MODELAGE SUR BANDELETTES DE PLÂTRE
Deuxième cycle du secondaire
PROJET
Explorer une technique particulière du chasseur innu. Réaliser un masque.

MITASHTAMIKU (L’empreinte d’un visage) – Bandelettes de plâtre et acrylique sur fil métallique, 13 x 5,5 x 7,5 pouces
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MATÉRIEL
1. Peinture acrylique : jaune, magenta, cyan, blanc et noir
2. Vaporisateur (eau)
3. Crayons-feutres (1 paquet par table)
4. Vaseline et lingette (visage)
5. Pinceaux (un petit et un moyen par élève)
6. Assiettes de carton (1 par élève)
7. Gobelet (1 par élève)
8. Papier brun (essuyer les pinceaux)
9. Ciseaux
10. Bandelettes de plâtre

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11. Sac de recyclage, format env. 30 x 30 po (couvrir les vêtements)

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12. Film alimentaire (couvrir les cheveux)

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À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours. La grandeur du cahier de traces recommandée est 9 x 12 po.

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VOCABULAIRE
Gestes : ajourer, appliquer un pigment coloré (en aplat, à la tache, au trait), coller, découper, dessiner, entailler, équilibrer, façonner, inciser, peindre, photographier, modeler, numériser, tracer à main levée, répétition, symétrie
Matériaux : gouache, peinture acrylique, plâtre
Outils : ciseaux, numériseur, pinceau
Techniques : assemblage, modelage, peinture
Langage plastique (éléments)
– Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, cyan, magenta), couleurs secondaires (orangé, vert et violet), couleurs claires, couleurs foncées
– Forme : figurative
– Ligne : dessinée, peinte, incisée, tangible
– Texture : réelle
– Volume : réel
Langage multimédia : cadrage
Organisation de l’espace : énumération, juxtaposition, superposition, répétition, alternance, symétrie, asymétrie, équilibre, mouvement, rythme
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ÉTAPES DU COURS
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1. Présentation du projet. Quelle est différence entre sculpture et modelage ? Le modelage est une technique de sculpture consistant à façonner des matériaux malléables (argile, cire, pâte) en ajoutant ou en étirant la matière. La sculpture est un terme plus vaste qui englobe le modelage, mais aussi l’art de retirer de la matière (la taille de pierre ou du bois) Que représente le masque ? Qu’ils couvrent seulement la tête ou le corps entier, qu’il s’agisse d’une représentation naturaliste ou stylisée, les masques représentent les puissances de l’au-delà. Que représente le masque pour toi ? Il peut s’agir d’une façon de cacher son vrai visage, ses émotions.
2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam
Abraham et le loup-marin — Durée : 7 min 40 s.
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3. Expliquer la façon de tendre un piège à castor, à loup-cervier ou de tout autre animal — Le chasseur imite le cri et la position du loup-marin pour le piéger.
4. Trouver les animaux qui fournissent leur fourrure — La peau de loup-marin est une fourrure étanche utilisée pour confectionner des mocassins. Trouver les animaux qui nous fournissent leur chair à manger — L’huile de loup-marin est utilisée pour la friture (p. ex. : cuire des beignets).
5. Apprécier des images — Appréciation d’une peinture de l’artiste innu, Ernest Aness Dominique. Repérer des éléments expressifs ou symboliques de l’image qui la caractérisent. Mettre ces éléments en relation avec le sens perçu et les aspects historiques de l’image, y compris les aspects socioculturels.

Yves Sioui Durand, ATISKENANDAHATE – le voyage au pays des morts, 1988, Les Productions Ondinnok

1951
Wendake, Québec
Yves Sioui Durand, écrivain, administrateur, acteur, producteur de théâtre et réalisateur pour la télévision et la radio (Wendake, réserve huronne près de Québec, 11 mai 1951). Durand fonde, en 1985, la seule compagnie théâtrale autochtone d’expression française au Québec, Les Productions Ondinnok. Son oeuvre est beaucoup jouée au Canada, au Mexique et en Europe (Festival Intercity, à Florence; International Festival of Contemporary Theatre, à Lausanne; Nottingham Festival; Glastonbury Festival; Festival International Montpellier danse; Festival de Nancy).
Durand crée un théâtre dont les images extrêmement originales sont basées sur la mythologie et sur l’histoire panaméricaines contrairement au théâtre autochtone d’expression anglaise, dont les images sont régionales et naturalistes. La musique, la danse et la puissante imagerie scénique priment sur le texte. Les oeuvres de Durand sont ouvertement politiques. Il conçoit l’artiste comme un « pont vivant » entre les traditions, exprimées dans un rituel archaïque, et la « nouvelle identité autochtone ».



