L’ autoportrait par les activités

DESSIN SUR PAPIER CARTOUCHE

Premier cycle du secondaire

PROJET

Explorer les talents, la liberté d’expression et les liens d’appartenance à un groupe. Réaliser un autoportrait.

NIN (Moi). Crayon-feutre et pastel sec sur papier cartouche, 8,3 x 11,7 pouces.

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MATÉRIEL

1. Papier régulier, format 8,5 x 11 po (1 par élève)

2. Papier cartouche (à grain fin), 8,3 x 11,7 po (1 par élève)

3. Crayon-feutre, pointe fine et régulière (1 de chaque par élève)

4. Fixatif en aérosol

5. Crayon pastel sec (1 paquet par table)

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6. Coton-tige (Q-tips)

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À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours.

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VOCABULAIRE

Gestes : appliquer un pigment coloré (à la tache), dessiner, photographier, tracer à main levée

Matériaux : crayon-feutre, pastel sec

Outil : caméra numérique

Technique : dessin

Langage plastique (éléments)

– Forme : figurative  

– Ligne : dessinée, courbe, droite

Organisation de l’espace : répétition, alternance

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ÉTAPES DU COURS

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1. Présentation du projet. Ouvrir une discussion sur les habitudes de vie et aux activités reliées à celles-ci. Tous les êtres humain ont-ils les mêmes besoins ? Non, tout dépend de son environnement donc, de sa culture. Qu’est-ce que la culture ? C’est l’ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.

2. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam

Film – Innu— Durée : 50 min 28 s.

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3. À l’aide d’exemples simples tirés de la vie quotidienne, trouver les valeurs véhiculées par les Anciens — Comment les Innus vivent-ils ensemble ? Ils travaillent tous pour le bien-être de la communauté. Quel est le mois de repos pour les Innus ? Le mois de janvier, c’est le mois le plus froid, les journées sont très courtes et pour les Innus qui vivent dans la forêt, c’est aussi le mois où les animaux ne bougent plus. Pourquoi les Innus se déplacent-ils ? Pour la nourriture, ils se déplacent avec la nature, avec les animaux et en suivant le cycle des saisons.

4. Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus — Par exemple, au mois de mai, lorsque les oiseaux migrateurs reviennent, les Innus sont au rendez-vous pour la chasse à l’outarde. Au début du mois de juin, les Innus de la région de Mani-utenam se rassemblent à l’embouchure de la rivière Moisie pour rencontrer le saumon.

5. À partir d’exemples de sa vie quotidienne, indiquer des besoins intellectuels à satisfaire pour s’épanouir — Trouver des activités personnelles et sociales (p. ex. : jouer au soccer ou d’un instrument de musique, chanter, cuisiner, etc.). Écrire les activités sélectionnées dans son cahier de traces.

6. Tracer deux lignes horizontales d’environ 3 pouces de distance entre elles dans le cahier de traces.

7. Que signifie « tracer à main levée » ? C’est une technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas. Écrire son prénom (ou surnom) au crayon à mine et en lettres détachées entre les lignes. Si son nom contient plus de 5 lettres, écrire un diminutif (p. ex. : Sam pour Samantha). ATTENTION : appuyer très légèrement sur la mine du crayon pour pouvoir effacer facilement. À noter : les lettres serviront de guide pour illustrer des personnages en action. Réfléchir sur la façon d’illustrer les activités pratiquées.

8. Apprécier des œuvres d’art et objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques — Appréciation d’un dessin de l’artiste Ojibway Benjamin Chee Chee. Repérer des éléments personnels, prendre en considération des aspects relatifs aux qualités expressives et symboliques de l’œuvre ainsi que le contexte dans lequel elle a été réalisée. Relever certains éléments expressifs ou symboliques.

