Les fleurs par la forme et la couleur

PERLAGE SUR ENTOILAGE

Deuxième cycle – Secondaire 4

PROJET

Explorer la flore nord-côtière et les motifs de perlage dans la culture innue. Réaliser un motif floral.

UAPIKUN (Une fleur – Le trille ondulé). Perles sur entoilage, 3,5 x 3 pouces

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MATÉRIEL

1. Entoilage (support), format environ 3 x 3,5 (1 par élève)

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2. Feutrine (tapis), format environ 6 x 6 po (1 par élève).

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3. Vinyle 3,5 x 3 pouces (1 par élève)

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4. Aiguille à perler No 16 (1 par élève)

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5. Fil de nylon, 500 m – CSB33, 6.09 W ou Fil Nylon Miyuki 330 DTEX 50 mètres BLANC (1 bobine par table)

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6. Perles Miyuki (taille 11/0) de couleurs variées

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7. Colle transparente E6000

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8. Crayons de bois de couleurs variées (1 paquet par table)

9. Ciseaux (1 paire pour 2 élèves)

À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, deux crayons-feutres noirs (à pointe fine et régulière), une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours. La grandeur du cahier de traces recommandée est 9 x 12 po.

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VOCABULAIRE

Gestes : assembler, coller, découper, dessiner, pincer, tracer à main levée

Matériaux : entoilage, perles, fil de nylon

Outil : crayon de bois, aiguille

Techniques : assemblage, dessin, perlage

Langage plastique (éléments)

– Couleur lumière : intensité, contraste, couleurs claires, couleurs foncées

– Forme : figurative  

– Ligne : dessinée, tangible

– Texture : textures représentées

– Valeur : dans les tons, dans les couleurs, dans les teintes

– Volume : volume représenté

Organisation de l’espace : juxtaposition, répétition, superposition, alternance

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ÉTAPES DU COURS

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1. Présentation du projet. À quoi sert le perlage ? Qu’est-ce que le perlage ? La technique du perlage désigne l’ensemble des méthodes qui consistent à assembler, enfiler, tisser ou broder des perles pour créer des bijoux, des accessoires ou des décors. Elle englobe des pratiques variées comme le simple enfilage sur fil, le tissage à l’aiguille (Peyote, Brick Stitch), ou la broderie perlée de haute couture.

2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam

Perlage — Durée : 4 min 26 s.

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3. Nommer les différentes activités culturelles ayant trait à la vie innue de nos jours — Par exemple, la pratique de l’artisanat. Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus — Par exemple : confectionner de mocassins, des mitaines, des manteaux, etc. Découvrir les moyens ou les métiers qui se pratiquent dans sa communauté pour assurer les besoins de la vie — La confection de manteaux est essentielle pour assurer aux Innus un minimum de confort en hiver.

4. Apprécier des images — Appréciation d’une réalisation de l’artiste innue Ann Pinamen Volant. Repérer les éléments constitutifs de l’image et en dégage la structure en tenant compte du contexte historique, y compris les aspects socioculturels.

Ann Pinamen Vollant, Mitshishu, 2026, perles sur entoilage

Amulettes de perles

Chapeaux perlés

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1988
Mani-utenam, Québec

Innue de Uashat mak Mani-utenam, Ann Pinamen Vollant Michel commence à peindre à l’âge de 10 ans quand sa tante, Sylvana Michel, lui offre un coffret de peinture et un chevalet. Elle apprend par elle-même mais ce ne sera qu’après 2 ans à s’exercer qu’elle développera une réelle passion pour l’art. Même si l’art reste juste un passe-temps pour elle, Ann a quand même pris des cours d’initiation à la peinture au CÉGEP de Sept-Îles. Étant autodidacte, beaucoup de ses concepts viennent d’elle-même mais elle est tout de même grandement influencée par sa tante. Au fil du temps, à la peinture s’est rajouté la broderie, le perlage, pishanissens (mocassins) et l’artisanat faisant d’Ann une artiste multidisciplinaire unique.

Il y a quelques années, elle a eu l’opportunité d’exposer certaines de ses oeuvres au Musée de la civilisation de Québec. Elle diffuse principalement ses réalisations sur sa page Facebook personnelle. Étant professeure de maternelle dans la communauté, elle s’implique auprès des enfants. Elle a notamment fait don d’un capteur de rêve dans le cadre d’une levée de fonds pour Opération Enfant Soleil. C’est d’ailleurs qu’à ses élèves et aux membres de sa famille qu’elle transmet son savoir de l’artisanat. Elle rêve un jour d’avoir sa propre boutique pour y afficher et vendre ses tableaux et son artisanat.