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Il est surtout connu pour Le porteur des peines du monde (première en 1983; publiée en 1992). Le porteur remporte le prix Américanit au Festival des Amériques, en 1985. En 1995, le Centre BANFF produit une version anglaise de la pièce, beaucoup plus élaborée, sous le titre de The Sun Raiser. La pièce repose sur l’image mythologique du soleil, qui emporte avec lui les souffrances de l’humanité en traversant le ciel d’Est en Ouest, pour être purifié dans les ténèbres et renaître à l’aube. Le titre fait allusion au mythe mais symbolise aussi les souffrances du peuple autochtone et leur combat chamanique à la recherche d’une purification. La renaissance du soleil sous la forme d’un jeune aigle blanc semble indiquer un espoir à venir. The Sun Raiser se déroule dans un contexte rituel et s’accompagne de chants et du son des tambours.

Yves Sioui Durand, The Sun Raiser, 2027, Les Productions des paysages éclatés
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La conquête de Mexico (jouée à Montréal en 1991) est basée sur la Historia General de Las Coses de La Nueva España de Bernardino de Sahagun (1527-1580). La structure dramatique suit le calendrier aztèque et l’oeuvre est présentée dans une perspective aztèque. La pièce est rédigée en français avec des passages en aztèque et en espagnol. Dans La conquête de Mexico, on passe librement d’une époque à l’autre et des événements du passé sont racontés au présent. Il s’agit de l’oeuvre la plus ambitieuse de Durand avec son texte très long, ses très nombreux personnages et ses effets de scène spectaculaires. Mentionnons d’autres oeuvres importantes : UKUAMAQ (jouée à Montréal en 1933), basée sur une légende inuite et conçue comme « une exploration artistique ouverte au public », et ATISKENANDAHATE – le voyage au pays des morts (jouée à Montréal, en 1988; au réseau anglais de télévision de la Société Radio-Canada, en 1991; sur la chaîne radiophonique de la Société Radio-Canada, en 1994), une version autochtone contemporaine du mythe d’Orphée.

Masque en bois, Maya – Masque en terre cuite, guerrier Aztèque – Masque en céramique, Inca
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PRÉPARATION
Distribuer à chaque élève deux crayons-feutres noirs (à pointe fine et régulière).
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6. Trouver des éléments propre à son caractère. Écrire deux traits de caractère dans son cahier de traces (p. ex. : fonceuse et souriante).
7. Réaliser un croquis en utilisant des idées inspirées par son identité, en faisant des liens entre ses ancêtres et sa personnalité, aidé par des images (il peut s’agir de masques) trouvées sur internet : tracer les traits de contour de son visage. Ajouter les yeux. À noter : on peut utiliser un miroir pour plus de précision.
8. Dessiner des éléments (p. ex. : des cornes et un sourire). Ajouter des éléments, si désiré (p. ex. : un drapé autour de la tête, une bouche en cœur, un foulard).

