La scène de vie par les ombres et la lumière

PEINTURE SUR PAPIER AQUARELLE

Deuxième cycle du secondaire

PROJET

Explorer l’environnement naturel des Innus etles différents aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui. Réaliser une scène de la vie quotidienne des Innus en forêt.

MATAMEKU (La truite mouchetée) – Acrylique sur papier aquarelle, 14 x 11 pouces

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MATÉRIEL

1. Papier aquarelle, 11 x 14 po (1 par élève)

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2. Crayon-feutre, pointe fine et régulière (1 de chaque par élève)

3. Peinture acrylique : jaune, magenta, cyan, blanc et noir

4. Vaporisateur (eau)

5. Retardateur (médium pour acrylique)

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6. Pinceaux (un petit et un moyen par élève)

7. Petite assiette de carton (1 par 2 élève)

8. Assiettes de carton (1 par élève)

9. Contenant (eau), (1 par élève)

10. Papier brun (essuyer les pinceaux)

11. Couteau de plastique (ou de bois)

12. Papier à masquer, format 2 po de largeur (2 bouts de 15 po par élèves).

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À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours. La grandeur du cahier de traces recommandée est 9 x 12 po.

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VOCABULAIRE

Gestes : appliquer un pigment coloré (en aplat, à la tache, au trait), dessiner, équilibrer, peindre, photographier, numériser, tracer à main levée

Matériaux : crayon-feutre, acrylique

Outils : caméra numérique, numériseur, pinceau

Techniques : dessin, peinture

Langage plastique (éléments)

–  Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, cyan, magenta), couleurs secondaires (orangé, vert et violet), couleurs complémentaires, couleurs claires, couleurs foncées 

– Forme : figurative  

– Ligne : dessinée, peinte

Texture : représentée

– Valeur : dans les tons, dans les couleurs, dans les teintes

– Volume : suggéré

Langage multimédia : cadrage 

Organisation de l’espace : juxtaposition, superposition, répétition, alternance, mouvement

Représentation de l’espace : perspective en diminution

Organisation spatiotemporelle : internet

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ÉTAPES DU COURS

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1. Présentation du projet. Qu’est-ce qu’une scène de vie innue ?  

2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam

Campement d’automneDurée : 12 min 25 s.

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3. Identifier une activité de la vie en forêt selon les saisons — Les Innus vont à la chasse en automne. Identifier un élément naturel utile à l’homme — Quelle était l’habitation la plus facile et rapide à monter en automne ? Le tipi se prêtait très bien à l’automne, à l’époque des voyages en forêt. Montrer la façon dont les hommes montent une tente en identifiant bien chaque pièce qui en fait partie — Il suffisait parfois de planter trois perches enrobées d’une toile, de pratiquer une ouverture dans le toit et de faire un feu sur le sable dans la tente en y incorporant des pierres pour conserver la chaleur. Quel est l’habitation utilisée en forêt de nos jours ? Les Innus utilisent plutôt une tente rectangulaire, appelée « tente de prospecteur ». Elle est aussi facile à monter que le tipi et, en prime, accepte d’héberger un petit poêle de métal avec lequel les gens font la cuisine.

4. Expliquer la participation des femmes dans le montage de la tente — Par exemple, elles entretenaient le campement ; elles allaient chercher du sapin pour mettre sur le sol à l’intérieur des tentes ; elles posaient des volets ; elles pêchaient et nettoyaient les poissons, elles s’occupaient des enfants. Nommer les éléments nécessaires au campement — À proximité d’un cours d’eau où, idéalement, on peut trouver du poisson, du bois (chauffer et cuisiner) et du sapin (sol). Où place-t-on l’ouverture ? À l’abri du vent. Écrire les éléments dans son cahier de traces.

5. Apprécier des images Appréciation d’une peinture de l’artiste innu, Ernest Aness Dominique. Repérer des aspects historiques, y compris les aspects socioculturels, à l’aide de l’information mise à sa disposition et établir des liens entre ces éléments.

