DESSIN SUR PAPIER CARTOUCHE
Premier cycle du secondaire
PROJET
Explorer l’assemblage d’un outil de survie dans la culture innue. Réaliser le portrait de l’autre à l’aveugle.

TSHIN (Toi) – Pastel gras et encre sépia sur papier cartouche, 8,3 x 11,7 pouces
.
MATÉRIEL
1. Papier régulier, 8,5 x 11 po (1 par élève)
2. Crayon-feutre, pointe fine et régulière (1 de chaque par élève)
3. Sac de papier brun, 12 x 7 x 17 po (1 par élève)
4. Crayon pastel gras (à l’huile) (1 paquet par table)
5. Carton noir, 11 x 14 po (1 par élève)
6. Assiette d’aluminium (1 pour 4 à 5 élèves)
7. Pinceau plat (1 par élève)
8. Fixatif en aérosol
9. Encre sépia

.
10. Papier cartouche, 8,3 x 11,7 po (1 par élève)

.
À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours.
.
VOCABULAIRE
Gestes : appliquer un pigment coloré (au trait), dessiner, photographier, tracer à main levée
Matériaux : crayon-feutre, pastel à l’huile
Outil : caméra numérique, numériseur, pinceau
Technique : dessin
Langage plastique (éléments)
– Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, magenta, cyan), couleurs secondaires (orangé, vert, violet), couleurs chaudes, couleurs froides, couleurs claires, couleurs foncées
– Forme : figurative
– Ligne : dessinée
Organisation de l’espace : répétition, alternance
.
ÉTAPES DU COURS
.
1. Présentation du projet. Qu’est-ce le cubisme ? C’est un mouvement artistique majeur du début du XXe siècle, fondé vers 1907 par Pablo Picasso et Georges Braque. Il révolutionne l’art en déconstruisant la réalité pour la représenter sous forme de structures géométriques (cubes, sphères). L’œuvre emblématique fondatrice est Les Demoiselles d’Avignon (1907) de Picasso.
2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam
Matériaux et fabrication de raquettes — Durée : 12 min 59 s.
.
.
3. À l’aide d’exemples simples tirés de la vie quotidienne, trouver les valeurs véhiculées par les Anciens — Par exemple, le respect, l’entraide et le partage. Identifier un élément naturel utile à l’homme — Le bouleau est utilisé par les Innus pour fabriquer les fûts de raquettes. Quel bois plus petit peut le remplacer ? Le mélèze.
4. Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus — Par exemple, fabriquer des raquettes pour chasser en hiver.
5. Apprécier des œuvres d’art et des objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques — Appréciation d’un vitrail de l’artiste métis Christi Belcourt. Repérer des éléments personnels, prendre en considération des aspects relatifs aux qualités expressives et symboliques de l’œuvre ainsi que le contexte dans lequel elle a été réalisée. Repérer des éléments personnels et utiliser le vocabulaire disciplinaire pour communiquer son appréciation.