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LE CERCLE CHROMATIQUE
C’est un outil visuel qui représente les couleurs de manière organisée. Bien que certains cercles chromatiques comprennent aujourd’hui plus de nuances, le cercle chromatique traditionnel inclut 12 couleurs principales : trois couleurs primaires (magenta, cyan, jaune), trois couleurs secondaires (vert, orangé, violet) créées en mélangeant les primaires, et six couleurs tertiaires, combinaisons de couleurs primaires et secondaires.
De la Grèce antique à Isaac Newton
Le concept du cercle chromatique remonte à l’époque de la Grèce antique, mais c’est l’artiste et théoricien de la couleur Isaac Newton qui a développé la première représentation en cercle des couleurs au 17e siècle. Après avoir fait passer la lumière à travers un prisme, Newton a observé que la lumière blanche se décompose en sept couleurs différentes, qu’il a ensuite disposées en cercle pour montrer les relations entre elles.
Développement du cercle chromatique au 18ème siècle
Au 18e siècle, le peintre Moses Harris a développé une version plus complexe du cercle chromatique, qui comprenait les c ouleurs primaires, secondaires et tertiaires. Harris est l’un des premiers à utiliser cette roue chromatique pour démontrer les relations entre les couleurs, notamment les couleurs complémentaires.
Le cercle chromatique et le solide de Munsell
Au 19e siècle, le peintre Albert Munsell a proposé une version tridimensionnelle du cercle chromatique, connue sous le nom de solide de Munsell. Cette version représente non seulement les teintes, mais aussi la valeur (luminosité) et la saturation (pureté) des couleurs.
Le cercle chromatique aujourd’hui
Aujourd’hui, le cercle chromatique est un outil de base utilisé dans de nombreux domaines qui impliquent l’utilisation de la couleur, comme l’art, le design, le marketing et la mode. Il nous aide à comprendre comment les couleurs interagissent entre elles et comment elles peuvent être combinées de manière harmonieuse
Les couleurs du cercle chromatique

Le cercle chromatique est généralement structuré avec 12 couleurs, mais peut en comprendre plus dans certaines variations plus détaillées. Ces 12 couleurs sont généralement divisées en trois catégories :

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EXERCICE DE BASE
PRÉPARATION
Imprimer et couper le tableau des de associations couleurs, format env. 2,5 x 3,5 pouces (1 par élève)
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– le cercle chromatique, format env. 2,5 x 2,5 pouces (1 par élève)
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Distribuer à chaque élève :
– une photocopie du tableau des couleurs
– une photocopie cercle chromatique
– des crayons-feutres de couleurs variées (1 paquet par table).
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Association des couleurs

9. Qu’est-ce qu’une couleur tertiaire ? C’est une couleur tertiaire est obtenue en mélangeant à parts égales une couleur primaire et une couleur secondaire adjacente sur le cercle chromatique. Elles permettent d’obtenir des nuances plus douces et naturelles. Coller une photocopie des associations de couleurs dans son cahier de traces. À l’aide du tableau des associations de couleurs, écrire les six associations dans son cahier de traces. Choisir et entourer trois couleurs parmi les association de couleurs (p. ex. : magenta, violet et pourpre).
10. Ajouter les couleurs choisies aux crayons-feutres à son croquis. À noter : utiliser du noir pour créer des ombres et laisser du blanc pour obtenir de la lumière. ATTENTION : ne colorier qu’une petite partie à la fois.

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RÉALISATION
PRÉPARATION
Déposer les éléments suivants sur une grande table : des bandelettes de plâtre, des sacs de recyclage (pour le corps), du film alimentaire (pour les cheveux), contenants pour l’eau, de la vaseline et des lingettes (pour nettoyer le visage).
Distribuer à chaque élève :
– des bandelettes de plâtre
– un sac de recyclage (pour le corps),
– du film alimentaire (pour les cheveux)
– un contenants d’eau tiède
– des ciseaux
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11. Choisir un partenaire : l’un applique des bandelettes de plâtre sur le visage de l’autre et vice-versa.
Explorer les techniques du travail mental : l’efficacité de se parler à soi-même et d’ordonner des gestes à sa main. À noter : les élèves qui ont des produits sur le visage doivent se laver avant de procéder.
12. Préparation de la peau : attacher ou protégez les cheveux avec un bonnet ou du film alimentaire. Appliquer une couche généreuse de corps gras, comme de la vaseline, sur tout le visage (c’est l’étape la plus importante pour un démoulage sans douleur). À noter : insister particulièrement sur la racine des cheveux, les sourcils et les cils. ATTENTION : ne pas mettre pas de vaseline dans les narines, mais s’assurer quelles sont bien dégagées pour pouvoir respirer.
13. Démonstration — Application des bandes plâtrées : découper des bandes de gaze plâtrée en plusieurs morceaux (plus petits pour le nez et le contour des yeux, plus longs pour le front et les joues). Tremper chaque bande rapidement dans de l’eau tiède (l’eau trop chaude accélère le séchage, l’eau trop froide est désagréable). Appliquer les morceaux un par un sur la peau. Lisser bien avec les doigts mouillés entre chaque couche pour éliminer les bulles d’air et souder les bandes entre elles. Superposer 2 à 3 couches pour garantir la solidité du masque. ATTENTION : laisser toujours les narines ouvertes pour respirer. À noter : on peut choisir de ne pas couvrir ses yeux et/ou sa bouche, dans le cas contraire, on peut faire une entaille par la suite.