Benjamin Chee Chee, Autoportrait, 1975, dessin sur papier Arches

1944-1977
Temagami, Ontario

Benjamin est né à Temagami, en Ontario, une région de lacs et de forêts située au nord-est de Sudbury. Il était d’origine ojibwée, fils unique de Joséphine et Angus Chee Chee, qui l’avaient prénommé Kenneth Thomas. Il est né en 1944, dans la maison d’une amie de sa mère, Angele Egwuna Belaney, la première épouse d’Archie Belaney, cet Anglais qui avait adopté les coutumes des Premières Nations et était devenu célèbre sous le nom de Grey Owl, le naturaliste.

Benjamin a déclaré qu’il aimait jouer au hockey à St. Joseph, mais il refusait de parler de son séjour là-bas, si ce n’est pour évoquer les Frères des Écoles chrétiennes, qui dirigeaient l’établissement, en utilisant un juron à connotation sexuelle péjorative. Ses amis ont supposé que ses propos reflétaient les abus qu’il avait subis.

Richard McCann, un camarade de classe, se souvenait des tentatives répétées de Ben pour s’enfuir. « Quand ils le ramenaient, ils le battaient littéralement jusqu’à ce qu’il perde connaissance. D’abord, on obligeait les élèves à le frapper, puis les frères le frappaient. Il ne disait jamais un mot, ne criait jamais », a déclaré McCann à l’Ottawa Citizen en 1990. Il a ajouté que les Frères des Écoles chrétiennes disaient que Benjamin « pouvait encaisser les coups comme un homme ». Benjamin a quitté l’établissement en tant que jeune homme en colère. Les mauvais traitements qu’il a subis ont contribué à alimenter l’alcoolisme contre lequel il allait lutter toute sa vie.

En 1965, Ben s’installa à Montréal, mais il n’avait jamais trouvé le soutien ni le courage nécessaires pour se faire connaître en tant qu’artiste. Benjamin s’occupait en faisant des petits boulots, devenant peintre en bâtiment. Il montrait fièrement du doigt le pavillon britannique de l’Exposition universelle de Montréal, Expo 67, et disait qu’il avait travaillé sur les échafaudages de soixante mètres de haut où personne d’autre n’osait aller.

« Je me considère comme un artiste ojibwé — un membre de la nation ojibwé. Je rejette l’étiquette d’artiste indien tout comme je rejette les formes et les matériaux traditionnels de l’art indien. » Benjamin Chee Chee


Benjamin a continué à développer ses oiseaux emblématiques, qui allaient finalement lui apporter la reconnaissance qu’il recherchait, et a clôturé l’année par une commande de carte de vœux non confessionnelle mettant en scène trois oies émerveillées devant une étoile. La National Indian Brotherhood lui a commandé une série de peintures originales qui ont servi à illustrer l’intégralité de son calendrier de 1975. Tout au long de cette période, Benjamin a exploré différents styles et thèmes.

Benjamin Chee Chee, 1976, sérigraphie, collection privée.

Au cours de sa brève carrière d’artiste, Benjamin était passé de la réalisation d’affiches de cinéma à l’organisation d’expositions de ses œuvres d’un bout à l’autre du Canada. Ses tableaux étaient très prisés aux États-Unis et en Allemagne.

Benjamin était au sommet du monde. Puis vint la tragique nuit du 11 mars 1977. Arrêté pour avoir troublé l’ordre public dans l’un de ses restaurants préférés, il fut menotté, emmené au poste de police et jeté dans une cellule réservée aux détenus récalcitrants. C’était une cage dépouillée. Qu’est-ce qui lui est passé par la tête dans les minutes qui ont suivi et l’a poussé à mettre fin à ses jours ? Il n’y a pas de réponse simple. Benjamin Chee Chee a vécu sa vie comme une étoile filante, illuminant brièvement le monde qui l’entourait avant de s’éteindre, sa flamme prématurément éteinte par la tragédie.

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EXERCICES DE BASE

PRÉPARATION

Distribuer à chaque élève :

– deux crayons-feutres noirs (à pointe fine et régulière)

– une feuille de papier régulier, format 8,5 x 11 pouces.

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9. Tracer trois rectangles au crayon à mine dans son cahier de traces. Tracer des lignes droites, obliques développées dans plusieurs directions, des lignes courbes, circulaires développées en spirales, au crayon-feutre noir.