Christi Belcourt, Regard vers l’avenir, 2012, vitrail, édifice du Centre à Ottawa
Conçu par l’artiste métisse Christi Belcourt et reproduit sur verre, le vitrail commémore les séquelles des pensionnats indiens et les excuses historiques du premier ministre du Canada aux anciens élèves et à leurs familles. Bien que le vitrail rappelle l’importance de la vérité et de la guérison, il laisse entrevoir un avenir basé sur la réconciliation et le respect.
Commandé en 2012, il commémore les séquelles des pensionnats indiens et souligne les excuses officielles du gouvernement canadien Se souvenir du passé : fenêtre sur l’avenir. Il surplombe l’entrée ouest de l’édifice du Centre à Ottawa.
Le vitrail raconte une histoire. C’est l’histoire des peuples autochtones, de nos cérémonies, de nos langues et des connaissances culturelles toujours intactes. Il raconte la noirceur de l’épisode des pensionnats indiens, du son du tambour qui nous réveille et des excuses qui nous touchent profondément. Il illustre l’espoir de la réconciliation, de la transformation et de la guérison grâce à la danse, aux cérémonies, à la langue. On voit la résilience de nos peuples jusqu’à aujourd’hui.
Le titre de l’oeuvre est « Giniigaaniimenaaning », ce qui, traduit en français, veut dire « regard vers l’avenir ». Le titre est en langue anishinaabemowin (ojibwé) et comprend, dans la signification plus profonde du mot, l’idée que tout le monde est inclus et que nous nous tournons tous vers l’avenir pour « ceux qui ne sont pas encore nés ».
TECHNIQUE DE VITRAIL
La création d’un vitrail suit un procédé artisanal minutieux mêlant art et technique. Les deux méthodes principales sont la mise en plomb (classique) et le sertissage au cuivre (méthode Tiffany). Toutes deux nécessitent une préparation rigoureuse : maquette, découpe des pièces, assemblage et soudure.
1. La conception et le calepinage
Le dessin (maquette) : l’artiste dessine le projet à l’échelle pour définir les formes et les couleurs, tout en intégrant les contraintes de solidité.
Le carton : ce dessin est reproduit à taille réelle. Il sert de patron. On découpe les gabarits (chablons) qui permettront de tracer les contours des pièces sur les plaques de verre.
2. La découpe et le façonnage
La découpe : le maître verrier utilise un coupe-verre (ou diamant) pour rayer le verre coloré. À l’aide de pinces spécifiques, il détache les morceaux selon la forme voulue.
Le meulage : les bords tranchants de chaque pièce de verre sont adoucis et ajustés à la meule à eau.
3. L’assemblage
Il existe deux techniques principales pour relier les morceaux de verre :
La technique traditionnelle (au plomb) : les morceaux de verre sont emboîtés dans des profilés de plomb en forme de « H ». Les intersections sont ensuite soudées à l’étain.
La technique Tiffany : chaque morceau de verre est entouré d’un ruban de cuivre adhésif dont les bords sont rabattus sur le verre. Les pièces sont ensuite assemblées les unes aux autres.
4. La finition et la solidification
La soudure : les jonctions entre les rubans de cuivre (ou les intersections de plomb) sont fusionnées avec un fil d’étain et un fer à souder.
Le masticage : pour les vitraux au plomb, un mastic liquide est inséré entre le verre et le plomb pour assurer l’étanchéité et rigidifier l’ensemble.
La patine : on applique souvent une patine (noire ou cuivrée) sur les soudures pour leur donner un aspect vieilli ou plus esthétique.
Terre mère

« La terre est essentielle à notre être. Nous considérons que la terre est sacrée. Même si cela n’est pas évident, la Terre mère est à la base même du concept du vitrail représenté par la forme d’une femme. »
« Un très grand nombre de nos traditions, cultures et cérémonies, en fait notre style de vie propre, sont fondées sur notre lien avec la terre et les liens avec les esprits de la Terre, qu’il ne serait pas envisageable de concevoir une œuvre représentant nos peuples sans y inclure d’une certaine manière la terre. »
1966
Scarborough, Ontario

