L’ autoportrait par les valeurs

PEINTURE SUR PAPIER AQUARELLE

Premier cycle du secondaire

PROJET

Explorer les talents, la liberté d’expression et les liens d’appartenance à un groupe. Réaliser un autoportrait.

TEUEITSHEU (Elle joue du tambour). Gouache sur papier aquarelle, 12 x 9 pouces

.

MATÉRIEL

1. Papier régulier, format 8,5 x 11 po (1 par élève)

2. Papier aquarelle, 9 x 12 po (1 par élève)

.

3. Crayon-feutre, pointe fine et régulière (1 de chaque par élève)

4. Gouache liquide : noir et blanc

5. Pinceaux (un petit et un moyen par élève)

6. Petit couteau de plastique ou de bois (1 par élève)

7. Assiettes de carton (1 par élève)

8. Gobelet (eau), (1 par élève)

9. Papier brun (essuyer les pinceaux)

À noter : un crayon à mine, une gomme à effacer, un bâton de colle, une règle et le cahier de traces sont requis pour chaque cours.

.

VOCABULAIRE

Gestes : appliquer un pigment coloré (en aplat, à la tache, au trait), dessiner, peindre, photographier, numériser, tracer à main levée

Matériaux : crayon-feutre, gouache

Outils : caméra numérique, numériseur, pinceau

Techniques : dessin, peinture

Langage plastique (éléments)

– Couleur lumière : 

– Forme : figurative 

– Ligne : dessinée, peinte

Motifs : valeur dans les tons

Organisation de l’espace  : répétition, alternance

.

ÉTAPES DU COURS

.

1. Présentation du projet. Qu’est-ce qu’une valeur en peinture ? En peinture, la valeur désigne le degré de clarté ou d’obscurité d’une couleur, d’un ton ou d’une teinte par rapport à une échelle allant du noir pur au blanc pur. Elle correspond à la quantité de lumière réfléchie, indépendamment de la couleur elle-même. Qu’est-ce qu’un ton en peinture ? C’est un synonyme de la valeur. Contrairement à la teinte (qui est la couleur pure, comme le bleu ou le rouge), le ton décrit uniquement sa clarté ou son obscurité par rapport à une échelle allant du noir au blanc.

2. Ouvrir une discussion sur les habitudes de vie et aux activités reliées à celles-ci. À l’aide d’exemples simples tirés de la vie quotidienne, trouver les valeurs véhiculées par les Anciens — Par exemple, le partage, l’entraide, l’empathie, etc.

3. Visionner la vidéo sur le mode de vie innu — Enseignement traditionnel— Production Manitu Mani-utenam

Shakani— Durée : 3 min 08 s.

.

.

4. Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus — Par exemple, la chasse au caribou, à l’outarde ; la pêche au saumon, au homard, à la truite, etc. À partir d’exemples de sa vie quotidienne, indiquer des besoins intellectuels à satisfaire pour s’épanouir — Trouver des activités personnelles et sociales (p. ex. : jouer au soccer ou d’un instrument de musique, chanter, cuisiner, etc.).

5. Choisir et écrire une activité dans son cahier de traces.

6. Écrire la première lettre de son nom dans son cahier de traces. ATTENTION : appuyer très légèrement sur la mine du crayon pour pouvoir effacer facilement. À noter : la lettre servira de guide pour illustrer un personnage en action. Illustrer une activité pratiquée en utilisant la ligne de la lettre (p. ex. : jouer du tambour (djembé)).

.

7. Apprécier des œuvres d’art et objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques — Appréciation d’un dessin de l’artiste Ojibwé (Anishinaabe) Norval Morrisseau. Repérer des éléments personnels, prendre en considération des aspects relatifs aux qualités expressives et symboliques de l’œuvre ainsi que le contexte dans lequel elle a été réalisée. Relever certains éléments expressifs ou symboliques. L’élève repère des éléments personnels et il utilise le vocabulaire disciplinaire pour communiquer son appréciation.

