Le mannequin articulé par les perles

ASSEMBLAGE SUR FIL DE JARDIN

Deuxième cycle du secondaire

PROJET

Explorer les étapes de l’assemblage d’un canot traditionnel innu. Réaliser un mobile à l’aide de matériaux recyclables.


MANITIKANAU (Personnage). Assemblage, bouchons de liège et perles sur fil de jardin, 14 x 3,5 x 1 pouces

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MATÉRIEL

1. Bouchons de liège (9 par élève)

2. Perles suggérées : 16 petites plates : 2 petites rondes : 13 moyennes rondes ; 2 grosses ; 4 petites rectangulaires, 6 moyennes rectangulaires (43 par élève)

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3. Fil métallique de jardin, format 1,5 mm (2 x 33 pouces par élève)

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4. Fil à brodé (cheveux) 

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5. Perceuse

6. Couteau à lame sécable (exacto)

7. Pistolet à colle

À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours.

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VOCABULAIRE

Gestes : tracer à main levée ; assembler, équilibrer, photographier, pincer

Matériaux : fil métallique, crayon-feutre

Outils : pinces

Techniques : assemblage, cadrage, photographie

Langage plastique (éléments)

– Forme : figurative  

– Ligne : tangible

– Volume : réel

Langage multimédia : cadrage 

Organisation de l’espace : énumération, juxtaposition, répétition, alternance, symétrie

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ÉTAPES DU COURS

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1. Présentation du projet. Qu’est-ce qu’un assemblage ? C’est l’action de réunir, de joindre ou de fixer ensemble plusieurs éléments pour former un tout cohérent. Il s’applique à des domaines variés (mécanique, construction, art, informatique) pour créer des structures, des objets ou des ensembles de pièces. Contrairement aux sculptures statiques, le mobile est animé, souvent appelé « sculpture cinétique ». Qu’est-ce que la sculpture cinétique ? C’est une œuvre d’art tridimensionnelle qui intègre le mouvement réel ou l’illusion de mouvement comme élément constitutif essentiel. Dérivé du grec kinesis (mouvement), cet art met en scène des formes animées par des moteurs, le vent, ou la manipulation du spectateur.

Généralement suspendu au plafond, il flotte dans l’espace. Les éléments sont minutieusement équilibrés sur des pivots pour se déplacer sans se heurter.  Fil métallique métal, bois, formes colorées abstraites.

2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam

Canot traditionnel innu — Durée : 24 min 04 s.

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3. Qu’est-ce que la culture ? C’est l’ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération. Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne — Par exemple, l’entraide. Identifier un élément naturel utile à l’homme — La colle est fabriquée à base d’épinette mélangé à de la graisse d’ours. Identifier une façon de prendre des mesures qui serviront à la construction d’un objet utile en forêt — On se sert de ses bras et de ses mains. Identifier les outils utilisés par les Innus en forêt — Le couteau croche et la hache.

4. Apprécier des images Repérer des éléments expressifs et symboliques et établir un rapport avec leur impact sur la production de sens ; mettre en relation les éléments retenus en les comparant avec d’autres réalisations ou d’autres contextes de production.

Assemblage Couverture des témoins de Carey Newman

Plus de 800 objets ont été recueillis dans 77 collectivités pour former cette œuvre d’art. Parmi les contributions, il y a des lettres, des photos, des témoignages, des livres, des vêtements, des œuvres d’arts et des fragments de bâtiments.

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La Couverture des témoins sert de monument national pour reconnaître les atrocités de l’époque des pensionnats indiens, rendre hommage aux enfants et symboliser les efforts continus de réconciliation. Plus de 150 000 enfants autochtones ont été placés de force dans des pensionnats au Canada entre 1870 et 1996.

