ASSEMBLAGE SUR FIL DE JARDIN
PROJET
Explorer les étapes de l’assemblage d’un canot traditionnel innu. Réaliser un mobile à l’aide de matériaux recyclés.

MANITIKANAU (Personnage). Assemblage, liège et perles sur fil de jardin, 14 x 3,5 x 1 pouces
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MATÉRIEL
1. Bouchons de liège (9 par élève)
2. Perles suggérées : 16 petites plates : 2 petites rondes : 13 moyennes rondes ; 2 grosses ; 4 petites rectangulaires, 6 moyennes rectangulaires (43 par élève)

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3. Fil métallique de jardin, format 1,5 mm (2 x 33 pouces par élève)

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4. Fil à brodé (cheveux)

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4. Perçeuse
5. Ciseaux (exacto)
6. Pistolet à colle
À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours.
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VOCABULAIRE
Gestes : tracer à main levée ; assembler, équilibrer, photographier, pincer
Matériaux : fil métallique, crayon-feutre
Outils : pinces
Techniques : assemblage, cadrage, photographie
Langage plastique (éléments)
– Forme : figurative
– Ligne : tangible
– Volume : réel
Langage multimédia : cadrage
Organisation de l’espace : énumération, juxtaposition, répétition, alternance, symétrie
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ÉTAPES DU COURS
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1. Présentation du projet. Qu’est-ce qu’un assemblage ? C’est l’action de réunir, de joindre ou de fixer ensemble plusieurs éléments pour former un tout cohérent. Il s’applique à des domaines variés (mécanique, construction, art, informatique) pour créer des structures, des objets ou des ensembles de pièces. Contrairement aux sculptures statiques, le mobile est animé, souvent appelé « sculpture cinétique ». Qu’est-ce que la sculpture cinétique ? C’est une œuvre d’art tridimensionnelle qui intègre le mouvement réel ou l’illusion de mouvement comme élément constitutif essentiel. Dérivé du grec kinesis (mouvement), cet art met en scène des formes animées par des moteurs, le vent, ou la manipulation du spectateur.
Généralement suspendu au plafond, il flotte dans l’espace. Les éléments sont minutieusement équilibrés sur des pivots pour se déplacer sans se heurter. Fil métallique métal, bois, formes colorées abstraites.
2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam
Canot traditionnel innu — Durée : 24 min 04 s.
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3. Qu’est-ce que la culture ? C’est l’ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération. Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne — Par exemple, l’entraide. Identifier un élément naturel utile à l’homme — La colle est fabriquée à base d’épinette mélangé à de la graisse d’ours. Identifier une façon de prendre des mesures qui serviront à la construction d’un objet utile en forêt — On se sert de ses bras et de ses mains. Identifier les outils utilisés par les Innus en forêt — Le couteau croche et la hache.
4. Apprécier des images — Repérer des éléments expressifs et symboliques et établir un rapport avec leur impact sur la production de sens ; mettre en relation les éléments retenus en les comparant avec d’autres réalisations ou d’autres contextes de production.

Assemblage Couverture des témoins de Carey Newman
Plus de 800 objets ont été recueillis dans 77 collectivités pour former cette œuvre d’art. Parmi les contributions, il y a des lettres, des photos, des témoignages, des livres, des vêtements, des œuvres d’arts et des fragments de bâtiments.

La Couverture des témoins sert de monument national pour reconnaître les atrocités de l’époque des pensionnats indiens, rendre hommage aux enfants et symboliser les efforts continus de réconciliation. Plus de 150 000 enfants autochtones ont été placés de force dans des pensionnats au Canada entre 1870 et 1996.
Nous avons tous et toutes des histoires à raconter. Pour croître dans la tolérance et la compréhension, nous devons écouter les histoires des autres. Stan Mackay, Aîné
La Couverture des témoins est un registre complet des histoires et des expériences vécues par les survivant·e·s des pensionnats indiens. Elle sert de témoin pour les victimes et les responsables de la violence. Elle témoigne de la résilience des peuples et des cultures autochtones de tout le territoire. Cette exposition de la Couverture des témoins marque la première phase de son éventuel placement permanent au MCDP. Elle est présentée dans la galerie Chaque geste compte, au niveau 4, jusqu’en septembre 2027.
Les contributions à la Couverture des témoins ont été offertes par des survivants et des survivantes des pensionnats et leurs familles, des conseils de bandes, des centres d’amitié et des gouvernements. D’autres objets ont été récupérés sur le site d’anciens pensionnats. Comme geste envers la réconciliation, les responsables du système des pensionnats, soit certaines Églises et le gouvernement fédéral du Canada, ont également donné des morceaux à inclure dans l’installation.
Tresses de cheveux