Norval Morrisseau, Birds traveling, acrylique sur canvas, 24,77 x 20,96 cm

1932-2007
Sand Point, Ontario

Norval Morrisseau, artiste (né le 14 mars 1932 à Sand Point, près de Thunder Bay, ON – décédé le 4 décembre 2007 à Toronto, ON). Artiste autodidacte d’ascendance ojibwé (son nom ojibwé signifie « oiseau-tonnerre de cuivre »), Norval Morrisseau lance le style pictographique, ou ce qu’on a appelé le « Woodland Indian art » (l’art amérindien des régions boisées) ou encore « la peinture de légendes » ou « l’art rayon X », qui se veut la fusion de la peinture de chevalet européenne avec les motifs en spirales de la société ojibwée et l’imagerie des peintures rupestres. Présenté au public canadien en 1962 par la Pollock Gallery, à Toronto, Morrisseau est le premier artiste autochtone à percer dans le milieu fermé de l’art professionnel blanc. Au cours des années 60, son style pictographique gagne en popularité et il est souvent considéré par d’autres artistes cris, ojibwés et outaouais comme un style tribal approprié à leurs propres besoins culturels. Durant les années 70, des artistes plus jeunes peigneront exclusivement dans ce style.

Arrêt sur image de Norval Morrisseau, tiré du film Norval Morrisseau : un paradoxe, de Henning Jacobson et Duke Redbird, 1974

Peu après son exposition au Musée du Québec, Morrisseau fera partie des neuf artistes autochtones invités à réaliser des œuvres pour le pavillon des Indiens du Canada d’Expo 67, à Montréal. Il conçoit une grande murale extérieure représentant des oursons allaités par la Terre-Mère, mais lorsque les organisateurs de l’événement expriment leurs préoccupations entourant cette image peu orthodoxe, Morrisseau décide d’abandonner le projet plutôt que d’en censurer le contenu. La murale sera modifiée et complétée par son ami, l’artiste Carl Ray (1943-1978). À l’occasion de cette commande, toutefois, Morrisseau fait la connaissance de Herbert T. Schwarz, consultant pour le pavillon de l’Expo, marchand d’antiquités, propriétaire de la Galerie Cartier à Montréal, et l’organisateur de la première exhibition internationale de Morrisseau.

Ces efforts auront des résultats contrastés, car la presse décrit généralement ses mises en garde comme des montées de lait. Par contre, les tableaux de Morrisseau se mettent néanmoins à attirer l’attention des milieux artistiques, et son succès suscite un intérêt pour le travail d’autres artistes autochtones du Canada. Les collectionneurs commencent à prendre plus au sérieux l’art autochtone contemporain et, même s’il vit toujours à Beardmore avec sa femme Harriet et leurs jeunes enfants, Morrisseau commence à voyager à Toronto pour vendre ses œuvres à des marchands et négocier de nouvelles commandes.

En 1978 Norval Morrisseau reçevait l’Ordre du Canada. En 2006, le Musée des beaux-arts du Canada monta une rétrospective itinérante de son œuvre intitulée Norval Morrisseau – artiste chaman. Une école secondaire à Richmond Hill porte son nom depuis 2012.

Norval Morrisseau, Sans titre (Deux orignaux mâles), 1965, acrylique sur carton-reliure, 81,3 x 243,9 cm, Thunder Bay Art Gallery (Ontario).

.

Norval Morrisseau, Jo-Go Way Moose Dream (Jo-Go Way rêve d’un orignal), v.1964. Tempéra sur papier brun, 81,3 x 132 cm, Glenbow Museum, Calgary.

Comme l’indique le Glenbow Museum. Morrisseau représente un rêve rapporté par un Ojibwé appelé Luke Onanakongos (Jo-Go Way) : 


« Dans ma jeunesse, je rêvais que mon esprit se trouvait à l’intérieur d’un énorme orignal et que j’étais protégé des épreuves de ce monde. Au milieu de ma vie, mon esprit est sorti du corps de l’orignal et s’est uni à mon être terrestre. L’orignal m’a dit de me purifier spirituellement, ce que j’ai fait pendant un temps. Finalement, avec l’âge, je me suis rebellé et j’ai mis de côté pour toujours ce rêve qui m’a entraîné dans cette direction. »

.