Ernest Aness Dominique, UASHIKANASHTEU SHIPU, 2016, acrylique sur toile

1965
Schefferville, Québec

Né à Schefferville, petite ville minière située au nord du 55e parallèle, dans une famille de 12 enfants majoritairement tous artistes. Il n’a pas eu la vie facile et afin de s’évader des problèmes sociaux, aujourd’hui de plus en plus connus de tous, il s’est tourné vers la peinture qui devint une passion enivrante. Dès son enfance, il participe à plusieurs concours qui lui ont valu l’appréciation de tous. Ernest Dominique, Aness de son nom d’artiste, a commencé à peindre à l’âge de 8 ans. Dès ce moment, sa peinture devenait toute sa vie. 

Une passion qu’il a cultivée tout au long de sa jeunesse et qui est devenue un métier, à la suite d’une rencontre avec l’homme politique québécois André Maltais.

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« Moi je faisais des illustrations pour du matériel pédagogique de l’école de Uashat. André est arrivé et a vu mes dessins. Il m’a demandé tout bonnement si je faisais aussi de la peinture. J’ai dit oui, je fais de la peinture. Il m’a demandé si je serais intéressé à faire une exposition à Québec. Ça a été pour moi un événement spécial. »

Il signe parfois ses tableaux sous le pseudonyme de Aness, en souvenir de sa grand-mère. Dans ses oeuvres, il dévoile à travers ses visages d’enfants, de jeunes femmes, de vieillards ou de guerriers autochtones, toute la douleur d’un peuple tragiquement marqué par l’histoire. À ce jour, il eut la chance de participer à un grand nombre d’expositions prestigieuses, notamment au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ernest Dominique a aussi participé à la création de lithographies et d’illustrations de couvertures d’oeuvres littéraires. À la fois portraitiste et peintre animalier, il se distingue par le profond réalisme de son coup de pinceau. Bien au-delà de la beauté plastique, le réalisme est pour lui très important lorsqu’il peint des animaux ou des personnages.

« Le livre d’histoire n’est pas complet. On parle beaucoup de Champlain, on parle beaucoup de Cartier, mais quand ces gens-là sont arrivés au Québec, il y avait des chefs ici sur place qui les ont accueillis. Je trouve ça important pour ma fierté et la fierté de la jeune relève qui vient de connaître ce passé-là. »

Depuis, cet artiste autodidacte a exposé à plusieurs endroits dans le monde, notamment à Dubaï ( Émirats arabes unis), à Delhi (Inde), à Monastir (Tunisie), à Phoenix (Arizona), à Paris (France), à Strasbourg (France) et à Shanghai (Chine).

À travers ses 35 ans de vie artistique professionnelle, Aness a développé son style. De peintre animalier à peintre portraitiste, il souhaite aujourd’hui consacrer une place importante à l’histoire dans son oeuvre. Si la peinture lui permet aujourd’hui de gagner sa vie, elle représente aussi une forme de thérapie.

« Je suis alcoolique », admet-il. « Il y a des personnes autour de nous qui boivent depuis qu’elles sont très jeunes, qui font l’expérience de l’alcool très jeune, à l’âge de 12,13 ans. Je vois beaucoup de gens qui ont de la misère à s’en sortir. C’est très difficile. »

Maintenant il réside à Wendake, (village Huron), lieu où il a ouvert la première Galerie d’art des première Nations dans l’est du Canada. La mission de la Galerie d’art Ernest ‘Aness’ Dominique, est de mieux faire connaître la vie des nations du Québec et à faire comprendre quelques traits spécifiques de leurs culture ancestrales et ce, à travers les jeunes artistes et artisans de toutes les nations qui exposeront à la galerie.

Tableaux de Ernest Aness Dominique

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PRÉPARATION

Imprimer et couper le cercle chromatique, format env. 2,5 x 2,5 pouces (1 par élève)

Distribuer à chaque élève :

– une photocopie du cercle chromatique

– deux crayons-feutres noirs (à pointe fine et régulière).