Nous avons tous et toutes des histoires à raconter. Pour croître dans la tolérance et la compréhension, nous devons écouter les histoires des autres. Stan Mackay, Aîné

La Couverture des témoins est un registre complet des histoires et des expériences vécues par les survivant·e·s des pensionnats indiens. Elle sert de témoin pour les victimes et les responsables de la violence. Elle témoigne de la résilience des peuples et des cultures autochtones de tout le territoire. Cette exposition de la Couverture des témoins marque la première phase de son éventuel placement permanent au MCDP, Musée canadien des droits de la personne. Elle est présentée au niveau 4 la galerie Chaque geste compte jusqu’en septembre 2027.

Les contributions à la Couverture des témoins ont été offertes par des survivants et des survivantes des pensionnats et leurs familles, des conseils de bandes, des centres d’amitié et des gouvernements. D’autres objets ont été récupérés sur le site d’anciens pensionnats. Comme geste envers la réconciliation, les responsables du système des pensionnats, soit certaines Églises et le gouvernement fédéral du Canada, ont également donné des morceaux à inclure dans l’installation.

Tresses de cheveux

Marion et Ellen Newman – sœurs de l’artiste et filles de Victor Newman, survivant d’un pensionnat – ont fait pousser leurs cheveux pendant plus d’un an, puis ont fait couper leur tresse lors d’une cérémonie traditionnelle de huit jours. « C’était pour rendre hommage à notre père, mais aussi, c’était une façon d’honorer tous les enfants… parce c’était une expérience universelle », a expliqué Ellen au journal The Globe and Mail. Les enfants pensionnaires se faisaient couper ou raser les cheveux dès leur première journée à l’école – une pratique traumatisante pour beaucoup d’enfants autochtones venant de cultures où les cheveux constituaient une grande partie de leur identité et n’étaient coupés qu’en temps de deuil.

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Chaussure

Harold Gatensby, survivant du pensionnat de Carcross, au Yukon, a trouvé cette chaussure d’enfant alors qu’il montrait le site original du pensionnat à Rosy Hartman, coordonnatrice du projet de la Couverture des témoins. Le pensionnat original avait brûlé au début des années 1900. Rosy et l’artiste Carey Newman ont tous deux ressenti très clairement une présence ou un esprit lié au soulier, qui est devenu un des morceaux les plus puissants qu’ils ont recueillis. Dans la Couverture, le soulier est protégé derrière un panneau de plexiglas, mais il est également enveloppé d’une tresse de foin d’odeur, entouré de sauge (herbe sacrée traditionnelle) et fixé avec du tissu rouge, symbole de guérison et de protection.

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Insignes de mérite

À partir des années 1940, les élèves recevaient des insignes de mérite pour travaux réussis en cuisine, en couture, en tissage, en tricot, en ménage, en jardinage, en travail de cuir, en élevage laitier et en élevage de volailles. Ce système mis en place par le gouvernement fédéral faisait valoir les travaux manuels au‐dessus des résultats académiques. Emma Gladue, survivante du pensionnat de Blue Quills, en Alberta, a offert ces insignes qu’elle dit avoir été gagnés à force de mauvais traitements et d’esclavage.

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Trophée de hockey Gordon Soldier Lady Hawks, de 1996

Ce trophée a été offert par Ed Bitternose, un survivant du dernier pensionnat à fermer ses portes au Canada. Il sert à montrer que c’est encore tout récemment que les enfants autochtones étaient placés en pensionnat.

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1975
Île de Vancouver

Le nom traditionnel de Carey Newman est Hayalthkin’geme. Il  est un artiste autochtone multidisciplinaire, maître sculpteur, cinéaste, auteur et conférencier. Par son père, il est Kwakwak’awakw des clans Kukwekum, Giiksam et WaWalaby’ie du nord de l’île de Vancouver, et Salish du littoral de Cheam de la nation Sto:lo le long de la vallée du haut Fraser. Par sa mère, ses ancêtres sont des allochtones d’origines anglaise, irlandaise et écossaise.