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14. Démoulage : laisser le plâtre sécher et durcir (environ 10 à 15 minutes). Le masque devient rigide et tiède. Pour le retirer, faire des grimaces (sourire, froncer les sourcils) afin de décoller l’empreinte de la peau. Retirer le masque très doucement en commençant par les bords.
15. Séchage : laisser le masque sécher à l’air libre (souvent quelques heures). À noter : on peut utiliser une paire de ciseaux ou du papier de verre (papier à sabler) pour lisser les bords ou enlever les bavures. Déposer son masque dans un cabaret. Écrire son nom sur un bout de papier et le placer à coté de son masque.
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LA GOUACHE ET L’ ACRYLIQUE
L’un des principaux avantages de peinture acrylique est qu’elle a tendance à être plus résistante que la gouache. Elle résiste mieux à la lumière, à la poussière et à l’eau en général. La peinture acrylique est- elle étanche ? Bien qu’elle ne puisse pas être réactivée par l’eau (en d’autres termes, lorsqu’elle est sèche, elle ne peut pas être modifiée), elle peut être endommagée si elle est exposée à de grandes quantités d’eau, comme la pluie ou la neige.
L’acrylique et la gouache sont toutes deux des peintures à base d’eau pouvant être nettoyées avec de l’eau et du savon. Cependant, chacune d’entre elles contient un type différent de liant, c’est-à-dire le composant qui maintient les pigments ensemble et leur permet de coller sur le papier, la toile ou d’autres supports. La gomme arabique sert de liant à la gouache. C’est ce même liant, utilisé dans les aquarelles, qui rend la gouache soluble dans l’eau.
Les peintures acryliques utilisent un polymère acrylique comme liant. Qu’est-ce qu’un polymère acrylique ? Il s’agit essentiellement d’un type de plastique. C’est ce type de liant qui permet à la peinture acrylique d’être soluble dans l’eau lorsqu’elle est mouillée mais résistante à l’eau lorsqu’elle est sèche.
La gouache sèche de manière opaque et mate et elle ne peut pas être diluée au point de paraître translucide, comme c’est le cas pour les aquarelles. La gouache sèche également assez rapidement ; cependant, elle peut être réactivée avec de l’eau, ce qui facilite les mélanges, même après le séchage initial. Si elle est appliquée en couches trop épaisses, la gouache peut se fissurer. La peinture acrylique, en revanche, peut être appliquée en couches suffisamment épaisses pour créer une texture de surface. Une fois sèche, l’acrylique présente un aspect brillant et lustré, tandis que la gouache est douce et plate.
Lorsqu’on utilise la peinture acrylique, on constate rapidement qu’elle sèche beaucoup plus vite que la gouache, ce qui en fait une peinture plus difficile à mélanger. Il existe quelques astuces pour ralentir le séchage (comme l’ajout d’un retardateur à la peinture ou encore d’y ajouter de l’eau à l’aide d’un vaporisateur), mais l’acrylique ne laisse pas beaucoup de temps pour travailler et mélanger les couleurs.
Peut-on associer la gouache et l’acrylique ?
Une façon courante d’utiliser la gouache avec l’acrylique est d’utiliser un hybride des deux peintures, que l’on appelle gouache acrylique. Ce type de peinture est crémeux, sèche rapidement et se superpose facilement, offrant certains des meilleurs avantages des deux types de peinture.
La gouache acrylique a été conçue pour ressembler à la gouache traditionnelle (avec une finition crémeuse et plate), mais elle a la même base, ou le même liant, que la peinture acrylique. Cela signifie qu’elle ne peut pas être réactivée avec de l’eau. Cela permet d’ajouter de nouvelles couches de peinture sans mélanger les couleurs avec la couche précédente, ce qui la rend idéale pour créer des compositions détaillées, en couches, avec des couleurs vibrantes.
En résumé, la gouache offre une flexibilité presque illimitée, car on peut ajouter de l’eau à la peinture sèche pour la réactiver. La peinture acrylique quant à elle ne peut plus être retouchée une fois sèche, mais en ajoutant un retardateur ou encore d’y ajouter de l’eau à l’aide d’un vaporisateur, elle sèche plus lentement.
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FINITION
PRÉPARATION
Déposer les éléments suivants sur une grande table : crayons-feutres de couleurs variées, peinture acrylique, colle, papier et carton, fil de fer, des pierres (médaillon, monnaie, bijou, etc.), du fil métallique, objets divers (éponge, peigne, ustensile, brosse à dents, etc.), quelques vaporisateur et des bandelettes de plâtre.
Distribuer à chaque élève :
– une grande assiette (contenant pour la peinture)
– deux pinceaux (un petit et un moyen par élève)
– un contenant (eau)
– du papier brun (essuyer les pinceaux)
– un couteau de plastique (ou de bois)
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16. Décorée et renforcée : ajouter des extensions à son masque (p. ex. : coiffer de cornes à l’aide de fil métallique et recouvrir de bandelettes de plâtre). À noter : pour que le masque soit plus lumineux, peindre toute la surface en blanc avant d’ajouter les couleurs.