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6. Tracer un rectangle d’environ 6 x 3 pouces, au crayon à mine et à main levée dans son cahier de traces. Réaliser un croquis à l’aide de la liste des éléments nécessaires au campement et la technique de la ligne continue : de haut en bas et de gauche à droite. Dessiner une scène de vie qui inclue tous les éléments. À noter : plus les éléments sont hauts, plus ils sont petits donc, plus ils sont bas plus ils sont grands. ATTENTION : appuyer très légèrement sur la mine du crayon pour pouvoir effacer facilement. À noter : utiliser les TIC (Internet) pour trouver des images de certains éléments (p. ex. : une truite grise). Retracer au crayon-feutre noir.

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7. Tracer deux lignes divergentes au crayon à mine à partir du haut de l’image pour réaliser un faisceau lumineux. Qu’est-ce qu’un faisceau lumineux ? C’est l’ensemble des rayons lumineux provenant d’une même source (ampoule, phare, soleil). En optique, il se décompose en trois types selon l’orientation des rayons :

Parallèle (ou cylindrique) : la lumière est concentrée, ne s’élargit pas.

Divergent : les rayons s’écartent et éclairent une zone plus large.

Convergent : les rayons se concentrent vers un même point.

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Qu’est-ce que le cercle chromatique ?

C’est un outil visuel qui représente les couleurs de manière organisée. Bien que certains cercles chromatiques comprennent aujourd’hui plus de nuances, le cercle chromatique traditionnel inclut 12 couleurs principales : trois couleurs primaires (magenta, cyan, jaune), trois couleurs secondaires (vert, orangé, violet) créées en mélangeant les primaires, et six couleurs tertiaires, combinaisons de couleurs primaires et secondaires.

Aujourd’hui, le cercle chromatique est un outil de base utilisé dans de nombreux domaines qui impliquent l’utilisation de la couleur, comme l’art, le design, le marketing et la mode. Il nous aide à comprendre comment les couleurs interagissent entre elles et comment elles peuvent être combinées de manière harmonieuse.

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9. Coller une photocopie du cercle chromatique dans son cahier de traces. Qu’est-ce qu’une couleur complémentaire ? Opposées l’une à l’autre sur le cercle chromatique, elles se renforcent mutuellement lorsqu’elles sont placées côte à cote. Elles sont : jaune et violet, magenta et vert, cyan et orangé. Écrire les couleurs et leur complémentaire dans le cahier de traces.

10. La réalisation devra comprendre les 6 couleurs complémentaires : par exemple, si les ciel est violet, un élément dans le ciel sera jaune (la lune). Si l’eau au centre est bleu, il contiendra un élément orangé. Si le sol est vert, un arbre aux feuilles rouges aura une couleur complémentaire au sol. Indiquer l’emplacement des couleurs sur le croquis par des flèches.

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LA PEINTURE À L’ ACRYLIQUE

L’un des principaux avantages de la peinture acrylique est qu’elle a tendance à être plus résistante que la gouache. Elle résiste mieux à la lumière, à la poussière et à l’eau en général.

Les peintures acryliques utilisent un polymère acrylique comme liant. Qu’est-ce qu’un polymère ? C’est une très grande molécule (macromolécule) formée par l’enchaînement de nombreuses petites molécules de base, appelées monomères, reliées entre elles par des liaisons chimiques. On peut comparer un polymère à un collier de perles, où chaque perle individuelle est un monomère et le collier complet représente la chaîne du polymère. Qu’est-ce qu’un polymère acrylique ? Il s’agit essentiellement d’un type de plastique. C’est ce type de liant qui permet à la peinture acrylique d’être soluble dans l’eau lorsqu’elle est mouillée mais résistante à l’eau lorsqu’elle est sèche.

Lorsqu’on utilise la peinture acrylique, on constate rapidement qu’elle sèche beaucoup plus vite que la gouache, ce qui en fait une peinture plus difficile à mélanger, elle ne laisse pas beaucoup de temps pour travailler et mélanger les couleurs. Il existe quelques astuces pour ralentir le séchage (comme l’ajout d’un médium retardant à la peinture ou encore d’y ajouter de l’eau à l’aide d’un vaporisateur).