Plan de travail d’un symbole emblématique innu de Ann Pinamen Volant

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Motifs floraux : inspirés de la nature et de l’art du nord, souvent visibles sur des pièces uniques ou des collections capsules muséales.

Panneau orné de perles, Innu, Québec ou Labrador. Fin des années 1800, perles de verre et coton. Musée canadien de l’histoire, III-X-172

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Détail. Tissu orné de perles, Innu, Côte-Nord du Québec. Contemporain

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UTILISATION DU PERLAGE

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TECHNIQUE DE PERLAGE

Traditionnelle

Les perles étaient enfilées sur du fil fait avec du tendon, du coton, du lin ou de la laine. Elles étaient tissées, brodées ou appliquées à de la peau tannée ou sur un tissu comme de la laine. Les aiguilles étaient faites à partir d’os d’animaux.

À noter : le nombre de perle peut varié, mais selon la technique ancestrale innue, on enfile quatre perles à la fois.

Point Crow

  • Utiliser pour réaliser sur la matière une longue rangée de perles courbe ou droite.
  • Utiliser pour tracer le contour des éléments à perler.
  • Utiliser pour remplir des espaces – fond.

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– Tracer une ligne droite sur le tissu ou le cuir.

– Enfiler l’aiguille, nouer le bout du fil.

– Sortir le fil d’envers sur endroit.

– Enfiler quatre perles sur le fil.

– Coucher le fil enfilé de perles sur la matière et bien le tendre.

– Aligner les perles sans trop les tasser (former une belle ligne droite avec les perles).

– Retenir la dernière perle avec une main.

– Repiquer l’aiguille d’endroit sur envers à l’extrémité de la dernière perle, la 4e.

– Positionner l’aiguille pour qu’elle ressorte toute droite entre la 2e et la 3e perle, toujours sur la ligne tracée.

– Sortir le fil et le passer (enfiler) dans la 3e et la 4e perles. On obtient un point arrière. 

– Enfiler quatre autres perles et continuer.

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PRÉPARATION

Imprimer et couper le tableau de la flore Nord-Côtière, format env. 5 x 4 pouces (1 par élève)

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– les fleurs de la Côte-Nord, format environ 3 x 4 po (1 par élève).

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Distribuer à chaque élève :

– une photocopie du tableau de la flore Nord-Côtière

– une photocopie d’une fleur de la Côte-Nord

– des crayons de bois de couleurs variées (1 paquet par table).

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5. Identifier les plantes qui poussent dans la forêt — Coller le tableau des plantes dans son cahier de traces et écrire La flore Nord-Côtière en haut du tableau. À tour de rôle, piger une photocopie d’une fleur et entourer le numéro relié à cette fleur.

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6. Tracer un rectangle de 4 x 3 po dans le cahier de traces et dessiner un croquis de sa fleur. À noter : prendre toute la surface du rectangle. Colorier la fleur aux crayons de bois. À noter : si la couleur observée ne se trouve pas parmi les couleurs proposés, utiliser celle qui se rapproche le plus de celle désirée. À l’aide du tableau des fleurs, écrire le nom de sa fleur sous son croquis. Effacer les traits de crayon à mine. Insérer la photocopie dans son cahier de traces.

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EXERCICES DE BASE

À noter : la grosseur des perles varie et est identifiée par un numéro. Plus le numéro est grand plus la perle est petite (15/0). Plus le numéro est petit, plus la perle est grosse (5/0). La taille des aiguilles à perler varie aussi, une grosseur 10 (taille universelle) est bien pour les perles 10, 12 ou 13. Il faut choisir la grosseur de l’aiguille en fonction de la grosseur des trous des perles. 

PRÉPARATION

Placer des perles noires sur une table (24 par élève).

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Couper de l’entoilage, format environ 3 x 3 po (1 par élève)

– de la feutrine, format environ 6 x 6 po (1 par élève).

Distribuer à chaque élève :

– des perles (24 par élève)

– une aiguille

– du fil de nylon (1 bobine par table)

– de l’entoilage

– de la feutrine

– des ciseaux (1 paire pour 2 élèves)

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7. Tracer une ligne courbe d’environ 2 pouces sur l’entoilage, au crayon-feutre noir (p. ex. : un S).

