PEINTURE SUR PAPIER AQUARELLE
Premier cycle du secondaire
PROJET
Explorer ses émotions, ses sentiments, ses valeurs, ses références et ses possibilités. Réaliser un autoportrait.

UTESHKANU (Elle a des cornes) – Gouache sur papier aquarelle, 12 x 9 pouces
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MATÉRIEL
1. Papier régulier, format 8,5 x 11 po (1 par élève)
2. Papier aquarelle, 9 x 12 po (1 par élève)

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3. Gouache liquide : jaune, magenta, cyan, blanc et noir
4. Pinceaux (un petit et un moyen par élève)
5. Petit couteau de plastique ou de bois (1 par élève)
6. Assiette de carton (1 par élève)
7. Gobelet (eau), (1 par élève)
8. Papier brun (essuyer les pinceaux)
À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, deux crayons-feutres noirs (à pointe fine et régulière), une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours.
La grandeur du cahier de traces recommandée est 9 x 12 po.

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VOCABULAIRE
Gestes : appliquer un pigment coloré (en aplat, à la tache, au trait), dessiner, peindre, photographier, tracer à main levée
Matériaux : crayon-feutre, gouache
Outil : pinceau
Techniques : dessin, peinture
Langage plastique (éléments)
– Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, cyan, magenta), couleurs secondaires, couleurs claires, couleurs foncées
– Couleur lumière : intensité, contraste
– Forme : figurative
– Ligne : dessinée, peinte
Motifs : valeur dans les tons, dans les couleurs, dans les teintes
Organisation de l’espace : juxtaposition et superposition, répétition, alternance
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ÉTAPES DU COURS
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1. Présentation du projet. Qu’est-ce qu’une nuance (ou teinte) en peinture ? Une teinte (ou nuance) est souvent le résultat d’un mélange. Par exemple, le mot « turquoise » est une nuance de bleu.
2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam
Voyage du territoire — Durée : 9 min 08 s.
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3. À l’aide d’exemples puisés dans la vie quotidienne, trouver les qualités que l’on retrouve chez les Innus, en particulier — Par exemple, l’entraide est l’une des valeurs importantes lors des portages. De quel façon les Innus s’entraident-ils lors des passages des rapides ? Celui qui connaît le lieu dirige les opérations. Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus — Par exemple, la chasse et la pêche.
4. À partir d’exemples de sa vie quotidienne, indiquer des besoins intellectuels à satisfaire pour s’épanouir — Qu’est-ce qu’une aspirations ? Le terme aspiration désigne un désir profond ou une ambition vers un idéal. Trouver des activités personnelles et sociales (p. ex. : jouer au hockey, jouer d’un instrument de musique). Trouver des situations où ses attitudes et ses comportements contribueront à la bonne marche de son groupe — Avoir confiance en soi lors d’un match de hockey ; avoir de la discipline pour réserver du temps à la pratique d’un instrument de musique. Quelles-sont vos aspirations ? Par exemple, désirer suivre les traces de son père ou encore, jouer dans un groupe de musique.
5. Choisir et écrire une activité dans son cahier de traces. Écrire aussi un trait de caractère le plus apparent (p. ex. : déterminée, timide, coquette). Quelle image intérieure ce caractère évoque t-il ? Utiliser la technique de centration pour faire naître des images intérieures. Par exemple, déterminée = des cornes sur la tête ; timide = des lunettes soleil ; coquette = des bijoux). À noter : on peut demander l’avis d’un élève ou de l’enseignant.e.
6. Écrire la première lettre de son nom dans son cahier de traces. ATTENTION : appuyer très légèrement sur la mine du crayon pour pouvoir effacer facilement. Dessiner un cercle au-dessus de la lettre. À noter : la lettre servira de guide pour illustrer un personnage en action. Illustrer une activité pratiquée en utilisant la ligne de la lettre (p. ex. : jouer du djembé (percussion africaine). Utiliser le crayon-feutre noir pour définir la lettre.

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7. Apprécier des œuvres d’art et objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques — Appréciation d’un dessin de l’artiste artiste ojibwé-cri Jackson Beardy. Repérer des éléments expressifs et symboliques et établir un rapport avec l’effet ressenti. Mettre en relation les éléments retenus.

Jackson Beardy, Sans titre, 1976, acrylique sur bois, 76.2 x 55.9 cm
1944-1984
Garden Hill, Manitoba
Jackson Beardy (né le 24 juillet 1944 dans la Première Nation de Garden Hill au Manitoba – décédé le 8 décembre 1984 à Winnipeg au Manitoba).