.

.

EXERCICES DE BASE

PRÉPARATION

Placer de la gouache liquide noir et blanc une table.

Distribuer à chaque élève :

Placer de la gouache liquide noir et blanc une table.

Distribuer à chaque élève :

– deux crayons-feutres noirs (à pointe fine et régulière)

– une feuille de papier régulier, format 8,5 x 11 pouces.

– gouache liquide : noir et blanc

– une assiette de carton

– deux pinceaux (un petit et un moyen par élève)

–  un petit couteau de plastique ou de bois 

– un gobelet (eau)

–  du papier brun (essuyer les pinceaux)

.

8. Démonstration — Diviser une feuille de papier régulier en la pliant en huit parties égales : en deux sur le long d’abord puis en quatre sur la largeur. Déplier la feuille et dessiner des bonhommes allumettes au crayon à mine, en alternance dans les cases, soit à l’endroit et à l’envers. ATTENTION : les personnages doivent toucher les quatre côtés du rectangle et les poses ne doivent pas se répéter. À noter : utiliser des petits traits pour les mains et les pieds. Ajouter des ovales entre les articulations. Retracer les bonhommes allumettes au crayon-feutre noir. Effacer les traits de crayon à mine. Insérer dans son cahier de traces.

.


9. Que signifie « tracer à main levée » ? C’est une technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas. Tracer un rectangle d’environ 5 x 3 pouces, au crayon à mine et à main levée dans son cahier de traces. Réaliser un croquis en essayant de former un personnage en action (activité) avec la première lettre de son nom. À noter : le personnage doit toucher aux quatre côtés du rectangle. ATTENTION : appuyer très légèrement sur la mine du crayon pour pouvoir effacer facilement. Dessiner un cercle au-dessus de la lettre. Utiliser le crayon-feutre noir pour définir la lettre.

.

10. Tracer un rectangle au crayon à mine dans son cahier de traces. Réaliser différents tons de gris à la gouache en commençant par le blanc et en terminant par le noir. À noter : utiliser les deux pinceaux en alternance, soit un pour le blanc et l’autre pour le noir.

.

11. Tracer un cercle au crayon à mine dans son cahier de traces. Peindre une sphère et réaliser un dégradé à partir du blanc et du noir. À noter : pour un mélange parfait, ajouter de l’eau chaque fois qu’un ton est appliqué.

.

.

LES TONS ET LES VALEURS

Les tons de couleurs désignent les variations de clarté ou d’obscurité d’une couleur pure, obtenues en y ajoutant du blanc ou du noir. Ils se divisent en trois grandes catégories : les tons clairs, les tons foncés et les tons rompus (ou grisés). 

La roue chromatique et les gammes de couleurs se structurent autour de caractéristiques bien précises :

Le Ton (ou Valeur) : variation d’une couleur selon sa luminosité. Le ton décrit uniquement sa clarté ou son obscurité par rapport à une échelle allant du noir au blanc.

En peinture, un ton est un synonyme de valeur. La valeur désigne le degré de clarté ou d’obscurité d’une couleur, d’un ton ou d’une teinte par rapport à une échelle allant du noir pur au blanc pur. Elle correspond à la quantité de lumière réfléchie, indépendamment de la couleur elle-même.

Les tons clairs (pastels) : obtenus en ajoutant du blanc.

Les tons foncés : obtenus en ajoutant du noir

Les valeurs sont considérées comme l’ossature d’une peinture. Elles sont cruciales pour plusieurs raisons : 

Création de volume et de profondeur : ce sont les contrastes entre les zones claires et les zones sombres (les ombres et les lumières) qui modèlent les formes et donnent l’illusion de la tridimensionnalité.

