La nature par les associations

GRAVURE SUR ALUMINIUM

Deuxième cycle du secondaire

PROJET

Explorer la spiritualité innue et réaliser une gravure inspirée des liens qui se forment dans la nature.

APIKUNAKANU (Liberté). Gravure sur feuille d’aluminium, 12 x 9 pouces

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MATÉRIEL

1. Papier à masquer (collant)

2. Feuille d’aluminium, env. 9 x 12 pouces (1 par élève)

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3. Papier journal ou carton (coussinet sous la gravure) (1 par élève)

4. Crayons à embosser (outils de gravure) (1 petit et 1 large par élève)

5. Petit pinceau et petit contenant (transparent) (1 par élève)

6. Encre de Chine et pinceau large

7. Gant (1 par élève)

8. Chiffon ou bout de papier brun (1 par élève)

9. Vernis et pinceau large (à vernis)

10. Grandes assiettes (eau, encre de Chine et vernis) (3 par classe)

11. Poussières (paillettes) d’argent (ou d’or)

À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours.

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VOCABULAIRE

Gestes : dessiner, équilibrer, graver, tracer en creux, tracer à main levée

Matériaux : encre de Chine, crayon-feutre

Outils : gouge (crayon à embosser)

Techniques : dessin, gravure

Langage plastique (éléments)

– Forme : figurative

– Ligne : dessinée, courbe, droite

– Texture : réelle

– Volume : suggéré, plein, creux

Organisation de l’espace  : répétition, alternance, équilibre

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ÉTAPES DU COURS

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1. Présentation du projet. Qu’est-ce qu’une association ? Dans le règne animal, les associations entre espèces différentes s’articulent principalement autour de trois grands types d’interactions. Ces alliances ou liaisons biologiques sont essentielles à la survie de nombreuses espèces. Quel est le lien entre l’aigle et le poisson ? L’aigle qui pêche un poisson, le fera pour se nourrir. Le poisson fait donc partie intégrale de la survie de l’aigle.

LES FORMES D’ASSOCIATIONS :

Le mutualisme : Les deux espèces tirent un avantage de leur association. Exemple : Le poisson-clown et l’anémone de mer. Le poisson est protégé dans les tentacules venimeux et, en échange, débarrasse l’anémone de ses parasites tout en la nourrissant.

Le commensalisme : Une espèce profite de l’association sans nuire à l’autre, ni l’aider (p. ex. : les oiseaux qui se nourrissent des insectes dérangés par les grands mammifères herbivores dans l’herbe).

Le parasitisme : Une espèce profite (le parasite) aux dépens de l’autre (l’hôte), (p. ex. : les tiques qui vivent sur le pelage d’un chien ou d’un cerf).

La prédation : Lorsqu’une espèce (le prédateur) en consomme une autre (la proie) (p. ex. : plusieurs espèces d’aigles, souvent appelés « aigles pêcheurs » ou « aigles de mer », se nourrissent presque exclusivement de poissons).

La symbiose : La survie de deux espèces dépend de leur association (p. ex. : les lichens correspondent à la symbiose entre un champignon et une algue ou une cyanobactérie.

2. Quelle est la 6e forme d’association ? La compétition. Quelle est sa définition ? Entre des espèces qui ont besoin des mêmes ressources (nourriture, eau, territoire, etc.). L’une des espèces, généralement celle qui est la plus adaptée, tirera profit des ressources disponibles dans le milieu.

3. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam

Cosmogonie innue – Durée : 22 min 26 s.

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3. Identifier la relation entre l’univers et les hommes selon la culture innue — Comment l’univers est-il conçu selon les Innus ? On reconnaît l’association de l’homme avec l’univers cosmique. Une affiliation avec toutes les essences vivantes de cet l’univers. Quelle est sa représentation symbolique ? Une section d’arbre avec ses innombrables couches de stries. Qu’est-ce que chacun de ses anneaux représentent ? Chaque anneau représente un monde. De quels mondes s’agît-il ? Le monde des humains, des animaux, des végétaux, des minéraux, du vent, de la glace, des manitushat (bestioles) et le monde du rêve. Écrire le nom des huit mondes dans son cahier de traces.

4. Stimuler l’adolescent à exprimer ses sentiments envers la nature qui l’entoure — Trouver et écrire un élément pour chaque monde dans son cahier de traces (p. ex. : des humains/du chasseur ; des animaux/de l’aigle ; des végétaux/de l’arbre ; des minéraux/de la roche ; du vent/de la pollinisation, de la glace/du froid, des manitush/de la mouche ; du rêve/du tambour.