En résumé, la gouache offre une flexibilité presque illimitée, car on peut ajouter de l’eau à la peinture sèche pour la réactiver. La peinture acrylique quant à elle ne peut plus être retouchée une fois sèche, mais en ajoutant du médium retardant ou encore d’y ajouter de l’eau à l’aide d’un vaporisateur, elle sèche plus lentement. Il existe maintenant la gouache acrylique qui réunit la malléabilité de la gouache à la brillance de l’acrylique.

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EXERCICES DE BASE

PRÉPARATION

Déposer les éléments suivants sur une grande table : les trois couleurs primaires, des vaporisateurs et du retardateur (médium pour acrylique). Bien agiter les contenants avant d’ouvrir.

Distribuer à chaque élève :

– une assiette de carton (3 couleurs primaires)

– deux pinceaux (un petit et un moyen par élève)

– un contenant (eau)

– du papier brun (essuyer les pinceaux).

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10. Démonstration — Réaliser les 3 couleurs secondaires en utilisant les 3 couleurs primaires. Tracer un rectangle de 2 x 4 pouces au crayon à mine dans son cahier de traces. Réaliser différentes teintes à la gouache de gauche à droite en commençant par le bleu (cyan), ensuite le jaune et terminer par le rouge (magenta). À noter : utiliser les deux pinceaux en alternance, soit un pour la première et l’autre pour la deuxième. ATTENTION : ne verser que la peinture acrylique utilisée immédiatement et en quantité minimale pour limiter qu’elle ne sèche trop rapidement ; bien nettoyer les pinceaux entre les couleurs pures.

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11. Démonstration — Peindre 3 sphères en réalisant un dégradé pour obtenir les 3 couleurs secondaires : tracer trois cercles d’environ 2 pouces de diamètre au crayon à mine dans son cahier de traces. À noter : on peut utiliser un compas pour plus de précision ; ralentir le séchage en ajoutant un médium pour acrylique (comme l’ajout d’un retardateur ou encore ajouter de l’eau à l’aide d’un vaporisateur).

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RÉALISATION

PRÉPARATION

Placer la peinture acrylique jaune, magenta et cyan, noir et blanc, des vaporisateurs et du retardateur (médium pour acrylique) sur une table, du papier à masquer, format 2 po de largeur (2 bouts de 15 po par élèves).

Distribuer à chaque élève :

– un papier aquarelle, 11 x 14 po

– trois couleurs primaires (dans une assiette de carton) laisser autant d’espace que possible entre les couleurs.

– du noir et du blanc dans une petite assiette (1 pour 2 élèves)

– deux pinceaux (un petit et un moyen par élève)

– un contenant (eau)

– du papier brun (essuyer les pinceaux)

– deux bouts de papier à masquer

– un couteau de plastique (ou de bois).

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12.  Que signifie format paysage et format portrait ? Le format paysage est horizontal (plus large que haut), idéal pour les vues panoramiques, les grands espaces et les scènes d’action. Le format portrait est vertical (plus haut que large), parfait pour isoler un sujet, mettre en valeur les visages ou capturer des éléments verticaux. Placer le papier aquarelle côté portrait afin de capturer des éléments verticaux.

13. Tracer deux lignes verticales de 2 pouces de chaque côté (à partir de la droite et à partir de la gauche) sur le papier aquarelle pour capturer des éléments verticaux. Démonstration — À l’aide du croquis, dessiner la scène de nouveau au crayon à mine.

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14. Démonstration — Tracer deux lignes divergentes au crayon à mine à partir du haut de l’image pour réaliser un faisceau lumineux. Coller deux bouts de papier à masquer à droite et à gauche sur le papier aquarelle. Appliquer du blanc à la tache (partout où il y de la lumière), c’est-à-dire, entre les deux lignes divergentes (faisceau lumineux). ATTENTION : laisser les traits de crayon à mine visibles car elles sont importantes pour la suite.