Artiste métis, autodidacte, Christi Belcourt (apihtâwikosisâniskwêw / mânitow sâkahikanihk) est une artiste visuelle, une conceptrice, une organisatrice communautaire, une environnementaliste, une militante pour la justice sociale et une passionnée d’arts liés au territoire et d’apprentissage des langues autochtones.
Christi est une artiste visuelle qui nourrit un profond respect pour les traditions et le savoir de son peuple. À l’instar des générations d’artistes autochtones qui l’ont précédée, elle célèbre la beauté du monde naturel tout en explorant les propriétés symboliques de la nature. S’inscrivant dans la tradition du perlage floral métis, Belcourt peint par points et utilise ses sujets comme métaphores de l’existence humaine afin de transmettre diverses significations, notamment ses préoccupations concernant l’environnement, la biodiversité, la spiritualité et la mise en valeur de la culture métisse.
Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et permanentes à travers l’Amérique du Nord, notamment celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux arts des l’Ontario, du Musée Gabriel Dumont, de la Galerie d’art de Thunder Bay et de l’institut d’art de Minneapolis, entre autres. Elle a été nommée lauréate des arts autochtones pour l’année 2014 par le Conseil des arts de l’Ontario. En 2016, elle a reçu à la fois le Prix des arts du premier ministre et le Prix du Gouverneur général pour l’innovation. En 2023, elle a reçu deux doctorats honorifiques, l’un de l’Université Algoma (doctorat en beaux-arts) et l’autre de l’Université Wilfred Laurier (doctorat en lettres).
Elle a également organisé plusieurs grands projets communautaires nationaux de premier plan, notamment « Walking With Our Sisters » (2012-2021), une tournée nationale commémorative en l’honneur des femmes et des filles autochtones assassinées et « Femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues » : le projet Willisville Mountain (2010-2013), un projet artistique communautaire qui a abouti à l’engagement de la société minière Vale de ne pas exploiter la montagne. Au cours des cinq dernières années, Christi et Isaac Murdoch (au sein de leur collectif Onaman) ont créé des œuvres d’art et mené de nombreuses initiatives communautaires autour de l’environnementalisme, des langues autochtones et de la revitalisation culturelle. Avec d’autres, ils ont fondé Nimkii Aazhibikong.

Revolution of Love
.
Elle verse les recettes de ses collaborations et de ses prix à Nimkii Aazhibikong, un camp dédié toute l’année aux langues autochtones et aux arts traditionnels, lancé en 2017. Le camp se consacre à la revitalisation de la langue anishinaabemowin, des arts et des modes de vie durables fondés sur les connaissances culturelles fondamentales.

Bear Lodge
.
.
.
EXERCICES DE BASE
PRÉPARATION
Couper du papier régulier en deux, format 5,5 x 8,5 po (1 par élève)
Distribuer à chaque élève :
– une feuille de papier régulier, format 8,5 x 11 po
– une demi feuille de papier régulier
– deux crayons-feutres noirs (à pointe fine et régulière).
.
6. Tracer des lignes au crayon-feutre noir : commencer au centre du cahier de traces en traçant vers le haut. Tracer des lignes courbes en alternance de largeurs et de distances entre elles, une au-dessus de l’autre. Tracer les lignes de moins en moins courbes vers le haut. À notre : toujours regarder la ligne sur laquelle on se base. Faire le geste 2 fois avant de tracer la ligne.

.
7. Démonstration — Tracer une ligne continue, sans levée son crayon de la feuille : tracer un carré de 2 x 2 po au crayon à mine, dessiner un personnage dans une pièce (p. ex. : assis devant son bureau).

.
8. Démonstration — Réaliser un dessin à l’aveugle : placer un papier régulier dans un sac brun et dessiner sa main (gauche si on est droitier et droite si on est gaucher). Insérer dans son cahier de traces.

