tangible

Volume : réel

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : juxtaposition et superposition, répétition, alternance, symétrie, asymétrie

À la fin du 1er cycle, l’élève doit pouvoir :

Tracer à main levée (crayon-feutre)

Nouer (lanière).

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COMPÉTENCE 1 Créer des images personnelles

Sens de la compétence :  la plupart du temps, l’élève travaille seul. Il transforme la matière, réelle ou virtuelle, dans un espace à deux ou à trois dimensions en faisant appel à sa mémoire, à l’observation ou à l’invention. Il a accès à des matériaux et à des outils artistiques traditionnels de qualité, auxquels s’ajoutent des matériaux et outils relatifs à la création numérique.

Composante de la compétence – Exploiter des gestes transformateurs et des éléments du langage plastique : choisir les gestes et les éléments les plus signifiants en rapport avec son intention de création ; développer des modalités d’utilisation de ces gestes et de ces éléments

Critères d’évaluation

– Efficacité de l’utilisation des gestes transformateurs

– Justesse de l’exploitation des propriétés des matériaux

Attentes de fin de cycle : il exploite la dynamique de création de façon consciente et, la plupart du temps, autonome. À partir de techniques bidimensionnelles et tridimensionnelles il expérimente l’utilisation des matériaux retenus par lui et l’enseignant pour sa création, contrôle des gestes transformateurs, tire parti des propriétés des matériaux et des outils exploités, et utilise de façon personnelle le langage plastique. Ses réalisations résultent d’une organisation cohérente des éléments qui les composent.

COMPÉTENCE 3 Apprécier des œuvres d’art et objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques

Sens de la compétence : au moment où il aborde une œuvre, une image ou un objet du patrimoine artistique pour en faire l’analyse, l’élève est invité à s’en imprégner et à porter attention à ses réactions émotives et esthétiques. Il relève certains éléments expressifs ou symboliques qui lui paraissent signifiants et il les met en relation avec l’effet que l’œuvre a produit sur lui. 

Composante de la compétence – Analyser une œuvre ou une réalisation : s’imprégner de l’œuvre ou de la réalisation et y repérer des éléments matériels et langagiers ; dégager des éléments signifiants à partir de critères variés

Critère d’évaluation

– Cohérence des liens entre les éléments constitutifs de l’image, ce que l’élève a ressenti et son appréciation

Attentes de fin de cycle : il discerne les éléments constitutifs d’une production artistique ainsi que les éléments symboliques et expressifs qui le touchent.

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel

L’importance du cercle Production Manitu Mani-utenam Durée : 12 min 09 s.

COMPÉTENCE TRANSVERSALE 5 – Se donner des méthodes de travail efficaces

Sens de la compétence : il doit évaluer sa progression en cours de route et effectuer des ajustements au besoin. Il ne se contente pas de suivre une voie toute tracée. En effet, il existe plus d’une façon de s’y prendre pour réaliser une tâche donnée, et l’efficacité relative des moyens retenus varie en fonction des caractéristiques de la personne et des ressources internes et externes dont elle dispose, tout autant que des exigences de la situation. 

Composante de la compétence – Réguler sa démarche : mobiliser les ressources requises ; personnes, matériel, temps, etc. ; adapter sa méthode de travail à la tâche et au contexte et réajuster ses actions au besoin ; mener la tâche à terme

Évolution de la compétence : il sait choisir les méthodes et les processus qui conviennent le mieux au contexte et à la tâche, de même qu’à ses caractéristiques personnelles en tant qu’apprenant. Il parvient à reconnaître ses forces et ses difficultés, à exploiter les premières et à pallier les secondes en tirant profit des ressources de son environnement.

Critères d’évaluation

– Persévérance et ténacité dans l’action

– Élargissement et adaptation des méthodes de travail

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Vivre ensemble et citoyenneté

Intention éducative
Amener l’élève à participer à la vie démocratique de l’école et à développer une attitude d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité.

Axe de développement – Contribution à la culture de la paix : notion de pouvoir ; interdépendance des personnes, des générations et des peuples ; égalité des droits ; conséquences négatives des stéréotypes et autres formes de discrimination ou d’exclusion

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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

2. Explorer l’environnement naturel des Innus

3Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens

OBJECTIFS TERMINAUX

2.5  Nommer les éléments naturels au campement en forêt

2.5.6  Stimuler l’adolescent à exprimer ses sentiments envers la nature qui l’entoure.

3.1  Trouver les valeurs transmises par les Anciens

3.1.1  À l’aide d’exemples simples tirés de la vie quotidienne, trouver les valeurs véhiculées par les Anciens.

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