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17. Se référer à son croquis pour réaliser son masque. Appliquer des couleurs en respectant les valeurs et la lumière. Ajouter ensuite des traits de personnalisation, évaluer l’impact des gestes que l’on pose. À noter : avoir confiance dans le rapport entre l’œil et la main permet de faire des gestes libres, regarder en surface. On peut choisir de n’appliquer qu’une ou deux couleurs sur les trois choisies, mais le blanc et le noir sont indispensables.
18. Démonstration — Rehausser son idée de création (ex. : ajouter du blanc aux joues pour adoucir l’effet, une chute de dentelle terminée en biseau). On peut aussi insérer un médaillon, une pièce de monnaie, un bijou, etc.

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19. Trouver un titre en fonction de son message tout en laissant place à l’imagination du spectateur. Écrire le titre en français et en innu-aimun sous son croquis (p. ex. : L’empreinte d’un visage – Mitashtamiku). Voir :
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20. Nettoyer les pinceaux —Essuyer d’abord le surplus de peinture sur du papier ou sur un linge humide. Au-dessus d’un évier, verser du savon liquide sur les pointes et frotter vigoureusement dans la paume de la main sous l’eau chaude. Recommencer jusqu’à ce que l’eau soit claire. Essorer et laisser sécher. (Pour que les poils retrouvent leur souplesse, laissez un peu de savon sur les pointes.) Placer un papier entre chaque réalisation et laisser reposer sous un poids lourd afin de rendre la surface lisse et sans ondulation.
21. Photographier, numériser, cadrer et imprimer sa réalisation finale. Découper le contour de la photographie et coller dans son cahier de traces. Créer une ombre au crayon à mine pour lui donner un effet tridimensionnel.
CONCLUSION
Réflexions et évaluation des mesures pour reconnaitre l’influence des autres sur ses valeurs, ses comportements, ses attitudes et ses choix, ainsi que l’influence que nous pouvons exercer sur notre entourage.
22. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e ainsi que le niveau du groupe sur une petite carte et fixer en haut. Fixer les réalisations au mur.