.
.
RÉALISATION
PRÉPARATION
Placer des assiettes, de l’encre sépia et un fixatif en aérosol sur une table.
Imprimer et couper les couleurs froides, format env. 2 x 5 pouces (1 par élève).
.
Distribuer à chaque élève :
– une feuille de papier cartouche (à grain fin), format 8,3 x 11,7 po
– deux crayons-feutres, pointe fine et pointe régulière
– des crayons pastels secs (1 paquet par table).
.
TECHNIQUES DE PASTEL GRAS OU À L’HUILE
TECHNIQUE DE BASE :
Les aplats et les dégradés : appliquez la couleur en appuyant fermement, puis estompez les pigments avec le doigt ou un chiffon doux pour créer des transitions douces.
Le mélange des couleurs : vous pouvez superposer les teintes directement sur le papier (en allant du plus clair au plus foncé) ou mélanger les couleurs sur une palette avant de les appliquer.
La dilution : certains pastels gras de haute qualité peuvent être dilués. Appliquez de l’essence de térébenthine ou de l’eau (si le pastel est aquarellable) à l’aide d’un pinceau pour obtenir un effet fluide similaire à de la peinture.
LES EFFETS CRÉATIFS :
Le Sgraffito (ou grattage) : c’est la technique reine du pastel gras ! Recouvrez une feuille de plusieurs couches de couleurs vives. Appliquez ensuite une couche très épaisse de couleur sombre (noir ou bleu nuit) par-dessus. Utilisez un outil pointu (cure-dent, lame, trombone) pour gratter la couche supérieure et révéler les couleurs éclatantes en dessous.
La technique du pochoir : découpez des formes dans du papier cartonné, appliquez-les sur votre feuille et colorez les contours avec vos pastels pour des formes nettes et contrastées.
L’ART MIXTE :
La résistance à l’eau : le gras du pastel repousse l’eau. Vous pouvez appliquer des pastels gras sur votre papier et recouvrir le tout d’une couche d’aquarelle ou d’encre diluée. La peinture remplira les espaces vides sans jamais recouvrir vos dessins au pastel.
Collages et reliefs : intégrez vos dessins à des collages en utilisant le pastel pour créer des textures par-dessus des morceaux de tissus, de papiers journaux ou de cartons.
.
9. Quelles-sont les couleurs primaires ? Magenta, jaune et cyan. Quelles-sont les couleurs secondaires ? Orangé, vert et violet. Quelles-sont les couleurs chaudes ? Magenta, jaune et orangé. Quelles-sont les couleurs froides ? Vert, violet et cyan. Coller une photocopie des couleurs froides dans son cahier de traces.
10. Qu’est-ce que le blanc ? La réunion de toutes les couleurs. Qu’est-ce que le noir ? L’absence de couleur. Écrire la définition dans son cahier de traces.
11. Démonstration — Réaliser un dessin à l’aveugle : placer une feuille de papier cartouche dans un sac brun. Décrire une situation de respect envers son groupe — Se placer en équipe deux, face à face. L’un dessine l’autre en traçant une ligne continue au crayon à mine : regarder dans le sac seulement au début, pour commencer par les yeux, placer son crayon sur l’oeil droit (ou gauche) de son model. Placer l’autre main à l’intérieur du sac de façon à sentir les contours de la feuille. Inclure le cou et le haut des épaules. ATTENTION : le model ne doit pas bouger pendant cet exercice. L’élève ne doit plus regarder son dessin avant la fin. Inverser les rôles.

.
12. Tracer une ligne à 1 pouce de la bordure du papier en haut et autre en bas, au crayon à mine. Tracer une ligne à 1,5 pouces de la bordure du papier à gauche et à droite. Tracer un cadre de 0,5 pouce à l’extérieur.

.
13. Démonstration — Tracer 5 lignes transversales courbes au crayon mine sur son dessin.

.
14. Retracer toutes les lignes, incluant les lignes du personnage et le cadre, au crayon-feutre noir. Effacer tous les traits de crayon à mine.
15. Démonstration — Diviser la feuille en deux, en quatre et puis en 8 partie égales au crayon à mine : tracer une ligne au centre à la vertical et une autre à l’horizontal, tracer ensuite deux lignes, une en haut au centre de la ligne du milieu et l’autre en bas. ATTENTION : appuyer très légèrement sur la mine de crayon. Photographier sa réalisation.

.
16. Quelles sont les couleurs chaudes ? Jaune, orangé et rouge. Quelles sont les couleurs froides ? Vert, bleu et violet. Comment le vert peut-il être chaud ? Puisque le vert est composé de jaune et de bleu, donc d’une couleur chaude et d’une couleur froide, il suffit d’ajouter plus de jaune et le vert deviendra chaud. Coller une photocopie des couleurs chaudes dans son cahier de traces.
17. Démonstration — Choisir un pastel gras de couleur froide parmi celles proposées pour l’arrière plan. Placer sa réalisation sur une surface texturée (rugosité perceptibles au toucher) et réaliser des frottis en appliquant le pastel à l’intérieur des formes créées par les lignes. Appuyer légèrement sur le pastel au début et de plus en plus fort vers la fin. ATTENTION : les formes de couleur de doivent pas se toucher entre elles. Laisser beaucoup de formes telles quelles. À noter : si on fait une erreur, éviter de superposer trop de couches, gratter délicatement l’excédent de matière avec un cutter ou un couteau, et redessiner par-dessus.