Marion et Ellen Newman – sœurs de l’artiste et filles de Victor Newman, survivant d’un pensionnat – ont fait pousser leurs cheveux pendant plus d’un an, puis ont fait couper leur tresse lors d’une cérémonie traditionnelle de huit jours. « C’était pour rendre hommage à notre père, mais aussi, c’était une façon d’honorer tous les enfants… parce c’était une expérience universelle », a expliqué Ellen au journal The Globe and Mail. Les enfants pensionnaires se faisaient couper ou raser les cheveux dès leur première journée à l’école – une pratique traumatisante pour beaucoup d’enfants autochtones venant de cultures où les cheveux constituaient une grande partie de leur identité et n’étaient coupés qu’en temps de deuil.

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Chaussure
Harold Gatensby, survivant du pensionnat de Carcross, au Yukon, a trouvé cette chaussure d’enfant alors qu’il montrait le site original du pensionnat à Rosy Hartman, coordonnatrice du projet de la Couverture des témoins. Le pensionnat original avait brûlé au début des années 1900. Rosy et l’artiste Carey Newman ont tous deux ressenti très clairement une présence ou un esprit lié au soulier, qui est devenu un des morceaux les plus puissants qu’ils sont recueilli. Dans la Couverture, le soulier est protégé derrière un panneau de plexiglas, mais il est également enveloppé d’une tresse de foin d’odeur, entouré de sauge (herbe sacrée traditionnelle) et fixé avec du tissu rouge, symbole de guérison et de protection.
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Insignes de mérite
À partir des années 1940, les élèves recevaient des insignes de mérite pour travaux réussis en cuisine, en couture, en tissage, en tricot, en ménage, en jardinage, en travail de cuir, en élevage laitier et en élevage de volailles. Ce système mis en place par le gouvernement fédéral faisait valoir les travaux manuels au‐dessus des résultats académiques. Emma Gladue, survivante du pensionnat de Blue Quills, en Alberta, a offert ces insignes qu’elle dit ont été gagnés à force de mauvais traitements et d’esclavage.
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Trophée de hockey Gordon Soldier Lady Hawks, de 1996
Ce trophée a été offert par Ed Bitternose, un survivant du dernier pensionnat à fermer ses portes au Canada. Il sert à montrer que c’est encore tout récemment que les enfants autochtones étaient placés en pensionnat.
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Le nom traditionnel de Carey Newman est Hayalthkin’geme. Il est un artiste autochtone multidisciplinaire, maître sculpteur, cinéaste, auteur et conférencier. Par son père, il est Kwakwak’awakw des clans Kukwekum, Giiksam et WaWalaby’ie du nord de l’île de Vancouver, et Salish du littoral de Cheam de la nation Sto:lo le long de la vallée du haut Fraser. Par sa mère, ses ancêtres sont des allochtones d’origines anglaise, irlandaise et écossaise.

La pratique artistique de Carey met en lumière des questions autochtones, sociales et environnementales, et examine l’impact du colonialisme et du capitalisme. Son art se nourrit du pouvoir des vérités matérielles pour exhumer la mémoire et déclencher des émotions qui conduisent à des changements positifs. Il cherche également à nouer des liens avec les communautés et à intégrer à son processus des méthodes innovantes issues des enseignements traditionnels et des visions du monde autochtones.Parmi les faits marquants de sa carrière, citons :
. Maître sculpteur du totem des esprits pour les jeux de Cowichan 2008. Il a parcouru la province de la Colombie-Britannique pour faire vivre l’expérience de sculpter un totem de 20 pieds à plus de 11 000 personnes.
. Une commande majeure intitulée « Dancing Wind » installée au village des athlètes des Jeux olympiques de 2010 à Whistler.
. La première du documentaire qu’il a écrit et coréalisé, au Festival international du film de Vancouver 2018.
. La publication de son premier livre, Picking Up the Pieces: Residential School Memories and the Making of the Witness Blanket.
Il continue de créer et de servir de conseiller pour des entreprises, des agences gouvernementales, des collectionneurs et des musées du monde entier.
Son œuvre la plus influente est sans doute la Couverture des témoins, qui traite du sujet de la vérité et de la réconciliation. Elle est composée d’objets recueillis auprès de pensionnats, d’édifices gouvernementaux et d’églises du Canada.
Carey a reçu la Médaille du service méritoire en 2017. Il a été nommé à l’Ordre de la Colombie-Britannique en 2018. Il est le titulaire actuel de la Chaire sur l’impact de la pratique des arts autochtones à l’Université de Victoria.
« Je me considère comme un artiste contemporain avec une âme traditionnelle. J’essaie d’innover, en créant du mouvement et de l’animation suspendue dans mon travail. En même temps, je travaille dans le strict respect des règles de mes traditions. Je suis enraciné dans la tradition tout en regardant vers l’avenir, et en essayant de refléter le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. La perfection est dans les détails et les détails sont infinis; c’est pourquoi mon travail n’est jamais terminé. Mon style se distingue par des lignes en mouvement rattachées à des figures traditionnelles. Si l’on peut voir où mes figures vont faire leur prochain mouvement, je commence à réussir. » Carey Newman/Hayalthkin’geme
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EXERCICES DE BASE
PRÉPARATION
Imprimer et couper le mannequin de bois, format env. 2 x 5 pouces (1 par élève).
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Rassembler des perles de grosseurs et de formes différentes (43 perles par élève). Perles suggérées :