8. Couper du fil de nylon d’environ 10 pouces et enfiler l’aiguille. Sécuriser un bout du fil avec un nœud épais pour que les perles ne tombent pas (l’autre bout reste libre). Ajuster la longueur souhaitée.

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9. Démonstration — Placer les perles sur de la feutrine pour éviter qu’elles ne roulent (pour les stabiliser). Piquer en dessous de l’entoilage et faire ressortir l’aiguille au début de la ligne tracée. Enfiler quatre perles à l’aide de l’aiguille et coucher le fil enfilé de perles sur la matière et bien le tendre sur la ligne, retenir la dernière perle avec une main. Piquer à l’extrémité de la dernière perle. Positionner l’aiguille pour qu’elle ressorte toute droite entre la 3e et la 4e perle, toujours sur la ligne tracée. Insérer l’aiguille dans la 3e et la 4e perle (sans repiquer). Enfiler quatre autres perles et recommencer de la même manière. Terminer avec les quatre dernières perles. Piquer l’aiguille à la fin de la dernière perle. Voir la technique traditionnelle.

10. Démonstration — Piquer vers le haut, tout près de la dernière perle sécurisée et repasser dans chaque perle jusqu’au point de départ. Piquer l’aiguille dans l’entoilage. Retirer l’aiguille et attacher fermement les deux bouts du fil sous l’entoilage. Piquer l’aiguille sur la feutrine. Insérer dans son cahier de traces.

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RÉALISATION

PRÉPARATION

Déposer sur une table : des perles (environ 50 à 60 par élève), de la colle transparente E6000 et du vinyle.

Couper de l’entoilage, format environ 3 x 3,5 po (1 par élève).

Distribuer à chaque élève :

– les perles aux couleurs de sa fleur

– une aiguille (insérée dans le cahier de traces)

– du fil de nylon (1 bobine par table)

– de l’entoilage

– de la feutrine (insérée dans le cahier de traces)

– des ciseaux (1 paire pour 2 élèves).

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11. Démonstration — Choisir l’une des deux options suivantes : photocopier son croquis ou utiliser la photocopie de la fleur pigée. À noter : les grandeurs sont environ les mêmes. Découper grossièrement la photocopie de sa fleur (laisser une bande d’environ 1 pouce autour de l’image). Coller sur l’entoilage à l’aide d’un bâton de colle.

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12. Démonstration — Utiliser la technique apprise pour enfiler l’aiguille. Piquer l’aiguille au centre sur l’envers de la fleur (vers le haut) et enfiler quatre perles.

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13. Positionner l’aiguille pour qu’elle ressorte toute droite entre la 3e et la 4e perle, toujours sur la ligne tracée. Insérer l’aiguille dans la 3e et la 4e perle (sans repiquer). Enfiler quatre autres perles et recommencer de la même manière.

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14. Continuer en utilisant la technique apprise, mais cette fois, faire le contour des formes et sur la ligne de contour en changeant de couleur si nécessaire. Attention : les couleurs doivent être fidèles à l’image (autant qu’il est possible). À noter : pour sécuriser son travail, piquer à l’extrémité de la dernière perle ; lorsque l’aiguille doit changer de direction, il est préférable de sécuriser son travail et de repiquer vers le haut, tout près de la dernière perle sécurisée.

15. Remplir les formes en alignant les perles. Attention : ne pas forcer l’insertion d’une perle car elle se découpera de l’ensemble. Terminer en faisant un nœud sous l’entoilage.

16. Perler une autre rangée à l’extérieur en utilisant une couleur pâle. Lorsque le contour de la fleur est terminer, repasser dans les perles une à une, du début à la fin pour solidifier le tout. Nouer le fil sous l’entoilage. À noter : pour empêcher le fil de se dénouer, brûler le bout du fil à l’aide d’un briquet.

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17. Découper l’entoilage assez près de la ligne de contour. ATTENTION : ne pas couper le fil !

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FINITION

18. Placer sa réalisation à l’endos d’un morceau de vinyle et tracer la ligne de contour au crayon-feutre noir. Découper le vinyle sur la ligne de contour. Utiliser de la colle E6000 pour coller sa réalisation sur l’envers du vinyle. À noter : appliquer de la colle partout à l’endos de sa réalisation et attendre quelques secondes avant d’assembler le collage pour une meilleure adhérence. Réaliser la dentelle après l’assemblage.