La pratique artistique de Carey met en lumière des questions autochtones, sociales et environnementales, et examine l’impact du colonialisme et du capitalisme. Son art se nourrit du pouvoir des vérités matérielles pour exhumer la mémoire et déclencher des émotions qui conduisent à des changements positifs. Il cherche également à nouer des liens avec les communautés et à intégrer à son processus des méthodes innovantes issues des enseignements traditionnels et des visions du monde autochtones. Parmi les faits marquants de sa carrière, citons :

. Maître sculpteur du totem des esprits pour les jeux de Cowichan 2008. Il a parcouru la province de la Colombie-Britannique pour faire vivre l’expérience de sculpter un totem de 20 pieds à plus de 11 000 personnes.

. Une commande majeure intitulée « Dancing Wind » installée au village des athlètes des Jeux olympiques de 2010 à Whistler.

. La première du documentaire qu’il a écrit et coréalisé, au Festival international du film de Vancouver 2018.

. La publication de son premier livre, Picking Up the Pieces : Residential School Memories and the Making of the Witness Blanket.

Il continue de créer et de servir de conseiller pour des entreprises, des agences gouvernementales, des collectionneurs et des musées du monde entier. Son œuvre la plus influente est sans doute la Couverture des témoins, qui traite du sujet de la vérité et de la réconciliation. Carey a reçu la Médaille du service méritoire en 2017. Il a été nommé à l’Ordre de la Colombie-Britannique en 2018. Il est le titulaire actuel de la Chaire sur l’impact de la pratique des arts autochtones à l’Université de Victoria.

«  Je me considère comme un artiste contemporain avec une âme traditionnelle. J’essaie d’innover, en créant du mouvement et de l’animation suspendue dans mon travail. En même temps, je travaille dans le strict respect des règles de mes traditions. Je suis enraciné dans la tradition tout en regardant vers l’avenir, et en essayant de refléter le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. La perfection est dans les détails et les détails sont infinis ; c’est pourquoi mon travail n’est jamais terminé. Mon style se distingue par des lignes en mouvement rattachées à des figures traditionnelles. Si l’on peut voir où mes figures vont faire leur prochain mouvement, je commence à réussir. » Carey Newman/Hayalthkin’geme

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EXERCICES DE BASE

PRÉPARATION

Imprimer et couper le mannequin de bois, format env. 2 x 5 pouces (1 par élève).

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Rassembler des perles de grosseurs et de formes différentes (43 perles par élève). Perles suggérées :

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– bouchons de liège (9 par élève). Percer un trou à l’intérieur de chaque bouchon sur la longueur. À noter : percer sur un bloc de bois pour ne pas abîmer la surface de travail.

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Couper des bouchons de liège en deux (4 moitiés par élève). À noter : couper à l’aide de couteau à lame sécable (exacto).

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Distribuer à chaque élève :

– 43 perles

– 9 bouchons de liège, dont 2 coupés (4 moitiés)

– une photocopie d’un mannequin de bois.

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5. Au centre d’une page de son cahier de traces, dessiner un bonhomme allumette très simple : le personnage se tiendra droit, les jambes et les bras légèrement écartés. À noter : prendre les 3/4 de la page de façon à pouvoir insérer (ajouter) des éléments.

6. À l’aide de l’image d’un mannequin, tracer des cercles aux articulations sans oublier le cou, le ventre, les mains et les pieds.

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7. Placer les bouchons de liège de façon à obtenir un personnage couché sur le dos, utiliser les moitiés de bouchons pour le torse et les avant-bras. Tracer 2 lignes parallèles pour indiquer les bouchons de liège complets, fermer d’un trait les moitiés de bouchons.

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8. Assembler les perles nécessaires à la réalisation : choisir des perles pour les articulations. ATTENTION : ne pas utiliser les petites perles plates pour cette opération. À noter : les perles utilisées pour les articulations devront être rondes. Choisir deux grosses perles, soit une pour la tête et l’autre pour le centre du corps. Choisir ensuite des perles plus petites pour les mains et les pieds.