5. Choisir et entourer le nom d’un élément dans son cahier de traces. (p. ex. : le monde des animaux – de l’aigle). Associer cet élément à un autre élément : de quoi l’aigle a t-il besoin pour survivre ? (p. ex. : d’un poisson). Définir et écrire la forme d’association entre les deux éléments (p. ex. : la prédation). À noter : il  peut aussi s’agir d’un ours et d’un arbre, dans ce cas l’association est le commensalisme. Ou encore, du tambour et de la chasse, l’association sera alors la symbiose.

6. Apprécier des images Repérer des éléments expressifs et symboliques. Établir un rapport avec leur impact sur la production de sens. Mettre en relation les éléments retenus en les comparant avec d’autres réalisations ou d’autres contextes de production.

Gravure sur pierre Mother and Child with Fish de Napachie Pootoogook


1938-2002
Île de Baffin, Territoire du Nord-Ouest

Napachie Pootoogook était une artiste très réputée originaire du campement de l’île de Saarruq, dans la région de Qikiqtaaluk (Territoires du Nord-Ouest), qui a commencé sa carrière artistique dès son plus jeune âge. Se consacrant principalement au dessin et à la gravure, Pootoogook a constitué un impressionnant corpus de plus de cinq mille dessins, qui a consolidé sa réputation comme l’une des figures les plus prolifiques de l’art inuit [1]. Pootoogook appartient à une grande famille d’artistes qui a considérablement influencé la scène artistique de Kinngait [2].

Les premières œuvres de Pootoogook se concentraient sur la représentation de la spiritualité et des récits inuits et avaient tendance à être monochromes ou à utiliser peu de couleurs. Ses œuvres ultérieures sont plus colorées et son attention s’est tournée vers la documentation de la vie traditionnelle, des vêtements et de l’histoire communautaire des Inuits, en particulier sur les expériences des femmes [3]. Ce témoignage visuel de l’histoire inuite est visible dans diverses gravures, notamment Aqaqtuq (Chanson d’amour) (1993) et Katajjaqtut (Chant guttural) (2000). Dans Aqaqtuq, on voit une mère et son fils se tenant la main et chantant, entourés d’objets du passé, tels que l’ulu, le grattoir et le lit en peau de caribou, et d’objets du présent, tels que l’horloge et la tasse en métal. Dans Katajjaqtut, deux femmes sont plongées dans l’art du chant guttural à l’extérieur d’un igloo, vêtues d’amauti et de robes en tissu imprimé. À travers ces gravures, Pootoogook tente de préserver son passé afin que les générations futures puissent en tirer des enseignements et perpétuer ces traditions. Poursuivant sa démarche de documentation, Pootoogook a également réalisé une série de dessins autobiographiques.

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TECHNIQUE DE TAILLE SUR PIERRE

La taille sur pierre englobe des techniques artisanales ou mécaniques permettant de façonner, sculpter ou  polir la roche. Le processus implique plusieurs étapes clés : le choix des outils (pics, ciseaux, disques diamantés) en fonction de la dureté de la pierre, le dégrossissage, le façonnage et, enfin, les finitions


Les grandes étapes du travail de la pierre

L’épannelage et le dégrossissage : cette étape consiste à enlever le surplus de matière brute pour donner à la pierre sa forme géométrique approximative.

Le taillage et le façonnage : les outils sont utilisés pour sculpter les détails ou les courbes. Pour des formes complexes en creux ou en relief, on procède souvent par « dépannage », c’est-à-dire en géométrisant la courbe par panneaux successifs.

Le lissage et la finition : selon l’aspect visuel souhaité, différentes techniques (bouchardage, ciselage, polissage à l’eau) permettent de texturer ou d’adoucir la surface.

Gravure sur pierre Our Summer Tent de Napachie Pootoogook

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La gravure sur pierre

Le graveur copie le dessin-source sur un bloc de pierre aplati. Il enlève petit à petit la pierre qui est de trop, laissant une surface soulevée sur laquelle des encres de couleur sont étendues avec un rouleau à main. Comme l’encre est appliquée sur une surface soulevée, on appelle la gravure sur pierre (comme la gravure sur bois ou la gravure sur linoléum) estampe « en relief ».