Artiste ojibwé-cri anishinaabe, Jackson Beardy appartenait au mouvement de l’École des Bois et en 1973, il intégra Jackson Beardy est d’abord associé à la New Woodland School avant de devenir, en 1973, il devint membre d’un groupe d’artistes autochtones appelé le Groupe des sept. Ses œuvres stylisées, parfois peintes sur toile, écorce de bouleau ou peau de castor, exploraient souvent l’interdépendance entre l’humain et la nature. Elles représentaient généralement des figures issues des traditions orales ojibwées et cries. De la fin des années 1960 jusqu’à sa mort au début des années 1980, Beardy a œuvré pour la reconnaissance de l’art autochtone comme une catégorie à part entière de l’art contemporain. Son influence en tant qu’artiste de l’École des Bois a contribué au développement de l’art autochtone contemporain au Canada.
À l’âge de sept ans, Beardy a été envoyé dans un pensionnat à Portage la Prairie, où il a été coupé de sa culture et de sa langue. Bien que cette expérience ait été difficile, c’est à l’école qu’il a appris à dessiner et à peindre pour la première fois. Il a poursuivi ses études secondaires à la Technical Vocational High School de Winnipeg (1963-1964), puis a étudié à l’Université du Manitoba (1966). Au cours de sa jeunesse, Beardy avait vécu avec sa grand-mère, qui lui avait enseigné les légendes et les traditions cries qui allaient plus tard inspirer sa vision artistique.
La carrière artistique de Beardy a débuté avec sa première exposition solo à l’Université de Winnipeg en 1965. Son œuvre a acquis une notoriété lorsqu’il a été mandaté pour créer des œuvres d’art à l’occasion du centenaire du Canada en 1967 et qu’il a agi à titre de consultant pour le Pavillon des Indiens du Canada à l’Expo 67. En 1972, il a participé à l’exposition novatrice Traités n° 23, 287, 1171 à la Galerie d’art de Winnipeg aux côtés d’Alex Janvier et de Daphne Odjig. Cela a mené à la création de la PNIAI en 1973, qui s’est donné pour mission de promouvoir l’art autochtone en se fondant sur la valeur artistique plutôt que sur la valeur anthropologique.
Lors d’un gala célébrant les cent ans du Manitoba – pour lequel Jackson Beardy avait réalisé une commande d’œuvres d’art, et auquel lui et sa famille avaient été invités, l’artiste s’est fait interdire d’entrer. Tel était l’environnement dans lequel lui et d’autres artistes autochtones évoluaient. Ils ont cherché à révolutionner ce que cela signifiait d’être un artiste au Canada en produisant des œuvres novatrices et engagées sur le plan social et politique, afin de communiquer des visions du monde longtemps supprimées par les structures nationales officielles.

Jackson Beardy, Bird (oiseau), 1973, sérigraphie
Cette gravure montre l’utilisation par Jackson Beardy de lignes lisses et bien définies, d’une composition élégante et de riches étendues de couleurs. L’outarde représentée est solidaire, à la fois visuellement et symboliquement, des éléments environnementaux qui l’entourent, grâce à des lignes qui brisent la surface de l’image en formes graphiques et nettes. L’artiste a su styliser des scènes et des visions du monde complexes dans des compositions évocatrices et saisissantes.