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15. À l’aide des indications sur le choix des couleurs sur le croquis, appliquer les couleurs de haut en bas de l’image. Réaliser différentes valeurs en ajoutant du blanc ou du noir afin d’intensifier les zones sombres (à l’extérieur du faisceau de lumière) et les zones lumineuses (à l’intérieur du faisceau de lumière). Prendre du recule pour être en mesure d’évaluer l’évolution de sa peinture. Ajouter plus de blanc si nécessaire, car on peut toujours assombrir, mais il est plus difficile d’éclaircir une couleur à laquelle on a ajouter du noir. À noter : ralentir le séchage en ajoutant un médium pour acrylique (comme l’ajout d’un retardateur à la peinture ou encore d’y ajouter de l’eau à l’aide d’un vaporisateur). ATTENTION : les éléments comme un personnage ou un animal doit se démarquer dans l’environnement, ce sont donc les derniers éléments à peindre.

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16. Démonstration — Faire des ajustements (p. ex. : ajouter du noir sur le tipi du côté opposé à la lune, réaliser une pleine lune en formant un cercle et en y ajoutant du blanc). Terminer avec le noir pur.

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17. Démonstration — Créer un contraste et un effet de profondeur : ajouter du noir à une teinte à l’extérieur du faisceau lumineux ou du blanc à l’intérieur du faisceau lumineux. Peindre les derniers éléments (p. ex. : le personnage et le poisson). Placer un papier entre chaque réalisation et laisser reposer sous un poids lourd afin de rendre la surface lisse et sans ondulation.

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18. Nettoyer les pinceaux — Essuyer d’abord le surplus de peinture sur du papier ou sur un linge humide. Au-dessus d’un évier, verser du savon liquide sur les pointes et frotter vigoureusement dans la paume de la main sous l’eau chaude. Recommencer jusqu’à ce que l’eau soit claire. Essorer et laisser sécher. (Pour que les poils retrouvent leur souplesse, laissez un peu de savon sur les pointes.)

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FINITION

PRÉPARATION

Déposer sur une table : la peinture acrylique noir, des vaporisateurs et du retardateur, du papier à masquer (2 bouts de 15 po par élèves).

Distribuer à chaque élève :

– une grande assiette (1 pour 4 à 5 élèves)

– un pinceau (moyen)

– un contenant (eau)

–  du papier brun (essuyer les pinceaux)

– deux bouts de papier à masquer

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19. Décoller doucement le papier à masquer.

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20. Coller deux nouvelles bandes de papier à masquer à l’intérieur de sa réalisation et peindre les côtés en noir. À noter : sur fond noir, la réalisation sera encore plus lumineuse et donnera l’illusion d’être encadrée.

21. Signer au crayon-feutre, en bas, à droite. Ajouter l’année de réalisation à côté de sa signature (p. ex. : 26 pour l’année 2026). Photographier, numériser, cadrer et imprimer sa réalisation finale. Coller dans son cahier de traces.

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22. Trouver un titre en fonction de son message tout en laissant place à l’imagination du spectateur. Écrire le titre en français et en innu-aimun sous son croquis (p. ex. : La truite monchetée – Matameku). Voir :

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CONCLUSION

Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour faire face à l’imprévu, à se dégager de l’influence des autres et à faire preuve d’autonomie.

23. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e ainsi que le niveau du groupe sur une petite carte et fixer en haut. Fixer les réalisations au mur. Écrire une étiquette d’identification : le nom de l’artiste, le titre (en italique), l’année de réalisation, la technique, le médium, le support, et les dimensions en centimètre (sans point final). À noter : pour effectuer cette conversion, multiplier le nombre x 2,54 (p. ex. : 14 x 11 pouces = 35,56 x 27,94 cm… on arrondit à 35,5 x 28 cm ; fixer l’étiquette au mur sous sa réalisation. 

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24. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…

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25. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE

Cercle chromatique : outil visuel qui représente les couleurs de manière organisée. Bien que certains cercles chromatiques comprennent aujourd’hui plus de nuances, le cercle chromatique traditionnel inclut 12 couleurs principales.