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9. Photographier et imprimer la composition. Coller dans son cahier de traces. Indiquer l’emplacement des petites perles plates par des flèches… puisque le mannequin sera symétrique, n’indiquer leur emplacement que d’un côté. À noter : les 16 petites perles plates dissimuleront le fil lorsque le mannequin sera articulé, elles devront être placer avant et après les articulations. ATTENTION : choisir judicieusement, car il n’y a que 16 petites perles plates à positionner.

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10. Dessiner les perles manquantes dans son cahier. Tracer des lignes fines pour indiquer les petites perles plates. Retracer au crayon-feutre noir et effacer les traits de crayon à mine. Indiquer la forme et le nombre de perles associées à chacune. Pour plus de facilité au montage, noircir les cercles indiquant les 13 perles utilisées pour les articulations.

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11. Placer les éléments dans une enveloppe. Écrire son nom sur l’enveloppe.

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RÉALISATION

PRÉPARATION

Placer sur une table : un rouleau de fil à broder, des ciseaux, des pinces et un pistolet à colle (placer un bout de carton sous l’embouchure du pistolet pour ne pas abîmer la surface de travail).

Couper du fil métallique de jardin, format 33 pouces de longueur (2 par élève)

– du fil à broder de 10 pouces de longueur (10 par élève).

Distribuer à chaque élève :

– une enveloppe (identifiée à son nom)

– dix bouts de fil à broder

– deux bouts de fil métallique de jardin.

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12. Démonstration — Placer les 2 bouts de fils de jardin devant soi et commencer par une jambe en enfilant les perles une à une. Laisser un bout de fil de 1 pouce aux extrémités et plier de façon à empêcher les perles de s’échapper. ATTENTION : ne pas oublier d’enfiler les petites perles plates !

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13. Lorsque les 2 jambes sont assemblés, unir les 2 fils pour les insérer ensemble dans un bouchon de liège (le corps), continuer à travers la perle du centre et séparer les fils pour réaliser le torse, insérer les 2 perles sous le cou (au-dessus du torse). Assembler les fils et insérer les perles jusqu’au-dessus de la tête. Faire une loupe et redescendre sous le cou (repasser la tête et le cou). Laisser 1 à 2 pouces de fil au-dessus de la tête. Séparer les fils sous la perle du cou pour réaliser les bras.

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14. Insérer les perles jusqu’aux mains. Plier le fil restant sous les mains. Couper les fils au-dessus de la tête lorsque l’assemblage est satisfaisant.

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15. Rabattre les fil vers l’arrière et ajouter des cheveux : assembler et plier en deux les bouts de fil à broder ; appliquer de la colle chaude sur la tête du mannequin et fixer. ATTENTION : un peu de colle chaude suffit, s’il y  en a trop, ne pas enlever avec les doigts, mais avec un morceau de carton.

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16. Signer sa réalisation : écrire ses initiales au crayon-feutre noir sur le liège qui sert d’avant-jambe droit. Photographier sa réalisation, imprimer et coller dans son cahier de traces.

CONCLUSION   

Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour des mesures à prendre pour entretenir un rapport dynamique avec son milieu, tout en gardant une distance critique à l’égard de la consommation et de l’exploitation de l’environnement.

17. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e, le groupe et l’année de réalisation sur une carte, fixer au mur. Faire un nœud sous la perle du cou avec du fil à pêche (transparent) et fixer au mur ou au plafond près d’un mur.

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18. Écrire les dimensions d’un objet tridimensionnel : hauteur x largeur x profondeur (H x L x P). Écrire une étiquette d’identification : le nom de l’artiste, le titre (en italique), l’année de réalisation, la technique, le médium, le support, et les dimensions en centimètre (sans point final). À noter : pour effectuer cette conversion, multiplier le nombre x 2,54 (p. ex. : 14 x 3,5 x 1 pouces = 35,56 x 8,89 x 2,54 cm… on arrondit à 35,5 x 9 x 2,5 cm ; fixer l’étiquette au mur sous sa réalisation. 