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– bouchons de liège (9 par élève). Percer un trou à l’intérieur de chaque bouchon sur la longueur. À noter : percer sur un bloc de bois pour ne pas abîmer la surface de travail.

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Couper des bouchons de liège en deux (4 moitiés par élève). À noter : couper à l’aide de couteau à lame sécable (exacto).

Distribuer à chaque élève :
– 43 perles
– 9 bouchons de liège, dont 2 coupés (4 moitiés)
– une photocopie d’un mannequin de bois.
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5. Coller une photocopie d’un mannequin de bois dans le cahier de traces. Dessiner un bonhomme allumette très simple. C’est-à-dire que le personnage sera sur le dos, les jambes et les bras légèrement écartés. À noter : prendre les 3/4 de la page de façon à pouvoir insérer (ajouter) des éléments.
6. Tracer des cercles aux articulations sans oublier le cou.
7. Placer les bouchons de liège de façon à obtenir un personnage couché sur le dos, utiliser les moitiés de bouchons pour le torse et les avant-bras. Dessiner 2 lignes parallèles pour indiquer les bouchons de liège.

8. Assembler les perles nécessaires à la réalisation : choisir des perles pour les articulations. ATTENTION : ne pas oublier le cou. À noter : les perles utilisées pour les articulations devront être rondes. Choisir deux grosses perles soit, une pour la tête et l’autre pour le centre du corps. Choisir ensuite des perles plus petites pour les mains et les pieds. Photographier la composition. Placer les éléments dans une enveloppe. Écrire son nom sur l’enveloppe.

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13. Plier le fil métallique en commençant par la première lettre. Utiliser le fil tel un crayon, et de la même façon, en suivant les lignes de contour des lettres. Ne repasser qu’une seule fois sur une même ligne. Pour changer de direction, appuyer fermement à l’intersection de celle-ci et diriger le fil avec force. Accentuer les lignes afin de donner forme à la sculpture. À noter : la sculpture devra se tenir debout. Photographier sa réalisation.

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RÉALISATION
PRÉPARATION
Couper du fil métallique, format environ 2 m (1 par élève).
Distribuer à chaque élève :
– du fil métallique
– des pinces.
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14. Démonstration — Ouvrir le cahier de traces et placer le dessin du personnage à l’endroit choisi. Commencer la sculpture sur la ligne de départ et de la même façon que lors de l’exercice de base, c’est-à-dire en utilisant le fil tel un crayon, et de la même façon, en suivant la ligne continue. Ne repasser qu’une seule fois sur une même ligne. Pour changer de direction, appuyer fermement à l’intersection de celle-ci et, à l’aide de pinces, diriger le fil avec force.

ATTENTION : il faudra prendre en compte la longueur du fil restant tout au long de l’exercice, il sera donc nécessaire d’omettre certains éléments (qui sont superflus ou répétitifs) pour être en mesure de terminer la sculpture. À noter : le début et la fin ont souvent plus d’importance que le milieu de l’extrait. Utiliser des pinces pour accentuer les lignes afin de donner forme à la sculpture.

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15. Couper le fil à l’aide des pinces lorsque la sculpture est terminée. Aplanir la sculpture avec les mains jusqu’à ce que la surface soit plane. Photographier sa réalisation.
16. Imprimer les photographies, soit : son prénom (ou surnom) et sa réalisation finale. Coller dans son cahier de traces.
17. Écrire le titre de sa réalisation dans son cahier de traces. Voir la liste des personnages.
CONCLUSION
Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour développer des attitudes d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité.
18. Réaliser une murale : écrire le titre du projet, le nom de la légende ainsi que le nom de l’enseignant.e sur une petite carte et fixer. Fixer les réalisations au mur à l’aide des petits clous de façon à réaliser la légende du début à la fin. À noter : puisque la sculpture peut être vue des deux côtés on peut effectuer un retournement à l’horizontal si nécessaire, c’est-à-dire en fonction des réalisations suivantes et précédentes.