Bird Family, 1977, sérigraphie – Boy in the Moon, 2004, acrylique sur papier – Interconnection 1978, aquarelle
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LE RÉSULTAT SELON LA COULEUR
Si le bleu ou le vert réagissent très bien au blanc pour créer de beaux pastels lumineux, le rouge tendra vers le rose et certaines teintes sombres (comme le marron) pourront donner un aspect un peu « sale » ou délavé si l’on en abuse.
Voici les 3 meilleures stratégies pour associer 2 couleurs avec succès :
– Les complémentaires (contraste et dynamisme) : ce sont des couleurs opposées sur le cercle (p. ex. : le bleu et l’orange ou le violet et le jaune). Elles se mettent mutuellement en valeur.
– Les analogues (douceur et harmonie) : ce sont des couleurs voisines sur le cercle chromatique (p. ex. : le bleu et le vert, ou le bleu et le violet). Elles créent un ensemble apaisant et naturel.
– Les intemporels (élégance et sécurité) : l’association d’une couleur forte et d’un ton neutre (p. ex. : le bleu marine et le blanc ou le rouge et le noir).
LES 3 SECRETS DE LA COULEUR
Pour bien peindre, on doit connaître trois mots très importants :
– La teinte : c’est le nom de la couleur (p. ex. : bleu ou jaune).
– La valeur : c’est la clarté ou l’obscurité d’une teinte. Plus on ajoute de blanc à du bleu, plus sa valeur est claire.
– La saturation : c’est la pureté de la couleur. Une couleur très saturée est très vive et une couleur désaturée devient terne.
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Jackson Beardy, Crow with birds (corbeau avec oiseaux), 1974, acrylique sur canevas, 60,96 x 60,96 cm
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PRÉPARATION
Distribuer à chaque élève :
– une feuille de papier régulier, format 8,5 x 11 po
– une feuille de papier aquarelle, 9 x 12 po.
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8. Démonstration — Diviser une feuille de papier régulier en la pliant en 12 parties égales : plier en trois sur la largeur (comme une lettre à la poste), garder plier. Replier en deux dans l’autre sens. Replier en deux puis en quatre et déplier. À noter : plier et déplier dans un sens et dans l’autre pour obtenir une feuille à la surface plane.
9. Démonstration — Le modèle vivant : observer et analyser la position, le mouvement du corps ; la distance : mesurer les espaces et les directions. Quatre élèves se porteront volontaires pour cet exercice — Poses de une minute : les modèles prendront trois poses de une minute environ. Ils seront dispensés de réaliser trois dessins. À noter : on divise le nombre de modèle par le nombre de pose. Dessiner des petits personnages au crayon à mine en utilisant les traits suivants : en spirales, à la tache, au contour et à la ligne (bonhomme allumette). À noter : on peut répéter une pose en changeant les traits. ATTENTION : les personnages doivent toucher les quatre côtés. La tête peut toucher un des côté. Ne pas oublier le cou. Appuyer très légèrement sur la mine du crayon pour pouvoir effacer facilement. Insérer dans son cahier de traces. Écrire « modèle vivant » à l’endos de la feuille pour les élèves qui se sont portés volontaires.

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10. Que signifie « tracer à main levée » ? C’est une technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas. Tracer un rectangle d’environ 5 x 3 pouces, au crayon à mine et à main levée dans son cahier de traces. Redessiner le personnage (première lettre de son nom) à la ligne (bonhomme allumette). Tracer ensuite des lignes de contour pour améliorer quelques aspects (p. ex. : ajouter des cheveux, des vêtements et les traits du visage).

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12. Démonstration — Sur une feuille de papier aquarelle et au crayon à mine, dessiner de nouveau le personnage au centre, mais sans le squelette (bonhomme allumette) réalisé dans son cahier de traces. Prendre toute la feuille pour réaliser son personnage. Appuyer très légèrement sur la mine du crayon pour pouvoir effacer facilement.

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13. Démonstration — Ajouter des détails (p. ex. : des cheveux plus long, des lignes en arrière plan). Ajouter l’image évoquée par son trait de caractère le plus apparent (p. ex. : pour une personne déterminée, des cornes sur la tête évoque bien ce trait de caractère).

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UNE COULEUR RABATTUE OU DÉGRADÉE
Une couleur rabattue est une couleur à laquelle on a rajouté du noir, elle devient donc plus foncée.
Une couleur dégradée est à l’inverse d’une couleur rabattue, c’est une couleur à laquelle on a rajouté du blanc, elle devient donc plus claire, on parle parfois de couleur pastel.

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EXERCICES DE BASE
PRÉPARATION
Placer de la gouache liquide sur une table : jaune, cyan, magenta, blanc et noir.
Distribuer à chaque élève :
– une assiette de carton contenant les trois couleurs primaires
– deux pinceaux (un petit et un moyen par élève)
– un petit couteau de plastique ou de bois
– un gobelet (eau)
– du papier brun (essuyer les pinceaux).
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9. Quelles sont les trois couleurs secondaire ? Orangé, vert et violet. Quelles sont leurs composantes ? Jaune et rouge = orangé ; jaune et bleu = vert ; bleu et rouge = violet. Écrire dans son cahier de traces.
10. Démonstration — Tracer un rectangle de 4 x 5 pouces au crayon à mine dans son cahier de traces. Faire des gestes libres et peindre avec la couleur jaune en haut à gauche (si on est droitier) ou en haut, à droite (si on est gaucher). Laisser un espace et peindre avec le rouge. Laisser un espace et peindre avec le bleu. Bien nettoyer les pinceaux. Utiliser les deux pinceaux en alternance pour réaliser les trois couleurs secondaires. À noter : pour un mélange parfait, ajouter de l’eau chaque fois qu’un ton est appliqué.