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19. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…

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20. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE


Assemblage : désigne l’action de réunir, de joindre ou de fixer ensemble plusieurs éléments pour former un tout cohérent, ainsi que le résultat de cette opération. Il s’applique à des domaines variés (mécanique, construction, art, informatique) pour créer des structures, des objets ou des ensembles de pièces.

Culture : ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.

Sculpture cinétique : œuvre d’art tridimensionnelle qui intègre le mouvement réel ou l’illusion de mouvement comme élément constitutif essentiel. Dérivé du grec kinesis (mouvement), cet art met en scène des formes animées par des moteurs, le vent, ou la manipulation du spectateur.

Sources :

Photo : MCDP, Aaron Cohen, Couverture des témoins.

– Musée des beaux-arts du Canada

– Musée canadien pour les droits de la personne

– Fine arts (UVIC)

– University of the Fraser Valley

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CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégie : recourir à des solutions ingénieuses pour résoudre une difficulté technique ou un incident de parcours

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs : tracer à main levée, assembler des formes en aplat ou en relief sur un support ou un volume, pincer

Matériaux : crayon-feutre, fil métallique

Outil : pinces, objets divers (bouchons de liège, perles)

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Forme : figurative

Ligne : tangible, courbe, droite

Texture : réelle

Volume : réel

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : énumération, juxtaposition, répétition, alternance, équilibre, mouvement

Langage multimédia (spatiotemporel)

Cadrage

À la fin du 2e cycle, l’élève doit pouvoir :

Tracer à main levée (crayon-feutre)

Coller des formes en aplat ou en relief (sur un support ou un volume) 

Pincer, plier (fil métallique).

COMPÉTENCE 1 Créer des images personnelles

Sens de la compétence : lors de la mise en forme de son image, il réinvestit de façon efficace ses expérimentations et porte une attention particulière à l’impact des gestes transformateurs9 sur la construction de sens. Il est aussi capable de tirer parti des potentialités des matériaux et de structurer, de façon cohérente et signifiante, les composantes matérielles et formelles.

Composante de la compétence – Structurer sa réalisation personnelles : réinvestir le fruit de ses expérimentations ; mettre en mettre en  forme les éléments matériels et langagiers, et les organiser dans l’espace ; examiner ses choix matériels et langagiers au regard de son intention de création ; procéder à des ajustements en fonction de ses choix artistiques ; raffiner, au besoin, certains éléments.

Critères d’évaluation

– Cohérence entre l’intention de création, le développement de la mise en forme et la réalisation

– Efficacité de l’exploitation des gestes transformateurs et des propriétés des matériaux

– Intégration des retours réflexifs au cours de l’expérience de création

Attentes de fin de cycle : au cours du travail de création, l’élève cherche et développe des idées personnelles, contrôle des gestes transformateurs, tire parti des propriétés matérielles ainsi que des outils et utilise le langage plastique de façon personnelle. Ses réalisations résultent d’une organisation cohérente et signifiante des éléments qui les composent.

Développement de la compétence : au cours d’expérimentations dirigées, l’élève est appelé à manipuler des matériaux et à en explorer les propriétés. Lors de la création, l’accent porte sur l’efficacité des gestes transformateurs. Pour mener à bien de telles tâches, l’élève doit s’arrêter régulièrement afin de faire le point, trouver des solutions aux problèmes qui surviennent et apporter les rectifications requises.

COMPÉTENCE 3 Apprécier des images

Sens de la compétence : il exploite la démarche d’appréciation de façon plus consciente. Lorsqu’il aborde la lecture d’une image, il prend le temps de s’en imprégner, d’entrer en dialogue avec elle et de porter attention à ses réactions sensibles et esthétiques. Il repère les éléments constitutifs de l’image et en dégage la structure en tenant compte du contexte historique, y compris les aspects socioculturels.