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19. Écrire une étiquette d’identification : le nom de l’artiste, le titre (en italique), l’année de réalisation, la technique, le médium, le support, et les dimensions en centimètre (sans point final). À noter : pour effectuer cette conversion, multiplier le nombre par 2,54 (p. ex. : 6,5 x 17 pouces = 48,18 x 16,51 cm)… on arrondit à 48 x 16,5 cm ; fixer l’étiquette sous sa réalisation.

19. Écrire une version courte de l’extrait dans son cahier de traces en utilisant les mots-clés. Écrire de nouveau sur un carton blanc et fixer sous l’étiquette.

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20. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…
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20. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE
Culture : ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.
Forme : agencement des structures.
Légende : récit fictif, le plus souvent d’origine orale, faisant appel au merveilleux ; évolution populaire du mythe dans sa fonction fondatrice d’une culture commune ; également synonyme d’un mythe, et renvoie à quelque chose dont l’existence n’a jamais été prouvée.
Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.
Transcription : action de convertir un contenu (oral, sonore, ou écrit) en un texte écrit, ou de le copier/transposer sous une autre forme. Elle s’applique à la conversion d’audio en texte, à la copie d’actes juridiques, à la notation musicale, ou au passage de l’ADN en ARN.
Sources :
– Nadia Myre, Meditations (Respite 03), 2017, impression à jet d’encre. Achat de la Collection d’arts visuels de l’Université McGill. © Nadia Myre / CARCC (2020)
– Nadia Myre, Encyclopédie canadienne
– La Presse canadienne / Leif Norman
– Tous les contes
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CONTENU D’APPRENTISSAGE
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC
Stratégie : recourir à l’exploration des matériaux pour alimenter son imaginaire et faire naître des images intérieures ; recourir à la visualisation pour saisir le développement d’images dans le temps et l’espace
GESTES TRANSFORMATEURS, MATÉRIAUX ET OUTILS
Gestes transformateurs : tracer à main levée, pincer, plier ; imprimer
Matériaux : crayon-feutre, fil métallique
Outil : pinces
CONCEPTS ET NOTIONS
Langage plastique (éléments)
Forme : figurative
Ligne : dessinée, tangible, courbe, droite
Volume : réel
Langage plastique (espace)
Organisation de l’espace : mouvement, rythme
Langage multimédia (spatiotemporel)
Cadrage
À la fin du 2e cycle, l’élève doit pouvoir :
Tracer à main levée (crayon-feutre).
Pincer, plier (fil métallique).
Imprimer.
COMPÉTENCE 1 – Créer des images médiatiques
Sens de la compétence : à mesure qu’il enrichit ses connaissances et ses savoir-faire artistiques, l’élève structure les éléments matériels et langagiers dans l’espace et le temps, de façon de plus en plus authentique, originale et expressive, en tenant compte de son intention de création. Il est aussi capable de prendre du recul pour s’assurer de l’adéquation entre ce qu’il veut exprimer et l’image en voie de matérialisation.
Composante de la compétence – Structurer sa réalisation médiatique : réinvestir le fruit de ses expérimentations ; mettre en forme les éléments matériels et langagiers, et les organiser en fonction du message à communiquer ; procéder à des ajustements ; raffiner, au besoin, certains éléments
Critères d’évaluation
– Réalisation authentique intégrant des éléments originaux et expressifs
– Efficacité de l’exploitation des gestes transformateurs et des propriétés des matériaux
– Intégration des retours réflexifs au cours de l’expérience de création
Attentes de fin de cycle : ses réalisations médiatiques sont authentiques, elles témoignent d’une recherche d’originalité et d’expressivité et elles exploitent la fonction de communication de l’image. Elles contiennent l’information à communiquer à des groupes de destinataires ciblés. À partir de matériaux issus de la tradition des arts plastiques, l’élève contrôle des gestes transformateurs, tire parti des propriétés des matériaux ainsi que des outils et utilise le langage médiatique de façon signifiante et efficace. Ses réalisations tiennent compte des caractéristiques culturelles des destinataires ciblés et des exigences du message à communiquer.
Développement de la compétence : ces tâches l’amènent à déterminer quels éléments de sa démarche sont signifiants, à consigner des informations sur ses expériences, à personnaliser l’outil de consignation, à évaluer sa démarche et son image à l’aide des critères retenus et à se donner des défis pour une prochaine création. Il doit en outre intégrer les éléments demandés dans son portfolio.