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19. Démonstration — Réaliser une dentelle : piquer l’aiguille à l’intérieur de la rangée de contour (dans un coin de préférence). Enfiler trois perles pour commencer et repiquer à la deuxième perle, toujours à l’intérieur de la rangée contour. Enfiler la deuxième perle par en dessous, tirer vers le haut et enfiler à nouveau deux perles… continuer de la même manière et perler tout le contour jusqu’à la fin. Piquer la première des trois perles de départ. Terminer en faisant un nœud sous le perlage. Photographier sa réalisation.

Démonstration de Ann Pinamen Volant — Dentelle – Durée : 2 min 26 s.

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OPTIONNEL : placer la réalisation sur un tissu avant de réaliser la dentelle (p. ex. : sur un jeans ou dénim). Le perlage sera alors cousu sur le tissu.

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20. Imprimer sa réalisation finale. Coller dans son cahier de traces.

CONCLUSION   

Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour entretenir un rapport dynamique avec son milieu, tout en gardant une distance critique à l’égard de la consommation et de l’exploitation de l’environnement.

21. Réaliser une exposition : fixer les réalisations sur un carton (noir de préférence), format 4,5 x 4 pouces et fixer au mur. Écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e ainsi que le niveau du groupe sur une petite carte et fixer en haut des réalisations.

22. Écrire une étiquette d’identification : écrire le nom de l’artiste, le titre en innu-aimun (en italique et en lettres majuscules) et en français (en italique et en lettres minuscules) , l’année de réalisation, le médium, le support, et les dimensions en centimètre (sans point final). À noter : pour effectuer cette conversion, multiplier le nombre par 2,54 (p. ex. : 3,5 x 3 pouces = 8,89 x 7,5 cm)… on arrondit à 9 x 7,5 cm ; fixer sous sa réalisation.

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23. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…

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24. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE

Entoilage (ou stabilisateur) : en anglais « pellon » en couture. Il désigne un matériau non tissé ou tissé que l’on place à l’intérieur d’un vêtement ou d’un accessoire pour lui donner du corps, de la tenue ou de la stabilité.

Quinconce : disposition géométrique où des objets ou des plantes sont rangés par groupes de cinq (quatre aux angles d’un carré et le cinquième au centre), ou par extension, disposés en damier de manière alternée sur plusieurs rangs.

Sources :

– Linguee

– AFÉAO. Arts en direct. 2017. Le perlage, Chantal Brunelle

– Sobling Jewelry

– Association des antiquaires du Canada. Perlage Ojibway ou cree, panneau pour épaule circa, 1890-1910

– Institut Tshakapesh. Répertoire d’artistes

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CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégie : recourir à l’observation pour développer et enrichir sa perception des êtres et des choses ; recourir à des solutions ingénieuses pour résoudre une difficulté technique ou un incident de parcours

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs : assembler, coller, découper, dessiner, pincer, tracer à main levée

Matériaux : entoilage, perles, fil de nylon

Outil : crayon de bois, aiguille

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Couleur lumière : intensité, contraste, couleurs claires, couleurs foncées

Forme : figurative

Ligne : dessinée, tangible

Texture : textures représentées

Volume : volume représenté

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : juxtaposition, répétition, superposition, alternance

À la fin du 2e cycle, l’élève doit pouvoir :

Assembler.

Coller des formes en aplat ou en relief (sur un support ou un volume).

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COMPÉTENCE 2 – Créer des images médiatique

Sens de la compétence : des expérimentations plus poussées l’amènent à approfondir ses savoir-faire et sa capacité à transformer la matière ou la lumière. Lors de la mise en forme de son image, il réinvestit de façon efficace ses expérimentations et il porte une attention particulière à l’impact des gestes transformateurs sur la construction de sens.

Composante de la compétence – Structurer sa réalisation médiatique : Réinvestir le fruit de ses expérimentations ; valider l’impact médiatique du message visuel auprès d’un public témoin ; procéder à des ajustements ; raffiner, au besoin, certains éléments

Critères d’évaluation

– Efficacité de l’exploitation des gestes transformateurs et des propriétés des matériaux

– Intégration des retours réflexifs au cours de l’expérience de création

Développement de la compétence : au cours d’expérimentations dirigées, il est appelé à manipuler des matériaux et à faire des recherches gestuelles. Lors de la création, l’accent porte sur le réinvestissement des recherches préalables, l’efficacité des gestes transformateurs et l’impact du message. Pour mener à bien de telles tâches, l’élève doit s’arrêter régulièrement afin de faire le point, trouver des solutions aux problèmes qui surviennent et apporter les rectifications requises.