.
18. Ajouter du blanc et ajouter ensuite du noir à l’intérieur de quelques formes.

.
19. Choisir et appliquer deux ou trois couleurs froides, soit une ou deux pour le visage (et les mains) et une autre pour le vêtement.

.
20. Démonstration —Verser un peu d’encre sépia dans une assiette et à l’aide d’un pinceau plat, appliquer de l’encre sépia partout sur l’image. À noter : il est préférable de tremper son pinceau avec parcimonie et revenir que d’en appliquer une trop grande quantité. Froisser le papier dans ses mains et frotter les couleurs l’un sur l’autre. ATTENTION : être délicat avec le papier pour ne pas le déchirer pendant cet exercice.

.
21. Retracer les lignes du cadre, les lignes transversales courbes et le personnage (le visage et le vêtement) au crayon-feutre noir. Signer en bas, à droite.

.
22. Appliquer un fixatif en aérosol. À noter : le pastel gras ne sèche jamais complètement. Pour protéger les créations des frottements et de la poussière, utiliser un fixatif spécifique pour pastel. Photographier sa réalisation.
23. Numériser, cadrer et imprimer sa réalisation en noir et blanc et sa réalisation finale. Coller dans son cahier de traces.
.
CONCLUSION
Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour se faire confiance, prendre sa place parmi les autres et à assumer de façon autonome son propre développement.
24. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e ainsi que le niveau du groupe sur une petite carte et fixer en haut. Fixer les réalisations sur un carton (noir de préférence), format env. 11 x 14 po. Fixer les réalisations au mur. Écrire le titre (en italique), la technique, le support et la grandeur en pouce, fixer sous son nom (p. ex. : TSHIN. Pastel gras et encre de Chine sépia sur papier cartouche, 14 x 11 pouces (sans point final).



.
25. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…
.
26. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