COMPÉTENCE 3 – Apprécier des images
Sens de la compétence : il exploite la démarche d’appréciation de façon plus consciente. Lorsqu’il aborde la lecture d’une image, il prend le temps de s’en imprégner, d’entrer en dialogue avec elle et de porter attention à ses réactions sensibles et esthétiques. Il repère les éléments constitutifs de l’image et en dégage la structure en tenant compte du contexte historique, y compris les aspects socioculturels.
Composante de la compétence – Porter un jugement d’ordre critique et esthétique : revoir son interprétation préalable de l’œuvre en fonction de son contexte historique, y compris ses aspects socioculturels
Critère d’évaluation
– Pertinence des éléments repérés
Attentes de fin de cycle : il repère et compare les éléments constitutifs d’une image ainsi que les éléments expressifs et symboliques qui la caractérisent. Il met ces éléments en relation avec le sens qu’il perçoit et des aspects historiques de l’image, y compris les aspects socioculturels.
Développement de la compétence : les tâches, qui se complexifient à chacune des années du cycle, reflètent les champs d’intérêt et la culture des élèves et se réfèrent à des éléments du répertoire visuel ainsi qu’à des repères culturels signifiants. Elles incitent l’élève à faire un inventaire de plusieurs possibilités d’interprétation, à gérer le temps accordé pour le travail d’appréciation et à assumer la responsabilité du matériel qu’il utilise. Elles l’amènent aussi à reconnaître les éléments signifiants de sa démarche, à consigner des informations sur ses expériences, à personnaliser l’outil de consignation, à évaluer sa démarche et à se donner des défis pour une prochaine appréciation.
LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel
— Innu, enseignement d’un grand-père à son petit-fils — Production Manitu Mani-utenam Durée : 50 min 21 s.
— Les oiseaux d’été — Joséphine Bacon au festival Innucadie, 2006 Production Manitu Mani-utenam Durée : 25 min 32 s.
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COMPÉTENCE TRANSVERSALE 4 – Mettre en œuvre sa pensée créatrice
Sens de la compétence : faire face à l’imprévu, gérer l’ambiguïté, s’adapter à des conditions nouvelles ou relever un défi sont autant de situations qui peuvent susciter, à des degrés divers, la créativité. Il faut en effet anticiper des issues possibles, imaginer des scénarios, trouver des façons inédites d’aborder une situation et concevoir de nouvelles façons de faire.
Composante de la compétence – Prendre sa place parmi les autres : percevoir l’influence des autres sur ses valeurs et ses choix
Évolution de la compétence : les élèves parviennent à mobiliser leurs propres ressources devant l’inconnue et à s’ouvrir à un plus grand champ de possibilités. Ils s’entraînent à percevoir de plus en plus rapidement les éléments de désordre dans une situation donnée et à les organiser et les réorganiser en créant des relations inédites.
Critères d’évaluation
– Originalité des liens établis entre les éléments d’une situation
– Souplesse dans l’exploitation de nouvelles idées
DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Santé et bien-être
Intention éducative
Amener l’élève à se responsabiliser dans l’adoption de saines habitudes de vie sur le plan de la santé, de la sécurité et de la sexualité.
Axe de développement – Conscience de soi et de ses besoins fondamentaux : besoin d’affirmation de soi.
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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS
Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)
Anne-Marie André, Uashat (Québec)
OBJECTIF GLOBAL
Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.
OBJECTIFS GÉNÉRAUX
2. Explorer l’environnement naturel des Innus
3. Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens
4. Découvrir les différents aspects de la vie innue d’autrefois en forêt et dans la communauté. Connaître et respecter son groupe ethnique
OBJECTIFS TERMINAUX
2.5 Nommer les éléments naturels au campement en forêt
2.5.6 Stimuler l’adolescent à exprimer ses sentiments envers la nature qui l’entoure.
2.5.5 Informer l’élève sur l’utilisation des différentes plantes en usage chez les Anciens.
3.4 Se familiariser avec les légendes innues
3..4.1 Prendre connaissance d’une légende ayant trait à la vie d’un animal en forêt.
3.4.5 Illustrer une légende innue.
4.7 Identifier les animaux de son milieu
4.7.4 Trouver des façons de respecter les animaux.
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