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23. Écrire les dimensions d’un objet tridimensionnel : hauteur x largeur x profondeur (H x L xP). Écrire une étiquette d’identification : le nom de l’artiste, le titre (en italique), l’année de réalisation, la technique, le médium, le support, et les dimensions en centimètre (sans point final). À noter : pour effectuer cette conversion, multiplier le nombre x 2,54 (p. ex. : 13 x 5,5 x 4,5 pouces = 32,02 x 13,97 x 11,43 cm… on arrondit à 32 x 14 x 11,5 cm ; fixer l’étiquette au mur sous sa réalisation.
24. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…
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25. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE
Cercle chromatique : outil visuel qui représente les couleurs de manière organisée. Bien que certains cercles chromatiques comprennent aujourd’hui plus de nuances, le cercle chromatique traditionnel inclut 12 couleurs principales.
Couleur tertiaire : obtenue en mélangeant à parts égales une couleur primaire et une couleur secondaire adjacente sur le cercle chromatique. Elles permettent d’obtenir des nuances plus douces et naturelles.
Polymère acrylique : type de plastique. C’est ce type de liant qui permet à la peinture acrylique d’être soluble dans l’eau lorsqu’elle est mouillée mais résistante à l’eau lorsqu’elle est sèche, une matière plastique synthétique dérivée de l’acide acrylique, de l’acide méthacrylique ou de leurs composés. Réputés pour leur transparence et leur résistance aux intempéries.
Sources :
– Yves Sioui Durand, Encyclopédie canadienne
– adobe
– Archives Ondinnok, Yves Sioui Durand
– Vitrine linguistique
– CreaVea
– Larousse
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CONTENU D’APPRENTISSAGE
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC
Stratégie : recourir à l’exploration des matériaux pour alimenter son imaginaire et faire naître des images
intérieures ; recourir à la visualisation pour saisir le développement d’images dans le temps et l’espaceespace
GESTES TRANSFORMATEURS, MATÉRIAUX ET OUTILS
Gestes transformateurs : appliquer un pigment coloré : en aplat, à la tache et au trait ; déchirer, entailler, découper, ajourer, coller des formes en aplat ou en relief sur un support ou un volume
Matériaux : acrylique, plâtre
Outils: pinceau, ciseaux, objets divers (éponge, peigne, ustensile, brosse à dents, etc.)
CONCEPTS ET NOTIONS
Langage plastique (éléments)
Forme : figurative
Ligne : dessinée, peinte, tangible, courbe, droite
Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, magenta, cyan), couleurs secondaires (orangé, vert, violet), couleurs tertiaires, couleurs claires, couleurs foncées
Texture : réelle
Volume : réel
Langage plastique (espace)
Organisation de l’espace : équilibre, mouvement, rythme
Langage multimédia (spatiotemporel)
Cadrage
À la fin du 2e cycle, l’élève doit pouvoir :
Appliquer un pigment coloré en aplat, à la tache et au trait (acrylique).
Déchirer, entailler, découper, ajourer (bandelettes de plâtre).
Coller des formes en aplat ou en relief (sur un support ou un volume).
COMPÉTENCE 1 – Créer des images personnelles
Sens de la compétence : l’articulation des composantes de la compétence s’inscrit dans un mouvement dynamique et peut se manifester à différents moments de l’expérience de création. En effet, au cours de la démarche, l’élève est appelé à exploiter des idées en vue d’une création personnelle et à exploiter des gestes transformateurs et des éléments du langage plastique. Il est aussi amené à structurer sa réalisation, à la revoir et à rendre compte de son expérience.
Composante de la compétence – Structurer sa réalisation personnel : réinvestir le fruit de ses expérimentations ; mettre en forme les éléments matériels et langagiers et les organiser dans l’espace ; procéder à des ajustements en fonction de ses choix artistiques
Critères d’évaluation
– Réalisation authentique intégrant des éléments originaux et expressifs
– Intégration des retours réflexifs au cours de l’expérience de création
Attentes de fin de cycle : il exploite la dynamique de création de façon consciente et autonome. Ses réalisations sont authentiques : elles témoignent d’une recherche d’originalité et d’expressivité. Elles reflètent l’évolution de ses champs d’intérêt d’ordre social, culturel, cognitif et affectif.