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10. Tracer trois autres rectangles au crayon à mine dans son cahier de traces. Tracer des lignes droites brisées et droites interrompues développées verticalement et droites brisées développées dans plusieurs directions, au crayon-feutre noir.

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11. Un élève se portera volontaire pour cet exercice — Le model vivant : observer et analyser la position, le mouvement du corps ; la distance : mesurer les espaces et les directions.

12. Démonstration — Diviser une feuille de papier régulier en la pliant en huit parties égales : en deux sur le long d’abord puis en quatre sur la largeur. Déplier la feuille et dessiner des bonhommes allumettes en alternance dans les cases, soit à l’endroit et à l’envers. ATTENTION : les personnages doivent toucher les quatre côtés du rectangle et les poses ne doivent pas se répéter. À noter : utiliser des petits traits pour les mains et les pieds. Insérer dans son cahier de traces.

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13. Réaliser des croquis dans son cahier de traces en essayant de former des personnages en action (activités) avec les lettres de son nom. ATTENTION : appuyer très légèrement sur la mine du crayon pour pouvoir effacer facilement. Dessiner un cercle au-dessus de chaque lettre. À noter : si une lettre se répète ou s’il y a moins d’activités que de lettres, utiliser la même activité, mais changer la position (p. ex. : tenir le micro dans l’autre main). Utiliser le crayon-feutre noir pour définir les lettres.

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RÉALISATION

PRÉPARATION

Placer un fixatif en aérosol sur une table.

Imprimer et couper les couleurs chaudes, format env. 2 x 5 pouces (1 par élève).

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Distribuer à chaque élève :

– une feuille de papier cartouche (à grain fin), format 8,3 x 11,7 po

– deux crayons-feutres, pointe fine et pointe régulière 

– des crayons pastels secs (1 paquet par table)

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LA DIFFÉRENCE ENTRE LES TYPES PASTELS

Le pastel tendre désigne un type de bâtonnet de couleur utilisé en dessin et en peinture. Il s’agit d’un médium de la famille des pastels secs. Il est composé de pigments purs et d’une très faible quantité de liant (souvent de la gomme arabique ou adragante). Contrairement aux pastels à l’huile, il ne contient ni cire ni huile. Sa texture est très poudreuse, comparable à celle du fard à paupières ou de la craie. Il offre des couleurs extrêmement intenses et veloutées, et s’estompe très facilement au doigt ou au chiffon sec. Les artistes l’utilisent principalement pour créer des aplats de couleur, des dégradés subtils et des effets de lumière ou d’atmosphère. Il est très apprécié pour les portraits et les paysages.

Ce médium étant très friable, il est indispensable de le travailler sur un papier à grain (comme du papier Canson) pour que la poudre adhère. Il nécessite également l’application d’un fixatif en aérosol à la fin de l’œuvre pour empêcher la poudre de s’effacer.

Le pastel gras est un médium artistique riche et drémeux composé de pigments en poudre mélangés à un liant d’huile et de cire. Contrairement au pastel sec (qui est poudreux), le pastel gras (souvent appelé pastel à l’huile) offre une couleur intense, ne s’effrite pas et ne nécessite pas de fixatif.

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14. Démonstration — Sur une feuille de papier cartouche et au crayon à mine, dessiner de nouveau les bonhommes allumettes réalisés dans son cahier de traces, de la même manière, et en indiquant les articulations par des cercles et des ovales entre les articulations. Ajouter les lignes de contour des vêtements. Retracer les lignes au crayon-feutre noir à pointe fine.

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15. Retracer seulement les lettres au crayon-feutre noir à pointe régulière. 

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16. Quelles sont les couleurs chaudes ? Jaune, orangé et rouge. Quelles sont les couleurs froides ? Vert, bleu et violet. Comment le vert peux t-il être chaud ? Puisque le vert est composé de jaune et de bleu, donc d’une couleur chaude et d’une couleur froide, il suffit d’ajouter plus de jaune et le vert deviendra chaud. Coller une photocopie des couleurs chaudes dans son cahier de traces.