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11. Démonstration — Choisir une des trois couleurs secondaires réalisées : l’orangé, le vert ou le violet. Tracer deux cercles, deux triangles ou deux carrés de 4 x 4 pouces dans son cahier de traces et réaliser la couleur secondaire de son choix. Ajouter du blanc et du noir dans son assiette. Utiliser les deux pinceaux en alternance pour réaliser un dégradé : appliquer du blanc à gauche et du orangé à droite. Refaire le même exercice avec du noir.

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Qu’est-ce que le cercle chromatique ?
C’est un outil visuel qui représente les couleurs de manière organisée. Bien que certains cercles chromatiques comprennent aujourd’hui plus de nuances, le cercle chromatique traditionnel inclut 12 couleurs principales : trois couleurs primaires (magenta, cyan, jaune), trois couleurs secondaires (vert, orangé, violet) créées en mélangeant les primaires, et six couleurs tertiaires, combinaisons de couleurs primaires et secondaires.
Aujourd’hui, le cercle chromatique est un outil de base utilisé dans de nombreux domaines qui impliquent l’utilisation de la couleur, comme l’art, le design, le marketing et la mode. Il nous aide à comprendre comment les couleurs interagissent entre elles et comment elles peuvent être combinées de manière harmonieuse.

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LES COULEURS ANALOGUES
Ce sont des teintes qui sont situées les unes à côté des autres sur le cercle chromatique.
Le principe de l’harmonie analogue
– Association : on regroupe généralement 3 à 5 couleurs adjacentes sur la roue.
– Transition douce : puisque ces couleurs sont proches les unes des autres, elles offrent des transitions douces sans fort contraste, donnant une impression d’équilibre et de cohérence.
Exemples courants :
– Les tons chauds : jaune, orange et rouge.
– Les tons froids : bleu, vert et turquoise.
Définition : perception visuelle créée par l’association de couleurs qui sont à la fois adjacentes sur le cercle chromatique et composées de la même couleur primaire.
Notes : l’harmonie analogique permet de créer des accords de couleurs avoisinantes. On retrouve souvent ces couleurs dans la nature. Il peut s’agir, par exemple, des couleurs des feuilles à l’automne ; le jaune, le jaune orangé et l’orange. Cette harmonie peut combiner une couleur primaire, une couleur secondaire ainsi que la couleur tertiaire entre les deux. Il peut aussi s’agir d’une couleur primaire et d’une couleur secondaire, et deux à trois couleurs rapprochées sur le cercle chromatique.
Il y a des harmonies complémentaires simples (2 couleurs) et des harmonies complémentaires complexes (3 à 4 couleurs).
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RÉALISATION
PRÉPARATION
Imprimer et couper le cercle chromatique, format env. 2,5 x 2,5 po (1 par élève).
Placer de la gouache liquide sur une table : jaune primaire, cyan, magenta, blanc et noir.
Distribuer à chaque élève :
– une feuille de papier aquarelle, 9 x 12 po (identifié à son nom)
– une assiette de carton
– deux pinceaux (un petit et un moyen par élève)
– un gobelet (eau)
– du papier brun (essuyer les pinceaux).
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13. Coller une photocopie du cercle chromatique dans son cahier de traces. Écrire les couleurs secondaires et leur composantes dans le cahier de traces (p. ex. : jaune et rouge = orangé).
14. Choisir trois couleurs analogues, soit celle qui se trouve avant et celle qui se trouve après la couleur secondaire choisie. Indiquer les couleurs choisies sur le cercle chromatique par des flèches (p. ex. : jaune, orangé et rouge).