Ensuite, le graveur étend une feuille de papier mince sur le bloc encré et frotte le verso du papier à la main, utilisant généralement un outil aplati pour appliquer une pression égale et obtenir une meilleure absorption. Après que l’encre a bien pénétré dans le papier, on détache lentement le papier du bloc de pierre pour révéler une impression nette. L’image est l’inverse du dessin original.

Le graveur ne réalise pas moins de 50 estampes à partir d’un bloc de pierre, plus cinq « épreuves », avant que le bloc ne soit poli et aplati. Il est de nouveau utilisé pour la gravure suivante. Cette technique ressemble beaucoup à celle des gravures sur bois japonaises, mais l’atelier de Cape Dorset utilise la pierre – qui est abondante dans l’Arctique – au lieu du bois, une matière plus tendre.

HIBOU
Saila, Pauta, 1964-1965

Kenojuak Ashevak et Qavavau Manumie dans le processus de créer l’estampe « The Sun’s Return », créée par la technique de la gravure sur pierre et le pochoirphoto Jimmy Manning, 1992-1993

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6. Dessiner deux symboles dans son cahier de traces, soit un pour chaque élément choisi. Utiliser les techniques de l’information et des communications pour s’inspirer d’une illustration existante, si nécessaire.

7. Trouver leur nom en innu-aimun, et les écrire dans son cahier de traces sous chaque illustration (p. ex. : poisson – NAMESH ; aigle – MITSHISHU). Voir :

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PRÉPARATION

Distribuer à chaque élève un crayon-feutre noir.

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7. Tracer un rectangle de 10 x 7 pouces dans son cahier de traces au crayon à mine (utiliser la règle pour tracer le cadre). Associer et dessiner les deux symboles à main levée, croquis qui servira à la réalisation finale. Par exemple, l’aigle en vol tient un poisson dans ses serres. Prendre toute la surface du rectangle. Retracer au crayon-feutre noir. Effacer les traits de crayon à mine.

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8. Préciser son intention de création — Noircir les lignes de contour au crayon-feutre noir en y ajoutant des détails (p. ex. : aux extrémités et aux croisements des lignes). Écrire son nom au crayon-feutre, en bas, à droite. Ajouter l’année de réalisation à côté de son nom (p. ex. : 25 pour l’année 2025).

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9. Trouver un titre à sa réalisation. Écrire le titre en français et en innu-aimun sous son croquis (p. ex. : Liberté – Apikunakanu). Voir :

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EXERCICES DE BASE

PRÉPARATION

Couper les feuilles d’aluminium, format env. 1 x 4 pouces (1 par élève).

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Distribuer à chaque élève :

– une bande d’aluminium, 1 x 4 pouces

– un morceau de carton (coussinet)

– un crayon à embosser (pointe fine)

– un crayon-feutre noir.

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10. Dessiner un rectangle de 1 x 4 pouces dans son cahier de traces. Écrire les lettres de son nom, ou son surnom, en lettres bulles.

11. Graver son nom sur une bande d’aluminium. Retracer les lettres au crayon-feutre noir. Voir les étapes 17 et 18. Photographier sa gravure.

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RÉALISATION

PRÉPARATION

Déposer les éléments suivants sur une table :

encre de Chine et pinceau large : bien secouer le contenant avant d’ouvrir, verser une petite quantité dans une assiette

eau : verser une petite quantité dans une assiette

vernis (ne pas secouer) : verser une petite quantité dans une assiette

pinceau à vernis

Distribuer à chaque élève :

– une feuille d’aluminium 8 x 4 pouces

– un morceau de carton (coussinet)

– deux crayons à embosser (pointe fine et pointe large)

– deux petits bouts de papier collant

– un petit pinceau

– petit contenant d’encre de Chine

– un bout de papier brun

– un gant.

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12. Démonstration — Technique de gravure (métal repoussé) sur feuille d’aluminium : placer un morceau de carton (ou plusieurs couches de papier journal) sous la feuille d’aluminium, ouvrir son cahier de traces et placer le dessin au centre de la feuille d’aluminium.

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13. À l’aide de deux petits bouts de papier collant, coller le tout de façon à ce que les éléments restent en place. Retracer au crayon à mine en pressant assez fort, soulever une partie du cahier afin de s’assurer que le dessin est visible sur l’aluminium. ATTENTION : la gravure se fait à l’envers du dessin. Laisser les bouts de papier collant (de cette façon, le côté à embosser est plus évident).