Couleur analogue : perception visuelle créée par l’association de généralement 3 à 5 couleurs qui sont à la fois adjacentes sur le cercle chromatique et composées de la même couleur primaire.

Couleur complémentaire : opposées l’une à l’autre sur le cercle chromatique, elles se renforcent mutuellement lorsqu’elles sont placées côte à cote.

Faisceau lumineux : ensemble des rayons lumineux provenant d’une même source (ampoule, phare, soleil).

Faisceau lumineux parallèle (ou cylindrique) : la lumière est concentrée, ne s’élargit pas.

Faisceau lumineux divergent : les rayons s’écartent et éclairent une zone plus large.

Faisceau lumineux convergent : les rayons se concentrent vers un même point.

Format paysage : est horizontal (plus large que haut), idéal pour les vues panoramiques, les grands espaces et les scènes d’action.

Format portrait : est vertical (plus haut que large), parfait pour isoler un sujet, mettre en valeur les visages ou capturer des éléments verticaux.

Polymère : très grande molécule (macromolécule) formée par l’enchaînement de nombreuses petites molécules de base, appelées monomères, reliées entre elles par des liaisons chimiques. On peut comparer un polymère à un collier de perles, où chaque perle individuelle est un monomère et le collier complet représente la chaîne du polymère.

Polymère acrylique : type de plastique. C’est ce type de liant qui permet à la peinture acrylique d’être soluble dans l’eau lorsqu’elle est mouillée mais résistante à l’eau lorsqu’elle est sèche, une matière plastique synthétique dérivée de l’acide acrylique, de l’acide méthacrylique ou de leurs composés. Réputés pour leur transparence et leur résistance aux intempéries.

Sources :

– Couleur science

– Ernest Aness Dominique, université d’Ottawa

– Vitrine linguistique

– Larousse

 – Lac Lareau, pêche, pourvoirie, truite mouchetée, indigène, lacs, Haute-Mauricie

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CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégie : recourir à l’exploration des matériaux pour alimenter son imaginaire et faire naître des images 
intérieures ; recourir à la visualisation pour saisir le développement d’images dans le temps et l’espace

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs : tracer à main levée, appliquer un pigment coloré : en aplat, à la tache et au trait ; imprimer

Matériaux : acrylique

Outils: pinceau

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Forme : figurative

Ligne : dessinée, peinte, courbe, droite

Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, magenta, cyan), couleurs secondaires (orangé, vert, violet),
couleurs complémentaires, couleurs claires, couleurs foncées

Texture : représentée

Volume : suggéré

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : juxtaposition, superposition, répétition, alternance, mouvement

Langage multimédia (spatiotemporel)

Cadrage

À la fin du 2e cycle, l’élève doit pouvoir :

Appliquer un pigment coloré en aplat, à la tache et au trait (acrylique).

Tracée à main levée (crayon-feutre).

COMPÉTENCE 1 Créer des images personnelles

Sens de la compétence : invité à enrichir ses idées de création, il pousse plus loin ses recherches préalables, fait l’inventaire de plusieurs possibilités, se documente et réalise des esquisses et des croquis.

Composante de la compétence – Exploiter des idées en vue d’une création personnelle : expérimenter des façons de matérialiser ses idées ; s’ouvrir à une proposition ; conserver des traces de ses idées ; sélectionner des idées et anticiper son projet de création

Critères d’évaluation

– Cohérence entre l’intention de création, le développement de la mise en forme et la réalisation

– Cohérence de l’organisation des composantes de l’image

Attentes de fin de cycle : il exploite la dynamique de création de façon consciente et autonome. Ses réalisations sont authentiques : elles témoignent d’une recherche d’originalité et d’expressivité. Elles reflètent l’évolution de ses champs d’intérêt d’ordre social, culturel, cognitif et affectif. 

Développement de la compétence : les tâches, qui se complexifient à mesure que l’élève chemine au cours du cycle, reflètent les champs d’intérêt et la culture des élèves et se réfèrent à des éléments du répertoire visuel et à des repères culturels. Elles font appel à l’observation, à la mémoire visuelle ou à l’invention et donnent à l’élève la possibilité de procéder à des recherches pour envisager plusieurs idées de création.