Gestion de l’espace : les objets situés au premier plan ont tendance à avoir des valeurs très contrastées (très claires et très foncées), tandis que les éléments à l’arrière-plan ont des valeurs plus rapprochées et pâles (profondeur atmosphérique). 

Lisibilité et ambiance : une bonne gestion des valeurs guide le regard du spectateur et donne le ton (lumineux, dramatique, doux) de l’œuvre.

Pour mieux comprendre les valeurs, il est courant de les simplifier en 5 niveaux de gris : le noir, le gris foncé, le gris moyen, le gris clair et le blanc. 

Il arrive souvent que l’on confonde la valeur et la couleur. Une astuce très utile pour évaluer uniquement les valeurs de votre travail consiste à prendre votre peinture en photo et à la regarder en niveaux de gris (noir et blanc). Cela permet de vérifier instantanément si votre composition manque de contraste ou si les valeurs sont bien réparties.

.

RÉALISATION

PRÉPARATION

Placer de la gouache liquide noir et blanc une table.

Distribuer à chaque élève :

– une feuille de papier aquarelle, 9 x 12 po 

– gouache liquide : noir et blanc

– une assiette de carton

– deux pinceaux (un petit et un moyen par élève)

–  un petit couteau de plastique ou de bois 

– un gobelet (eau)

–  du papier brun (essuyer les pinceaux)

.

.

12. Démonstration — Sur une feuille de papier aquarelle et au crayon à mine, tracer un rectangle à main levée et dessiner de nouveau et de la même manière le bonhomme allumette réalisé dans son cahier de traces. À noter : prendre avantage du croquis en améliorant quelques aspects (p. ex. : ajouter des cheveux et embellir l’instrument de musique).

.

13. Démonstration — Ajouter des ovales entre les articulations. Effacer les traits de crayon à mine à l’intérieur du personnage. ATTENTION : ne pas effacer les lignes de contour principales.

.

14. Démonstration —Ajouter les lignes de contour des vêtements. Effacer les traits de crayon à mine à l’intérieur du personnage. ATTENTION : ne pas effacer les lignes de contour finales.

.

15. Démonstration — Peindre le personnage en commençant par le blanc (partout où il y de la lumière). Terminer avec le noir. À noter : pour un mélange parfait, ajouter de l’eau chaque fois qu’un ton est appliqué.

16. Démonstration — Créer un contraste et réaliser un effet à deux dimensions : appliquer du noir à l’extérieur du rectangle dans deux coins opposés (p. ex. : en haut à droite et en bas à gauche). Appliquer du noir à l’intérieur du rectangle dans les deux autres coins (p. ex. : en bas à droite et en haut à gauche).

.

17. Nettoyer les pinceaux —Essuyer d’abord le surplus de peinture sur du papier ou sur un linge humide. Au-dessus d’un évier, verser du savon liquide sur les pointes et frotter vigoureusement dans la paume de la main sous l’eau chaude. Recommencer jusqu’à ce que l’eau soit claire. Essorer et laisser sécher. (Pour que les poils retrouvent leur souplesse, laissez un peu de savon sur les pointes.) Placer un papier entre chaque réalisation et laisser reposer sous un poids lourd afin de rendre la surface lisse et sans ondulation.

18. Signer au crayon-feutre, en bas, à droite. Ajouter l’année de réalisation à côté de sa signature (p. ex. : 26 pour l’année 2026). Photographier et numériser sa réalisation.

.

19. Imprimer sa réalisation. Coller dans son cahier de traces.

20. Trouver et écrire le titre en français et en innu-aimun sous son croquis (p. ex. : Elle joue du tambour – Teueitsheu). Voir :

.

CONCLUSION

Réflexions et évaluation des mesures à prendre pour faire des choix en fonction de ses forces et des valeurs auxquelles on adhère.