Exemples de la technique utilisée dans les vidéos suivantes.

14. Qu’est-ce que l’embossage ? C’est une technique qui a pour objectif de créer des formes en relief dans du papier ou un autre matériau réformable. Démonstration — Retourner la feuille. Utiliser un outil de gravure (à pointe fine) et retracer le dessin à l’intérieur des lignes. À l’aide d’un outil plus large, faire le geste de colorier l’intérieur des éléments : commencer à repousser très légèrement de façon à ce que l’embossage soit égal partout. Choisir des endroits plus creux (ce qui est à l’avant). Lorsque tous les éléments sont embossés, retourner la feuille (aluminium) à l’endroit pour l’enfumage.

Démonstration — Embossage – Durée : 2 min 48 s.

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15. Venir à la grande table pour réaliser cette étape. Démonstration — Enfumage : enduire l’image d’encre de Chine à l’aide d’un gros pinceau. Utiliser un vieux chiffon et tapoter, ne pas tapoter sur les bords et trop près de la gravure. Ensuite, tremper légèrement un morceau de papier brun dans de l’eau et frotter les endroits embossés.

Démonstration — Enfumage – Durée : 2 min 32 s.

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16. Repasser dans les creux et autour de l’illustration à l’aide d’un petit pinceau trempé dans l’encre de Chine pour faire ressortir l’image.

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17. Venir à la grande table pour réaliser cette étape. Démonstration — Vernissage : enduire la gravure de vernis à l’aide d’un pinceau, presser légèrement sur la gravure en ne passant qu’une seule fois au même endroit. Saupoudrer de poussière d’or ou d’argent avant que le vernis ne sèche (environ 10 secondes). Photographier sa réalisation.

Démonstration — Vernissage – Durée : 49 s.


18. Imprimer les photographies, soit : son nom sur la bande d’aluminium et sa réalisation finale. Coller dans son cahier de traces.

CONCLUSION   

Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour faire des choix en fonction de ses forces et des valeurs auxquelles on adhère.

19. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e, le groupe et l’année de réalisation sur une carte ; fixer en haut, au centre. Fixer les réalisations sur un carton (noir de préférence), format env. 9 x 5, soit 1 x 1 pouce de plus que la gravure (0,5 pouce de chaque côté) : faire quatre incisions aux quatre coins du carton en biais (comme les anciens albums photos) et y insérer la gravure. Fixer les réalisations au mur. Fixer son nom (exercice de base) sous sa réalisation.

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20. Écrire une étiquette d’identification : le nom de l’artiste, le titre (en italique), l’année de réalisation, la technique, le médium, le support, et les dimensions en centimètre (sans point final). À noter : pour effectuer cette conversion, multiplier le nombre par 2,54 (p. ex. : 12 x 9 po = 30,48 x 22,86 cm… on arrondit à 30,5 x 23 cm ; fixer l’étiquette sous sa réalisation.

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24. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…

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25. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

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GLOSSAIRE

Embosser : technique qui a pour objectif de créer des formes en relief dans du papier ou un autre matériau réformable.

Géométrisant : qui décrit un style ou une approche où les formes organiques ou complexes sont réduites à des lignes nettes, des volumes synthétiques et des figures régulières (carrés, cercles).

Spiritualité : indépendant de la matière. Croyances et pratiques qui concernent la vie de l’âme, la vie spirituelle.

Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.

Sources :

– médecine/sciences

– Musée canadien de l’histoire

– ICI Explora

– OPPIC

– Juwelo

– Inuit Art Fundation

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CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégie : recourir à la visualisation pour saisir le développement d’images dans le temps et l’espace

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs : tracer à main levée, tracer en creux 

Matériaux : crayon-feutre, matériaux souples, encre

Outils : pinceau, gouge, objets divers (éponge, peigne, ustensile, brosse à dents, etc.)

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Forme : figurative, abstraite

Ligne : dessinée, courbe, droite

Texture : réelle

Volume : réel, suggéré

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : répétition, alternance

À la fin du 2e cycle, l’élève doit pouvoir :

Tracer à main levée (crayon-feutre).

Tracer en creux (sur aluminium).