COMPÉTENCE 3 – Apprécier des images

Sens de la compétence : il repère les éléments constitutifs de l’image et en dégage la structure en tenant compte du contexte historique, y compris les aspects socioculturels. En apprenant à mettre les œuvres en contexte, il établit des liens avec des repères culturels découverts dans d’autres disciplines. Il relève ensuite certains éléments expressifs ou symboliques de l’image appréciée et les met en relation pour construire et dégager du sens. Il fait ainsi appel à ses expériences, à sa sensibilité esthétique et à ses connaissances artistiques, ce qui lui permet d’élaborer son argumentation et de justifier sa position. L’ensemble de ce processus d’appréciation se réalise dans le respect de l’image, mais aussi des autres élèves et du regard qu’ils portent sur elle. En confrontant sa perception avec celles des autres, l’élève approfondit sa compréhension et nuance son jugement. Il fait de fréquents retours réflexifs sur son expérience, à partir des traces qu’il a conservées pour témoigner de son cheminement.

Composante de la compétence – Porter un jugement d’ordre critique et esthétique : revoir son interprétation préalable de l’œuvre en fonction de son contexte historique, y compris ses aspects socioculturels ; construire son argumentation en tenant compte de certains critères d’appréciation et communiquer son point de vue

Critères d’évaluation

– Pertinence des éléments repérés

– Intégration de retours réflexifs

Attentes de fin de cycle : il met ces éléments en relation avec le sens qu’il perçoit et des aspects historiques de l’image, y compris les aspects socioculturels. Il élabore ainsi son appréciation en vue de la communiquer. Le jugement que l’élève porte sur les images appréciées prend en considération les qualités expressives et symboliques de ces images, le contexte dans lequel elles ont été réalisées et le sens qu’il en dégage.

Développement de la compétence : les tâches, qui se complexifient à chacune des années du cycle, reflètent les champs d’intérêt et la culture des élèves et se réfèrent à des éléments du répertoire visuel ainsi qu’à des repères culturels signifiants.

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel

— Perlage — Production Manitu Mani-utenam Durée : 4 min 26 s.

COMPÉTENCE TRANSVERSALE 2 – Résoudre des problèmes

Sens de la compétence : c’est par la diversité des problèmes présentés aux élèves que ces derniers sont amenés à découvrir qu’il peut y avoir plusieurs démarches possibles, qu’elles ne sont pas toutes également efficaces et que leur caractère plus ou moins approprié dépend souvent du contexte dans lequel elles s’inscrivent et des ressources dont ils disposent.

Composante de la compétence – Analyser les éléments de la situation : cerner le contexte, en percevoir les éléments déterminants et les liens qui les unissent ; saisir la structure du problème à résoudre l’objectif visé et en évaluer la complexité ; identifier les ressources disponibles ; imaginer différentes façons de faire 

Évolution de la compétence : ils sont capables de cerner, dans une problématique donnée, les caractéristiques des solutions potentielles et de structurer leur démarche en conséquence. Ils analysent les tenants et aboutissants de chacune des avenues qui s’offrent à eux. Ils évaluent leurs stratégies et celles des autres afin de trouver la meilleure solution possible.

Critères d’évaluation

– Rigueur dans la prise en compte des données initiales

– Précision de la définition du problème

– Qualité du retour sur la démarche

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Vivre-ensemble et citoyenneté

Intention éducative
Amener l’élève à participer à la vie démocratique de la classe ou de l’école et à développer une attitude d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité.

Axe de développement – Engagement, coopération et solidarité : dynamique d’entraide avec les pairs

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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

1. Connaître et respecter son groupe ethnique

2. Explorer l’environnement naturel des Innus

5. Reconnaître les différents aspects de la vie innue d’aujourd’hui

OBJECTIFS TERMINAUX

1.2 Découvrir des moyens à prendre pour que la vie en société lui permette de satisfaire ses propres

besoins

1.2.5 Découvrir les moyens ou les métiers qui se pratiquent dans sa communauté pour assurer les besoins de la vie.

2.5 Nommer les éléments naturels au campement en forêt

2.5.4 Identifier les plantes qui poussent dans la forêt.

5.1 Établir la différence entre le mode vie actuel sur la communauté et le mode vie d’autrefois

5.1.1  Nommer les différentes activités culturelles ayant trait à la vie innue de nos jours.

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