21. Réaliser une exposition : écrire le titre du projet, le nom de l’enseignant.e ainsi que le niveau du groupe sur une petite carte et fixer en haut. Fixer les réalisations au mur. Écrire le titre en innu-aimun (en italique), le médium, le support et la grandeur en pouce, fixer sous son nom (p. ex. : TEUEITSHEU. Gouache sur papier aquarelle, 12 x 9 pouces (sans point final).

.

22. Autoévaluation – À l’aide du cahier de traces…

.

23. Exposé oral : utiliser le cahier de traces pour expliquer sa démarche.

.

GLOSSAIRE

Ton (en peinture) : synonyme de la valeur.

Tracer à main levée : technique de dessin qui se réalise à la main, sans outil de guidage ou instrument de mesure comme une règle ou un compas.

Valeur (en peinture) : la valeur désigne le degré de clarté ou d’obscurité d’une couleur, d’un ton ou d’une teinte par rapport à une échelle allant du noir pur au blanc pur. Elle correspond à la quantité de lumière réfléchie, indépendamment de la couleur elle-même.

Sources :

– Peinture pour tous 

– Arrêt sur image de Norval Morrisseau, tiré du film Norval Morrisseau : un paradoxe, de Henning Jacobson et Duke Redbird, 1974.

– Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto

– Glenbow Museum de Calgary, Alberta

– Norval Morrisseau, Encyclopédie Canadienne

.

.

CONTENU D’APPRENTISSAGE

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

Stratégies : recourir à des techniques d’observation pour développer et enrichir sa perception des êtres et des choses ; recourir à des points de référence objectifs et subjectifs pour personnaliser son interprétation d’une réalisation plastique

GESTES TRANSFORMATEURS,  MATÉRIAUX  ET OUTILS

Gestes transformateurs : tracer à main levée, appliquer un pigment coloré (en aplat, à la tache et au trait), numériser des images, photographier, enregistrer une image numérique

Matériaux : crayon-feutre, gouache

Outil : pinceau, numériseur, caméra numérique

CONCEPTS ET NOTIONS

Langage plastique (éléments)

Forme : figurative

Ligne : dessinée, peinte

Couleur lumière : contraste

Valeur : dans les tons

Langage plastique (espace)

Organisation de l’espace : répétition, alternance

À la fin du 1er cycle, l’élève doit pouvoir :

Tracer à main levée (crayon-feutre).

Appliquer un pigment coloré (à la tache).

COMPÉTENCE 1 Créer des images personnelles

Sens de la compétence : il peut choisir de travailler au moyen de l’observation directe, de recourir à sa mémoire des êtres et des choses ou de faire appel à l’invention pour créer un univers inédit. À mesure qu’il enrichit ses connaissances et ses savoir-faire, il parvient à structurer dans l’espace, de façon de plus en plus authentique, originale et expressive, les éléments matériels et langagiers, en tenant compte de ses besoins et de son intention de création.

Composante de la compétence – Exploiter des gestes transformateurs et des éléments du langage plastique : mettre en forme les éléments matériels et langagiers et les organiser dans l’espace ; procéder à des ajustements en fonction de ses choix artistiques

Critères d’évaluation

– Cohérence entre la proposition de création, le développement des idées, le processus d’élaboration et le résultat de sa création

– Efficacité de l’utilisation des gestes transformateurs

– Réalisation authentique intégrant des éléments originaux et expressifs

Attentes de fin de cycle : ses réalisations témoignent d’un souci d’authenticité et d’une recherche d’originalité et d’expressivité. Elles reflètent l’évolution de ses champs d’intérêt d’ordre social, culturel, affectif et cognitif.

COMPÉTENCE 3 Apprécier des œuvres d’art et objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques

Sens de la compétence : cet exercice permet d’approfondir la connaissance que l’on a de soi-même, de structurer son identité et de s’ouvrir à d’autres cultures. Le contact avec des réalisations artistiques variées – qu’il s’agisse des siennes, de celles de ses pairs ou de productions d’autres époques ou cultures – amène l’élève à accroître sa conscience artistique et sa sensibilité aux qua-lités expressives, symboliques, techniques et esthétiques d’une production plastique. 