.
GLOSSAIRE
Cubisme : mouvement artistique majeur du début du XXe siècle, fondé vers 1907 par Pablo Picasso et Georges Braque. Il révolutionne l’art en déconstruisant la réalité pour la représenter sous forme de structures géométriques (cubes, sphères).
Culture : ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.
Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.
Sources :
– Christi Belcourt
– Histoire des arts du ministère de la culture
– Beaux Arts
– Centre Pompidou
– Musée Ariana
.
.
CONTENU D’APPRENTISSAGE
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC
Stratégies : recourir à des techniques d’observation pour développer et enrichir sa perception des êtres et des choses ; recourir à des solutions de dépannage lors d’un incident de parcours ou d’une difficulté technique
GESTES TRANSFORMATEURS, MATÉRIAUX ET OUTILS
Gestes transformateurs : tracer à main levée, appliquer un pigment coloré (au trait), froisser,numériser, photographier, enregistrer une image numérique
Matériaux : crayon-feutre, pastel, encre
Outils : numériseur, caméra numérique, pinceau
CONCEPTS ET NOTIONS
Langage plastique (éléments)
Forme : figurative
Ligne : dessinée
Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, magenta, cyan), couleurs secondaires (orangé, vert, violet), couleurs chaudes, couleurs froides, couleurs claires, couleurs foncées
Texture : variées
Langage plastique (espace)
Organisation de l’espace : répétition, alternance
À la fin du 1er cycle, l’élève doit pouvoir :
Tracer à main levée (crayon-feutre).
Appliquer un pigment coloré (au trait).
COMPÉTENCE 1 – Créer des images personnelles
Sens de la compétence : à mesure qu’il enrichit ses connaissances et ses savoir-faire, il parvient à structurer dans l’espace, de façon de plus en plus authentique, originale et expressive, les éléments matériels et langagiers, en tenant compte de ses besoins et de son intention de création.le fait de partager avec d’autres son expérience de création et de rendre compte de ses façons de faire lui permet de mieux intégrer ses apprentissages pour les réinvestir ensuite dans d’autres créations ou dans des situations d’appréciation. Ainsi, l’articulation des composantes de la compétence s’inscrit dans un mouvement dynamique qui se manifeste à différents moments de l’expérience de création.
Composante de la compétence – Structurer sa réalisation plastique : expérimenter des façons de matérialiser ses idées ; mettre à profit sa mémoire des gestes transformateurs et sa connaissance du langage plastique
Critères d’évaluation
– Efficacité de l’utilisation des gestes transformateurs
– Justesse de l’exploitation des propriétés des matériaux
Attentes de fin de cycle : au terme du premier cycle du secondaire, l’élève exploite la dynamique de création de façon consciente et, la plupart du temps, autonome.
COMPÉTENCE 3 – Apprécier des œuvres d’art et objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques
Sens de la compétence : au moment où il aborde une œuvre, une image ou un objet du patrimoine artistique pour en faire l’analyse, l’élève est invité à s’en imprégner et à porter attention à ses réactions émotives et esthétiques. Il en repère les éléments constitutifs et en dégage la structure en tenant compte du contexte historique.
Composante de la compétence – Interpréter le sens de l’œuvre ou de la réalisation : repérer des éléments expressifs et symboliques et établir un rapport avec l’effet ressenti ; mettre en relation les éléments retenus
Critères d’évaluation
– Pertinence des aspects historiques repérés dans la réalisation
– Prise en compte des critères d’appréciation retenus
Attentes de fin de cycle : il discerne les éléments constitutifs d’une production artistique ainsi que les éléments symboliques et expressifs qui le touchent.
LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel
Matériaux et fabrication de raquettes — Production Manitu Mani-utenam Durée : 12 min 59 s.
COMPÉTENCE TRANSVERSALE 7 – Actualiser son potentiel
Sens de la compétence : c’est dans la mesure où l’on est capable de découvrir ses forces et ses limites, de cerner ses aspirations et ses besoins et d’identifier les moyens de les combler que l’on apprend à se faire confiance, à prendre sa place parmi les autres et à assumer de façon autonome son propre développement.
Composante de la compétence – Prendre sa place parmi les autres : confronter ses valeurs et ses perceptions avec celles des autres ; respecter les autres
Évolution de la compétence : le groupe devient pour lui un contexte de validation de ses caractéristiques personnelles, de ses croyances et de ses choix d’attitudes et de comportements. Il reconnaît son enracinement dans une culture qu’il sait distinguer d’autres cultures et apprend à définir ses possibilités afin de caractériser la personne qu’il veut et peut devenir.
Critères d’évaluation
– Évaluation réaliste de son potentiel
– Manifestation de persévérancetion de ses ressources personnelles
DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Vivre-ensemble et citoyenneté
Intention éducative
Amener l’élève à participer à la vie démocratique de la classe ou de l’école et à développer une attitude d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité.
Axe de développement – Engagement, coopération et solidarité : principes, règles et stratégies du travail d’équipe; processus de prise de décision (compromis, consensus, etc.) ; leadership; dynamique d’entraide avec les pairs
.
.
OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS
Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)
Anne-Marie André, Uashat (Québec)
OBJECTIF GLOBAL
Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.
OBJECTIFS GÉNÉRAUX
1. Connaître et respecter son groupe ethnique
2. Explorer l’environnement naturel des Innus
3. Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens
5. Découvrir les différents aspects de la vie innue d’autrefois, en forêt et dans la communauté
OBJECTIFS TERMINAUX
1.8 Trouver des moyens de respecter son groupe
1.8.1 Décrire une situation de respect envers son groupe.
2.5 Nommer les éléments naturels au campement en forêt
2.5.2 Identifier un élément naturel utile à l’homme.
3.1 Trouver les valeurs transmises par les Anciens
3.1.2 Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne.
5.1 Établir la différence entre le mode vie actuel sur la communauté et le mode vie d’autrefois
5.1.7 Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus.
Tous droits réservés © 2026 MANITUSAM