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15. D’où vient la lumière ? D’en haut, d’en bas, de droite ou de gauche. À noter : la lumière vient rarement d’en bas et peu fréquemment directement au-dessus. On choisit généralement une lumière venant de la droite ou venant de la gauche. Peindre le personnage en commençant par le blanc (partout où il y de la lumière). ATTENTION : observer la réflexion de la lumière sur les autres autour de soi pour être en mesure d’anticiper le résultat. Appliquer la couleur pure, la plus claire (p. ex. : le jaune) en la superposant au blanc. À l’aide d’un couteau, réaliser la couleur secondaire choisie (p. ex. : le orangé) et l’appliquer un peu partout sur la feuille (sauf là où on a appliquer du blanc). Ajouter du blanc à la couleur obtenue (couleur secondaire) et l’appliquer en juxtaposant la couleur claire (p. ex. : le jaune)… là où il y a de la lumière. À noter : pour un mélange parfait, ajouter de l’eau chaque fois qu’un ton est appliqué.
14. Appliquer la couleur foncée (p. ex. : le rouge) en le superposant à la couleur secondaire (p. ex. : l’orangé). Réaliser de nouveau la couleur secondaire choisie et ajouter du noir. Appliquer la couleur foncée là où il n’y a pas de la lumière. Rehausser sa réalisation en retouchant avec du blanc et du noir. À noter : travailler en alternance de couleurs permet de prendre du recul.
15. Terminer avec le noir pur. Attention : le blanc ajouté au rouge donne une teinte rosée. Placer un papier entre chaque réalisation et laisser reposer sous un poids lourd afin de rendre la surface lisse et sans ondulation.
18. Signer au crayon-feutre, en bas, à droite. Ajouter l’année de réalisation à côté de sa signature (p. ex. : 26 pour l’année 2026). Photographier sa réalisation.

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17. Nettoyer les pinceaux —Essuyer d’abord le surplus de peinture sur du papier ou sur un linge humide. Au-dessus d’un évier, verser du savon liquide sur les pointes et frotter vigoureusement dans la paume de la main sous l’eau chaude. Recommencer jusqu’à ce que l’eau soit claire. Essorer et laisser sécher. (Pour que les poils retrouvent leur souplesse, laissez un peu de savon sur les pointes.)
Nettoyer les pinceaux – Durée : 1 min 02 s.
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19. Imprimer sa réalisation. Coller dans son cahier de traces.
20. Trouver et écrire le titre en français et en innu-aimun sous son croquis dans son cahier de traces (p. ex. : Elle a des cornes – Uteshkanu). Voir :
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CONCLUSION
Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour faire des choix en fonction de ses forces et des valeurs auxquelles on adhère.
21. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e ainsi que le niveau du groupe sur une petite carte et fixer en haut. Fixer les réalisations au mur. Écrire le titre en innu-aimun (en italique), le médium, le support et la grandeur en pouce, fixer sous son nom (p. ex. : UTESHKANU. Gouache sur papier aquarelle, 12 x 9 pouces (sans point final).