COMPÉTENCE 3 Apprécier des images

Sens de la compétence : en apprenant à mettre les œuvres en contexte, il établit des liens avec des repères culturels découverts dans d’autres disciplines. Il relève ensuite certains éléments expressifs ou symboliques de l’image appréciée et les met en relation pour construire et dégager du sens. Il fait ainsi appel à ses expériences, à sa sensibilité esthétique et à ses connaissances artistiques, ce qui lui permet d’élaborer son argumentation et de justifier sa position. Il fait de fréquents retours réflexifs sur son expérience, à partir des traces qu’il a conservées pour témoigner de son cheminement. 

Composante de la compétence – Analyser une image : repérer, s’il y a lieu, des aspects historiques, y compris les aspects socioculturels, à l’aide de l’information mise à sa disposition ; établir des liens entre ces éléments

Critères d’évaluation

– Pertinence des éléments repérés

– Présence d’éléments personnels dans son interprétation

Attentes de fin de cycle : il repère et compare les éléments constitutifs d’une image ainsi que les éléments expressifs et symboliques qui la caractérisent. Il met ces éléments en relation avec le sens qu’il perçoit et des aspects historiques de l’image, y compris les aspects socioculturels.

Développement de la compétence : les tâches, qui se complexifient à chacune des années du cycle, reflètent les champs d’intérêt et la culture des élèves et se réfèrent à des éléments du répertoire visuel ainsi qu’à des repères culturels signifiants.

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Récit de vie

Campement d’automne Production Manitu Mani-utenam Durée : 12 min 25 s.

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COMPÉTENCE TRANSVERSALE 4 — Mettre en œuvre sa pensée créatrice

Sens de la compétence : faire face à l’imprévu et gérer l’ambiguïté, s’adapter à des conditions nouvelles ou relever un défi sont autant de situations qui peuvent susciter, à des degrés divers, la créativité. Il faut en effet anticiper des issues possibles, imaginer des scénarios, trouver des façons inédites d’aborder une situation et concevoir de nouvelles façons de faire.

Composante de la compétence – S’imprégner des éléments d’une situation : être ouvert aux multiples façons de l’envisager ; laisser émerger ses intuitions ; se représenter différents scénarios et en projeter diverses modalités de réalisation

Évolution de la compétence : ils sont parvenus à se dégager partiellement de l’influence des autres et à faire preuve d’autonomie dans leurs réalisations. Ils apprennent, lorsqu’ils explorent une situation, à s’ouvrir à diverses sources d’inspiration et à expérimenter de nouvelles combinaisons d’idées, des stratégies ou de techniques.

Critères d’évaluation

– Degré d’ouverture dans l’exploration de nouvelles façons de faire

– Originalité des liens établis entre les éléments d’une situation

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Environnement et consommation

Intention éducative
Amener l’élève à entretenir un rapport dynamique avec son milieu, tout en gardant une distance critique à l’égard de la consommation et de l’exploitation de l’environnement.

Axe de développement – Connaissance de l’environnement : établissement de liens entre les divers éléments propres à un milieu.

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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

2.  Explorer l’environnement naturel des Innus

4. Découvrir les différents aspects de la vie innue d’autrefois en forêt et dans la communauté

OBJECTIFS TERMINAUX

2.5  Nommer les éléments naturels au campement en forêt

2.5.2  Identifier un élément naturel utile à l’homme.

4.1  Indiquer, selon le rythme des saisons, le genre d’activités propre à la vie en forêt

4.1.1  Identifier une activité de la vie en forêt selon les saisons.

4.9  Décrire l’habitation en forêt

4.9.1  Montrer la façon dont les hommes montent une tente en identifiant bien chaque pièce qui en fait partie.

4.9.2  Expliquer la participation des femmes dans le montage de la tente.

4.9.3 Nommer les éléments nécessaires au campement.

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