Composante de la compétence – Construire son interprétation de l’image : repérer des éléments expressifs et symboliques, et établir un rapport avec leur impact sur la production de sens ; mettre en relation les éléments retenus en les comparant avec d’autres réalisations ou d’autres contextes de production.

Critères d’évaluation

– Pertinence des éléments repérés

– Présence d’éléments personnels dans son interprétation

Attentes de fin de cycle : il repère et compare les éléments constitutifs d’une image ainsi que les éléments expressifs et symboliques qui la caractérisent. Il met ces éléments en relation avec le sens qu’il perçoit et des aspects historiques de l’image, y compris les aspects socioculturels. Il élabore ainsi son appréciation en vue de la communiquer. Cette appréciation reflète une lecture personnelle et sensible de l’image.

Développement de la compétence : les tâches, qui se complexifient à chacune des années du cycle, reflètent les champs d’intérêt et la culture des élèves et se réfèrent à des éléments du répertoire visuel ainsi qu’à des repères culturels signifiants. Elles incitent l’élève à faire un inventaire de plusieurs possibilités d’interprétation, à gérer le temps accordé pour le travail d’appréciation et à assumer la responsabilité du matériel qu’il utilise. Elles l’amènent aussi à reconnaître les éléments signifiants de sa démarche, à consigner des informations sur ses expériences, à personnaliser l’outil de consignation, à évaluer sa démarche et à se donner des défis pour une prochaine appréciation. Il lui faut en outre intégrer les éléments demandés dans son portfolio.

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel

Canot traditionnel innuProduction Manitu Mani-utenam Durée : 50 min 21 s.

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COMPÉTENCE TRANSVERSALE 5 – Résoudre des problèmes

Sens de la compétence : c’est par la diversité des problèmes présentés aux élèves que ces derniers sont amenés à découvrir qu’il peut y avoir plusieurs démarches possibles, qu’elles ne sont pas toutes également efficaces et que leur caractère plus ou moins approprié dépend souvent du contexte dans lequel elles s’inscrivent et des ressources dont ils disposent.

Composante de la compétence – Mettre à l’essai des pistes de solution : générer et inventorier des pistes de solution ; en examiner la pertinence et en apprécier les exigences et  les conséquences ; choisir une piste de solution, la mettre en pratique et juger de son efficacité ; au besoin, en mettre une autre à l’essai.

Évolution de la compétence : ils doivent résoudre des problèmes qui présentent un plus grand indice de complexité par ce que peu ou mal définis, ou situés dans des contextes plus ambigus. Ils sont capables de cerner, dans une problématique donnée, les caractéristiques des solutions potentielles et de structurer leur démarche en conséquence.

Critères d’évaluation

– Précision de la définition du problème

– Souplesse dans la poursuite des pistes de solution

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Environnement et consommation

Intention éducative
Amener l’élève à entretenir un rapport dynamique avec son milieu, tout en gardant une distance critique à l’égard de la consommation et de l’exploitation de l’environnement

Axe de développement – Utilisation responsable de biens et de services : souci d’une gestion intégrée des ressources et des déchets.

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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

2. Explorer l’environnement naturel des Innus

3Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens

4. Découvrir les différents aspects de la vie innue d’autrefois en forêt et dans la communauté. Connaître et respecter son groupe ethnique

OBJECTIFS TERMINAUX

2.5  Nommer les éléments naturels au campement en forêt

2.5.2  Identifier un élément naturel utile à l’homme.

3.1  Trouver les valeurs transmises par les Anciens

3.1.2  Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne.

3.1.6 Identifier une façon de prendre des mesures qui serviront à la construction d’un objet utile en forêt.

3.1.7  Identifier les outils utilisés par les Innus en forêt.

4.1  Indiquer, selon le rythme des saisons, le genre d’activités propre à la vie en forêt

4.1.1  Identifier une activité de la vie en forêt selon les saisons.

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