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22. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…
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23. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE
Ton (en peinture) : synonyme de la valeur.
Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.
Valeur (en peinture) : la valeur désigne le degré de clarté ou d’obscurité d’une couleur, d’un ton ou d’une teinte par rapport à une échelle allant du noir pur au blanc pur. Elle correspond à la quantité de lumière réfléchie, indépendamment de la couleur elle-même.
Sources :
– Centre national des ressources textuelles et lexicales
– Astuces d’artiste
– Jackson Beardy, Encyclopédie canadienne
– Galerie d’art MacKenzie, Balance in Nature, Jackson Beardy
– Vitrine linguistique du Québec, harmonie et analogique
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CONTENU D’APPRENTISSAGE
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC
Stratégies : recourir à la centration pour alimenter son imaginaire et faire naître des images intérieures ; recourir à des points de référence objectifs et subjectifs pour personnaliser son interprétation d’une réalisation plastique
GESTES TRANSFORMATEURS, MATÉRIAUX ET OUTILS
Gestes transformateurs : tracer à main levée, appliquer un pigment coloré (en aplat, à la tache et au trait), photographier
Matériaux : crayon-feutre, gouache
Outil : pinceau
CONCEPTS ET NOTIONS
Langage plastique (éléments)
Couleur pigmentaire : couleurs primaires (jaune primaire, magenta, cyan), couleurs secondaires (orangé, vert, violet), couleurs claires, couleurs foncées
Forme : figurative
Ligne : dessinée, peinte
Couleur lumière : intensité, contraste
Valeur : dans les tons, dans les couleurs, dans les teintes
Langage plastique (espace)
Organisation de l’espace : juxtaposition, superposition, répétition, alternance
À la fin du 1er cycle, l’élève doit pouvoir :
Tracer à main levée (crayon-feutre).
Appliquer un pigment coloré (à la tache).
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COMPÉTENCE 1 – Créer des images personnelles
Sens de la compétence : il exploite de façon toujours plus consciente les phases et les mouvements de la dynamique de création et découvre ainsi son pouvoir créateur. La plupart du temps, l’élève travaille seul. Il transforme la matière, réelle ou virtuelle, dans un espace à deux ou à trois dimensions en faisant appel à sa mémoire, à l’observation ou à l’invention.
Composante de la compétence – Exploiter des gestes transformateurs et des éléments du langage plastique :
expérimenter des façons de matérialiser ses idées ; mettre en forme les éléments matériels et langagiers et les organiser dans l’espace ; choisir les gestes et les éléments les plus signifiants en rapport avec son intention de création
Critères d’évaluation
– Cohérence entre la proposition de création, le développement des idées, le processus d’élaboration et le résultat de sa création
– Efficacité de l’utilisation des gestes transformateurs
– Réalisation authentique intégrant des éléments originaux et expressifs
Attentes de fin de cycle : ses réalisations témoignent d’un souci d’authenticité et d’une recherche d’originalité et d’expressivité. Elles reflètent l’évolution de ses champs d’intérêt d’ordre social, culturel, affectif et cognitif.
COMPÉTENCE 3 – Apprécier des œuvres d’art et objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques
Sens de la compétence : le contact avec des réalisations artistiques variées – qu’il s’agisse des siennes, de celles de ses pairs ou de productions d’autres époques ou cultures – amène l’élève à accroître sa conscience artistique et sa sensibilité aux qualités expressives, symboliques, techniques et esthétiques d’une production plastique. Ce contact lui permet aussi de s’intéresser davantage aux œuvres et aux lieux culturels et de se doter de critères personnels d’appréciation qui guideront ses choix et lui permettront de devenir un spectateur sensible et averti.
Composante de la compétence – Interpréter le sens de l’œuvre ou de la réalisation : repérer des éléments expressifs et symboliques et établir un rapport avec l’effet ressenti ; mettre en relation les éléments retenus
Critères d’évaluation
– Prise en compte des critères d’appréciation retenus
– Présence d’éléments personnels dans son interprétation
Attentes de fin de cycle : il discerne les éléments constitutifs d’une production artistique ainsi que les éléments symboliques et expressifs qui le touchent.
LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel
Voyage du territoire — Production Manitu Mani-utenam Durée : 9 min 08 s.
COMPÉTENCE TRANSVERSALE 7 – Actualiser son potentiel
Sens de la compétence : pour réaliser pleinement son potentiel et choisir une orientation convenant à ses centres d’intérêt et à ses aptitudes, il importe de bien se connaître et de vouloir explorer ses capacités. C’est dans la mesure où l’on est capable de découvrir ses forces et ses limites, de cerner ses aspirations et ses besoins et d’identifier les moyens de les combler que l’on apprend à se faire confiance, à prendre sa place parmi les autres et à assumer de façon autonome son propre développement.
Composante de la compétence – Reconnaître ses caractéristiques personnelles : identifier ses émotions, ses sentiments, ses valeurs, ses références et ses possibilités, au besoin ; découvrir ses forces et ses limites ; évaluer ses réalisations et sa progression
Évolution de la compétence : il est amené à prendre davantage conscience de ses ressources personnelles et il découvre le plaisir de les exploiter dans l’exécution de diverses tâches. Il est en mesure d’imaginer différentes façons de faire ou de penser, d’adopter tour à tour des perspectives ou des points de vue diversifiés et d’exprimer ses idées de façon personnelle.
Critères d’évaluation
– Expression de ses sentiments, de ses valeurs et de ses opinions dans des situations d’interaction
– Évaluation réaliste de son potentiel
– Originalité des liens établis entre les éléments d’une situation
DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Santé et bien-être
Intention éducative
Amener l’élève à se responsabiliser dans l’adoption de saines habitudes de vie sur le plan de la santé, de la sécurité et de la sexualité.
Axe de développement – Conscience de soi et de ses besoins fondamentaux : besoin d’affirmation de soi ; besoin d’acceptation et d’épanouissement ; besoin de valorisation et d’actualisation
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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS
Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)
Anne-Marie André, Uashat (Québec)
OBJECTIF GLOBAL
Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.
OBJECTIFS GÉNÉRAUX
1. Connaître et respecter son groupe ethnique
3. Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens
5. Reconnaître les différents aspects de la vie innue d’aujourd’hui
OBJECTIFS TERMINAUX
1.2 Découvrir des moyens à prendre pour que la vie en société lui permette de satisfaire ses propres besoins.
1.2.2 À partir d’exemples de sa vie quotidienne, indiquer des besoins intellectuels à satisfaire pour s’épanouir.
3.1 Trouver les valeurs transmises par les Anciens
3.1.2 Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne.
5.1 Établir la différence entre le mode vie actuel sur la communauté et le mode vie d’autrefois
5.1.7 Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus.
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