17. Que signifie estomper ? C’est l’action d’étaler, d’estomper ou d’ombrer un tracé (au crayon, fusain ou pastel) à l’aide d’une estompe ou d’un chiffon pour adoucir les contours et les transitions entre les couleurs. Choisir un pastel sec, de couleur chaude parmi celles proposées. Appliquer le pastel à l’extérieur des personnages : commencer en haut à gauche, si on est droitier ou en haut droite si on est gaucher. Appuyer assez fort sur le pastel au début et de moins en moins fort vers la fin, de façon à créer un dégradé. Utiliser le doigt pour estomper et le coton-tige pour les zones plus difficile à atteindre. ATTENTION : utiliser toujours le même doigt pour éviter de laisser des taches. Laisser une partie du dessin en noir et blanc. Signer en bas, à droite. Appliquer un fixatif en aérosol à la fin de l’œuvre pour empêcher la poudre de s’effacer. Photographier sa réalisation.

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18. Imprimer sa réalisation. Coller dans son cahier de traces.

CONCLUSION

Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour faire des choix en fonction de ses forces et des valeurs auxquelles on adhère.

19. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e ainsi que le niveau du groupe sur une petite carte et fixer en haut. Fixer les réalisations sur un carton (noir de préférence), format env. 9 x 12. Fixer les réalisations au mur. Écrire le titre (en italique), la technique, le support et la grandeur en pouce, fixer sous son nom (p. ex. : NIN. Crayon-feutre et pastel sur papier cartouche, 9 x 12 pouces (sans point final).

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20. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…

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21. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE

Culture : ensemble des traits distinctifs — spirituels, matériels, intellectuels et affectifs — qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe les arts, les modes de vie, les croyances, les traditions, les valeurs et les connaissances acquis par l’homme en société. La culture est fondamentale pour l’identité d’un groupe, assurant sa cohésion et se transmettant de génération en génération.

Diminutif : mot formé à partir d’un radical auquel est ajouté un suffixe (comme -et, -ette, -on, -ille) pour indiquer la petitesse, la fragilité ou pour exprimer une nuance affective, caressante ou familière. Il s’oppose à l’augmentatif et fonctionne souvent comme un  hypocoristique (surnom affectueux)

Hypocoristique : mot, surnom ou tournure de phrase qui  exprime la tendresse, l’affection ou la familiarité. Issu du grec hypokoristikos (« caressant »), il s’agit souvent de diminutifs, de redoublements de syllabes ou de petits noms doux utilisés pour adoucir le langage (ex: frérot, fifille, mon chou).

Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.

Sources :

– Heffel  

– Gallery Gevik

– Sa-Cinn Native Enterprises, Benjamin Chee Chee

– Centre National des Ressources Textuels

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CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégies : recourir à des techniques d’observation pour développer et enrichir sa perception des êtres et des choses ; recourir à des points de référence objectifs et subjectifs pour personnaliser son interprétation d’une réalisation plastique

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs : tracer à main levée, appliquer un pigment coloré (à la tache), photographier

Matériaux : crayon-feutre, pastel sec

Outil : caméra numérique

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Forme : figurative

Ligne : dessinée, courbe, droite

Volume : suggéré

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : répétition, alternance

À la fin du 1er cycle, l’élève doit pouvoir :

Tracer à main levée (crayon-feutre).

Appliquer un pigment coloré (à la tache).

COMPÉTENCE 1 Créer des images personnelles

Sens de la compétence : il peut choisir de travailler au moyen de l’observation directe, de recourir à sa mémoire des êtres et des choses ou de faire appel à l’invention pour créer un univers inédit. À mesure qu’il enrichit ses connaissances et ses savoir-faire, il parvient à structurer dans l’espace, de façon de plus en plus authentique, originale et expressive, les éléments matériels et langagiers, en tenant compte de ses besoins et de son intention de création.