Composante de la compétence – Analyser une œuvre ou une réalisation : s’imprégner de l’œuvre ou de la réalisation et y repérer des éléments matériels et langagiers ; dégager des éléments signifiants à partir de critères variés

Critères d’évaluation

– Cohérence des liens entre les éléments constitutifs de l’image, ce que l’élève a ressenti et son appréciation

– Présence d’éléments personnels dans son interprétation

Attentes de fin de cycle : il prend en considération des aspects relatifs aux qualités expressives et symboliques de l’œuvre ainsi que le contexte dans lequel elle a été réalisée. 

LIEN CULTUREL – Ouverture sur la vidéo – Enseignement traditionnel

Film – Innu Production Manitu Mani-utenam Durée : 50 min 28 s.

COMPÉTENCE TRANSVERSALE 4 – Mettre en œuvre sa pensée créatrice

Sens de la compétence : être créatif consiste essentiellement à faire preuve d’originalité dans l’utilisation des ressources et des matériaux à sa disposition. Ces derniers peuvent être constitués d’idées, de concepts ou de stratégies autant que d’objets, d’outils ou de techniques. Proposer aux élèves des situations d’apprentissage qui les incitent à exploiter leurs ressources personnelles, de leur soumettre des problèmes qui comportent plus d’une solution, de privilégier des situations qui stimulent l’imagination et de valoriser la diversité et l’originalité des démarches plutôt que leur uniformité.

Composante de la compétence – S’engager dans l’exploration : jouer avec les idées ;  procéder  par tâtonnement ; transformer les contraintes en ressources ; être réceptif à de nouvelles idées, à de nouvelles voies

Évolution de la compétence : il est amené à prendre davantage conscience de ses ressources personnelles et il découvre le plaisir de les exploiter dans l’exécution de diverses tâches. Il est en mesure d’imaginer différentes façons de faire ou de penser, d’adopter tour à tour des perspectives ou des points de vue diversifiés et d’exprimer ses idées de façon personnelle.

Critères d’évaluation

– Exploration de nouvelles idées

– Exploitation de ses ressources personnelles

– Originalité des liens établis entre les éléments d’une situation

DOMAINE GÉNÉRAL DE FORMATION – Santé et bien-être

Intention éducative
Amener l’élève à se responsabiliser dans l’adoption de saines habitudes de vie sur le plan de la santé, de la sécurité et de la sexualité.

Axe de développement – Conscience de soi et de ses besoins fondamentaux : besoin d’affirmation de soi ;  besoin d’acceptation et d’épanouissement ; besoin de valorisation et d’actualisation

.

.

OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES INNUS

Céline Volant-Bellefleur, Mani-utenam (Québec)

Anne-Marie André, Uashat (Québec)

OBJECTIF GLOBAL

Les objectifs pédagogiques innus consistent à susciter chez l’adolescent la connaissance et le respect de son groupe ethnique, de son environnement et de ses traditions et à favoriser la découverte des divers aspects de la vie innue d’hier et d’aujourd’hui.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

1. Connaître et respecter son groupe ethnique

3Apprendre les diverses traditions transmises par les Anciens

5. Reconnaître les différents aspects de la vie innue d’aujourd’hui

OBJECTIFS TERMINAUX

1.2  Découvrir des moyens à prendre pour que la vie en société lui permette de satisfaire ses                propres besoins.

1.2.2  À partir d’exemples de sa vie quotidienne, indiquer des besoins intellectuels à satisfaire pour s’épanouir.

3.1  Trouver les valeurs transmises par les Anciens

3.1.2   Identifier à l’aide d’un texte (ou vidéo) des situations qui appuient des valeurs puisées dans la vie quotidienne.

5.1  Établir la différence entre le mode vie actuel sur la communauté et le mode vie d’autrefois

5.1.7 Nommer les activités d’hier encore présentes dans la vie quotidienne des Innus.

Tous droits réservés © 2026 MANITUSAM

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