COMPÉTENCE 1 Créer des images personnelles

Sens de la compétence : à mesure qu’il enrichit ses connaissances et ses savoir-faire artistiques, l’élève structure les éléments matériels et langagiers dans l’espace et le temps, de façon de plus en plus authentique, originale et expressive, en tenant compte de son intention de création. Il est aussi capable de prendre du recul pour s’assurer de l’adéquation entre ce qu’il veut exprimer et l’image en voie de matérialisation.

Composante de la compétence – Structurer sa réalisation personnelle : réinvestir le fruit de ses expérimentations ; mettre en forme les éléments matériels et langagiers, et les organiser dans l’espace ; procéder à des ajustements en fonction de ses choix artistiques

Critères d’évaluation

– Cohérence entre l’intention de création, le développement de la mise en forme et la réalisation

– Réalisation authentique intégrant des éléments originaux et expressifs

– Efficacité de l’exploitation des gestes transformateurs et des propriétés des matériaux

Attentes de fin de cycle : il exploite la dynamique de création de façon consciente et autonome. Ses réalisations sont authentiques : elles témoignent d’une recherche d’originalité et d’expressivité. Elles reflètent l’évolution de ses champs d’intérêt d’ordre social, culturel, cognitif et affectif. Au cours du travail de création, l’élève cherche et développe des idées personnelles, contrôle des gestes transformateurs, tire parti des propriétés matérielles ainsi que des outils et utilise le langage plastique de façon personnelle. Ses réalisations résultent d’une organisation cohérente et signifiante des éléments qui les composent. 

COMPÉTENCE 3 Apprécier des œuvres d’art et des objets culturels de patrimoine artistique, des images personnelles et médiatiques

Sens de la compétence : il fait de fréquents retours réflexifs sur son expérience, à partir des traces qu’il a conservées pour témoigner de son cheminement. Il peut ainsi expliquer ce qu’il a appris sur lui-même, sur les œuvres et sur les artistes, et décrire les moyens qu’il a utilisés pour apprendre.

Composante de la compétence – Construire son interprétation de l’image : repérer des éléments expressifs et symboliques, et établir un rapport avec leur impact sur la production de sens ; mettre en relation les éléments retenus en les comparant avec d’autres réalisations ou d’autres contextes de production

Critères d’évaluation

– Pertinence des éléments repérés

Attentes de fin de cycle : il repère et compare les éléments constitutifs d’une image ainsi que les éléments expressifs et symboliques qui la caractérisent. Il met ces éléments en relation avec le sens qu’il perçoit et des aspects historiques de l’image, y compris les aspects socioculturels.

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel

Cosmogonie innue Production Manitu Mani-utenam Durée : 24 min 05 s.

COMPÉTENCE TRANSVERSALE 4 – Mettre en œuvre sa pensée créatrice

Sens de la compétence : la créativité repose notamment sur la prise en compte imaginative de contraintes en apparence limitatives. Elle suppose également l’harmonisation de l’intuition et de la logique et la gestion d’émotions parfois contradictoires.

Composante de la compétence – Adopter un fonctionnement souple : mettre à l’essai différentes façons de faire ; être réceptif à de nouvelles idées ; explorer de nouvelles stratégies et techniques  ; exprimer ses idées sous de nouvelles formes

Évolution de la compétence : ils parviennent à mobiliser leurs propres ressources devant l’inconnu et à s’ouvrir à un plus grand champ de possibilités. Ils s’entraînent à percevoir de plus en plus rapidement les éléments de désordre dans une situation donnée et à les organiser et les réorganiser en créant des relations inédites.

Critères d’évaluation

– Diversité des idées générées et des scénarios envisagés

– Originalité des liens établis entre les éléments d’une situation

– Souplesse dans l’exploitation de nouvelles idées

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Vivre ensemble et citoyenneté

Intention éducative
Amener l’élève à participer à la vie démocratique de la classe ou de l’école et à développer une attitude d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité

Axe de développement – Engagement, coopération et solidarité : adhésion au processus de prise de décision (compromis, consensus, etc.) ; établissement de rapports égalitaires

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OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

2.  Explorer l’environnement naturel des Innus

3Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens

OBJECTIFS TERMINAUX

2.5  Nommer les éléments naturels au campement en forêt

2.5.6  Stimuler l’adolescent à exprimer ses sentiments envers la nature qui l’entoure.

3.1  Trouver les valeurs transmises par les Anciens

3.1.5 Identifier la relation entre l’univers et les hommes selon la culture innue.

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