Développement de la compétence : il transforme la matière à partir de matériaux issus de la tradition des arts plastiques afin de créer des images bidimensionnelles et des images tridimensionnelles. Les tâches, qui se complexifient à mesure que l’élève chemine au cours du cycle, reflètent les champs d’intérêt et la culture des élèves et se réfèrent à des éléments du répertoire visuel et à des repères culturels. Elles font appel à l’observation, à la mémoire visuelle ou à l’invention et donnent à l’élève la possibilité de procéder à des recherches pour envisager plusieurs idées de création. .
COMPÉTENCE 3 – Apprécier des images
Sens de la compétence : il consolide et enrichit ses savoir-faire et ses connaissances artistiques. Il exploite la démarche d’appréciation de façon plus consciente. Lorsqu’il aborde la lecture d’une image, il prend le temps de s’en imprégner, d’entrer en dialogue avec elle et de porter attention à ses réactions sensibles et esthétiques. Il repère les éléments constitutifs de l’image et en dégage la structure en tenant compte du contexte historique, y compris les aspects socioculturels.
Composante de la compétence – Analyser une image : revoir son interprétation préalable de l’œuvre en fonction de son contexte historique, y compris ses aspects socioculturels ; repérer, s’il y a lieu, des aspects historiques, y compris les aspects socioculturels, à l’aide de l’information mise à sa disposition
Critère d’évaluation
– Pertinence des éléments repérés
Attentes de fin de cycle : il repère et compare les éléments constitutifs d’une image ainsi que les éléments expressifs et symboliques qui la caractérisent. Il met ces éléments en relation avec le sens qu’il perçoit et des aspects historiques de l’image, y compris les aspects socioculturels.
Développement de la compétence : les tâches, qui se complexifient à chacune des années du cycle, reflètent les champs d’intérêt et la culture des élèves et se réfèrent à des éléments du répertoire visuel ainsi qu’à des repères culturels signifiants. Elles l’amènent aussi à reconnaître les éléments signifiants de sa démarche, à consigner des informations sur ses expériences, à personnaliser l’outil de consignation, à évaluer sa démarche et à se donner des défis pour une prochaine appréciation. Il lui faut en outre intégrer les éléments demandés dans son portfolio.
LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Récit de vie
— Abraham et le phoque — Production Manitu Mani-utenam Durée : 7 min 40 s.
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COMPÉTENCE TRANSVERSALE 4 — Mettre en œuvre sa pensée créatrice
Sens de la compétence : la créativité repose notamment sur la prise en compte imaginative de contraintes en apparence limitatives. Elle suppose également l’harmonisation de l’intuition et de la logique et la gestion d’émotions parfois contradictoires.
Composante de la compétence – S’engager dans l’exploration : accepter le risque et l’inconnu ; jouer avec les idées ; transformer les contraintes en ressources ; reconnaître les éléments de solution qui se présentent
Évolution de la compétence : ils parviennent à mobiliser leurs propres ressources devant l’inconnu et à s’ouvrir à un plus grand champ de possibilités. Ils s’entraînent à percevoir de plus en plus rapidement les éléments de désordre dans une situation donnée et à les organiser et les réorganiser en créant des relations inédites.
Critères d’évaluation
– Degré de tolérance dans des situations ambiguës
– Souplesse dans l’exploitation de nouvelles idées
DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Orientation et entreprenariat
Intention éducative
Amener l’élève à entreprendre et à mener terme des projets orientés vers la réalisation de soi et l’insertion dans la société.
Axe de développement – Appropriation des stratégies liées à un projet : visualisation de soi dans différents rôles.
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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS
Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)
Anne-Marie André, Uashat (Québec)
OBJECTIF GLOBAL
Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.
OBJECTIFS GÉNÉRAUX
1. Connaître et respecter son groupe
4. Découvrir les différents aspects de la vie innue d’autrefois en forêt et dans la communauté
OBJECTIFS TERMINAUX
1.8 Trouver des moyens de respecter son groupe
1.8.1 Décrire une situation de respect envers son groupe.
4.10 Décrire les différentes façons de capturer un animal
4.10.2 Expliquer la façon de tendre un piège à castor, à loup-cervier ou de tout autre animal.
4.8 Classer les animaux selon l’usage des Anciens
4.8.1 Trouver les animaux qui fournissent leur fourrure.
4.8.2 Trouver les animaux qui nous fournissent leur chair à manger.
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