Composante de la compétence – Exploiter des gestes transformateurs et des éléments du langage plastique : mettre en forme les éléments matériels et langagiers et les organiser dans l’espace ; procéder à des ajustements en fonction de ses choix artistiques

Critères d’évaluation

– Cohérence entre la proposition de création, le développement des idées, le processus d’élaboration et le résultat de sa création

– Efficacité de l’utilisation des gestes transformateurs

– Réalisation authentique intégrant des éléments originaux et expressifs

Attentes de fin de cycle : ses réalisations témoignent d’un souci d’authenticité et d’une recherche d’originalité et d’expressivité. Elles reflètent l’évolution de ses champs d’intérêt d’ordre social, culturel, affectif et cognitif.

COMPÉTENCE 3 Apprécier des œuvres d’art et objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques

Sens de la compétence : cet exercice permet d’approfondir la connaissance que l’on a de soi-même, de structurer son identité et de s’ouvrir à d’autres cultures. Le contact avec des réalisations artistiques variées – qu’il s’agisse des siennes, de celles de ses pairs ou de productions d’autres époques ou cultures – amène l’élève à accroître sa conscience artistique et sa sensibilité aux qua-lités expressives, symboliques, techniques et esthétiques d’une production plastique. 

Composante de la compétence – Analyser une œuvre ou une réalisation : s’imprégner de l’œuvre ou de la réalisation et y repérer des éléments matériels et langagiers ; dégager des éléments signifiants à partir de critères variés

Critères d’évaluation

– Cohérence des liens entre les éléments constitutifs de l’image, ce que l’élève a ressenti et son appréciation

– Présence d’éléments personnels dans son interprétation

Attentes de fin de cycle : il prend en considération des aspects relatifs aux qualités expressives et symboliques de l’œuvre ainsi que le contexte dans lequel elle a été réalisée. 

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel

Film – Innu Production Manitu Mani-utenam Durée : 50 min 28 s.

COMPÉTENCE TRANSVERSALE 4 – Mettre en œuvre sa pensée créatrice

Sens de la compétence : être créatif consiste essentiellement à faire preuve d’originalité dans l’utilisation des ressources et des matériaux à sa disposition. Ces derniers peuvent être constitués d’idées, de concepts ou de stratégies autant que d’objets, d’outils ou de techniques. Proposer aux élèves des situations d’apprentissage qui les incitent à exploiter leurs ressources personnelles, de leur soumettre des problèmes qui comportent plus d’une solution, de privilégier des situations qui stimulent l’imagination et de valoriser la diversité et l’originalité des démarches plutôt que leur uniformité.

Composante de la compétence – S’engager dans l’exploration : jouer avec les idées ;  procéder  par tâtonnement ; transformer les contraintes en ressources ; être réceptif à de nouvelles idées, à de nouvelles voies

Évolution de la compétence : il est amené à prendre davantage conscience de ses ressources personnelles et il découvre le plaisir de les exploiter dans l’exécution de diverses tâches. Il est en mesure d’imaginer différentes façons de faire ou de penser, d’adopter tour à tour des perspectives ou des points de vue diversifiés et d’exprimer ses idées de façon personnelle.

Critères d’évaluation

– Exploration de nouvelles idées

– Exploitation de ses ressources personnelles

– Originalité des liens établis entre les éléments d’une situation

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Santé et bien-être

Intention éducative
Amener l’élève à se responsabiliser dans l’adoption de saines habitudes de vie sur le plan de la santé, de la sécurité et de la sexualité.

Axe de développement – Conscience de soi et de ses besoins fondamentaux : besoin d’affirmation de soi ;  besoin d’acceptation et d’épanouissement ; besoin de valorisation et d’actualisation

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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

1. Connaître et respecter son groupe ethnique

3Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens

5. Reconnaître les différents aspects de la vie innue d’aujourd’hui

OBJECTIFS TERMINAUX

1.2  Découvrir des moyens à prendre pour que la vie en société lui permette de satisfaire ses                propres besoins.

1.2.2  À partir d’exemples de sa vie quotidienne, indiquer des besoins intellectuels à satisfaire pour s’épanouir.

3.1  Trouver les valeurs transmises par les Anciens

3.1.2   Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne.

5.1  Établir la différence entre le mode vie actuel sur la communauté et le mode vie d’autrefois

5.1.7 Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus.

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